lundi 6 mai 2013

Prochain voyage...

Bananes de serre islandaises
Mon prochain voyage se fera dans le pays le plus nordique où poussent les bananes... l'Islande ! 
Et oui, vous avez bien lu, les islandais font pousser des bananes. Ils savent mettre à profit toute cette chaleur géothermique en chauffant des serres qui font pousser des fruits et des fleurs exotiques tels que la banane. Incroyable, non ?

J'ai l'impression que ce voyage me réserve bien des surprises...

Départ le 29 juin. J'ai siiiiii hâte !

vendredi 3 mai 2013

L'industrie du ruban rose

Ça faisait depuis sa sortie en février 2011 que je voulais regarder L'industrie du ruban rose, et maintenant, c'est chose faite !
 
Quelle claque ! J'ai toujours eu la sensation qu'il y avait quelque chose de faux, d'exagéré dans toutes ces levées de fonds pour le cancer du sein, mais j'ai tout de même été surprise de découvrir à quel point cette cause est profitable aux entreprises. Et les femmes qui en souffrent elles, en sont tout à fait conscientes et se sentent presque comme des objets de vente.
 
Ce qui m'a aussi dégoûtée, c'est de constater que tous ces millions de dollars qui sont amassés servent pour la plupart à financer des recherches pour une cure qui ont déjà été faites ailleurs. Les mêmes recherches sont souvent faites plusieurs fois parce que les compagnies ne partagent pas le résultat de leurs recherches. Encore pire, seulement 4 à 5 % de tout l'argent collecté sert à financer des recherches sur les causes et les facteurs de risque du cancer du sein. Terrible. Oui, on veut un traitement miracle, mais encore plus, on veut éviter de développer ce cancer, non ?
 
Si le sujet vous intéresse, rendez-vous sur le site de l'Office national du film. Le documentaire est disponible en téléchargement ou en location 48h pour un prix modique.

lundi 29 avril 2013

La terre de Caïn

Voici une belle trouvaille que j'ai faite (une fois de plus sur le site de l'Office national du film). Il s'agit d'un film 1949 et présentant la région de la Côte-Nord où je demeure maintenant. C'est super intéressant, et surtout curieux de voir des endroits que je connais en noir et blanc ! Un film à voir pour tous les habitants de la région !
 
 


L'école du bonheur

Dernièrement, je suis tombée par le plus grand des hasards sur un vieil article de l'Actualité datant du 1er octobre 2005 rapportant les propos d'une interview de Gregory Charles à propos de l'éducation.
 
Cette lecture m'a donné la chair de poule. Cet homme est une génie, et ses paroles portent à réfléchir. Il parle entre autres de la nécessité d'entretenir la flamme des enfants, de répondre à leurs questions au moment où elles apparaissent. Il se prononce ainsi en défaveur des programmes en éducation.

 Voici donc plusieurs extraits de cet article qui m'a marqué :

« Les enfants, à moins d'avoir un quelconque handicap intellectuel, sont instinctivement curieux.»
 
« On peut tuer l'intérêt en remplaçant l'émerveillement par la nécessité d'apprendre pour avoir un job, pour s'acheter des trucs.»
 
« Un peu plus du quart des décrocheurs ne donnent aucun signe de désintérêt six mois ou un an avant d'abandonner.»
 
« L'aboutissement de l'apprentissage est instantané. Pourquoi apprendre des choses ? Parce que ça rend heureux.»
 
« Apprendre, savoir, être capable de faire mille choses, c'est connecté à notre bonheur. Réussir, ça rend heureux.»
 
«L'école ne doit pas être un système de préparation à la vie adulte. Elle doit être- peut-être la principale- source de bonheur.»
 
« En 2e secondaire, les élèves posent des questions sur le calcul différentiel et intégral. Et se font répondre qu'ils vont voir ça au cégep. Parce que c'est dans le programme... Combien de jeunes nous échappent parce qu'on ne répond pas assez rapidement à leurs questions ?»
 
« Il faut respecter le mode d'apprentissage des gens. Nous sommes comme des "machines à boules"- c'est l'une de mes petites théories sur l'éducation! On sait quand on envoie la boule. Mais une fois qu'elle entre dans le système et touche à un coussin, on ne sait plus où elle va. Quand il y a moins d'intérêt, l'éducateur doit renvoyer la boule dans le système. »
 
«Si j'étais professeur de 6e année et que je me rendais compte en septembre que mes jeunes allument sur la géographie, il est certain que je m'étalerais pas ma matière sur neuf mois ! Je les chaufferais à bloc sur ces affaires-là, jusqu'à ce que mort s'ensuive.»
 
«En 2e secondaire, on donne un cours qui va du paléolithique à la Deuxième Guerre mondiale! Pas un seul enfant ne peut s'asseoir en septembre et dire : "C'est sûr que ce sera intéressant, on va couvrir la période qui va de l'australopithèque jusqu'à la fin du régime nazi... Plus de trois millions d'années!» Ça ne marche pas. Mais assoyez-vous avec n'importe quel groupe de jeunes et demandez-leur de choisir une année. "Donnez-moi 1412 ou 846 et on va observer ce qui se passait dans le monde sur tous les plans : la société, le militaire, la religion, les sciences, tout. » Succès assuré. »
 
«Je ne crois pas qu'on demande la bonne chose au professuer en lui disant de se spécialiser dans un domaine et de suivre le programme. On devrait plutôt lui demander d'être un catalyseur. Un prof doit être un animateur dans le sens étymologique du terme : animer, "mettre de l'âme". La façon la plus efficace de transmettre une passion pour quelque chose, de transmettre du bonheur, c'est de montrer le bonheur que ça nous procure à nous. »
 
«On fait erreur si on se dit qu'il faut faire un gros paquet avec tout le monde et viser le milieu et un peu plus en bas du milieu...»
 
«Il y a un paradoxe dans notre société : on est intéressés par la réussite et, à la fois, on se ment à ce sujet : c'est pas grave, c'est pas important. Ce qui est important, c'est de suivre son propre rythme, tout ça. On se méfie des élites. Mais dès qu'arrivent les Jeux olympiques... Grand paradoxe. » 
 
 
On ne peut pas être d'accord avec tout ce qu'il dit dans l'article (certaines de ses idées sont utopiques), mais n'empêche qu'il y a de quoi réfléchir...

vendredi 12 avril 2013

Wapikoni-Escale à Kitcisakik

Depuis que je demeure à Sept-Îles, une ville où il y a beaucoup de montagnais, je me questionne beaucoup sur ce que les gens disent à propos des autochtones. J'ai toujours dit que les gens avaient des préjugés, mais je réalise depuis que je vis ici que ce qui est dit à leur propos est en partie vrai. Mais pourquoi ? je persiste à me demander.
 
Voici un film que je viens tout juste de découvrir sur le site de l'Office National du film qui nous permet de voir les peuples autochtones de l'intérieur, d'une façon beaucoup plus humaine et réaliste que j'ai jamais vue. Ici, on entend des autochtones nous parler de leur vie, de leur façon de percevoir les blancs. C'est très intéressant, de même que l'initiative des gens de Wapikoni, une roulotte qui sillonne les réserves du Québec afin d'initier les autochtones à la réalisations de courts-métrages. Touchant.
 
 


dimanche 3 mars 2013

Miss Scotland (2)

Voici d'autres vidéos promotionnelles de l'Écosse pour cette année. Tout me manque de l'Écosse, même l'accent qu'on entend dans ces vidéos !
 
 

 
 
 
Et voici les poney des Shetland Islands, des îles du nord de l'Écosse pleines de sites préhistoriques et vikings que je rêve de découvrir un jour.
 


Miss You Scotland !

Voici une superbe vidéo qui me donne la nostalgie de l'Écosse. Je veux y retourner, et tout de suite !


samedi 15 septembre 2012

Une fin de semaine dans la Haute-Gaspésie, partie 1

Du 15 au 17 juin dernier, c'était ma sortie de fin de baccalauréat. Plutôt que d'organiser le traditionnel bal, nous avons décidé de partir toutes ensemble dans un chalet pour la fin de semaine.
Au programme, d'arbre en arbre à Cap-Chat le vendredi après-midi pour ceux et celles qui le peuvent, souper communautaire au Sea Shack à Ste-Anne-des-Monts et soirée relaxe (qui n'en fût pas une) devant le feu. Pour le samedi, nous avions prévu un avant-midi relax, puis en après-midi, nous allions à nos activités respectives : kayak, randonnée pédestre dans le parc de la Gaspésie, d'arbre en arbre pour celles qui n'y étaient pas allées et désiraient y aller ou canyonning. En soirée, nous avions notre souper et un party en soirée. Le lendemain matin, c'était un déjeuner communautaire et le ménage des chalets.
Je suis partie de Rimouski le vendredi en fin d'avant-midi pour arriver à Cap-Chat en début d'après-midi. C'était la première fois que je faisais un parcours d'arbre en arbre, et j'étais très nerveuse parce que j'ai le vertige. Comme de fait, j'ai eu peur et j'ai même complètement paniqué quand je me suis retrouvé toute seule lors du dernier parcours (le plus haut et le plus difficile). J'ai aussi découvert que j'étais particulièrement malhabile avec les tyroliennes. À l'une d'entre elles, je suis arrivée sur le côté si fort que j'ai redégringolé la moitié du câble. J'ai dû me tirer jusqu'en haut, ce qui a affaibli mes bras qui étaient déjà très fatigués.
Si je ne peux pas dire que j'ai adoré mon expérience, je peux dire que j'étais très fière d'avoir complété tous les parcours ! Et le paysage que l'on pouvait voir à la dernière tyrolienne était magnifique. Il donnait sur la mer et le village de Cap-Chat et ses éoliennes.
Malheureusement, la responsable des photos de cette partie de la fin de semaine n'a pas encore publié ses photos sur Facebook comme je croyais qu'elle le ferait. Par conséquent, je n'ai aucune photo souvenir de cet événement pour le moment. Si elle venait à publier les photos, je les rajouterai.

jeudi 9 août 2012

Logement à Sept-Îles

Vous vous demandez peut-être pourquoi je vais habiter dans la maison de la mère d'une collègue de travail plutôt que de louer un appartement ou une chambre.
C'est qu'avec le Plan Nord et tous les travailleurs qui n'habitent Sept-Îles que la semaine, il y a une véritable pénurie de logement à Sept-Îles. De plus, les rares appartements ou chambres à louer disponibles le sont à des prix faramineux.
Puisque la plupart des travailleurs qui habitent Sept-Îles la semaine travaillent pour des compagnies de construction qui leur paie le logement, les propriétaires ont tendance à augmenter leurs prix de façon disproportionnée pour faire plus de profit.
Par conséquent, la plupart des chambres à louer que j'ai vues étaient soit très loin de Sept-Îles, soit extrêmement cher. Des chambres à 200$ la semaine, ce n'est pas une pauvre étudiante sans emploi qui peut se payer cela...
Le prix des logements a bien failli me faire regretter mon choix d'aller faire mon stage à Sept-Îles. Heureusement que la mère de ma collègue Bianca y demeure ! En plus, cela semble lui faire vraiment plaisir d'avoir de la compagnie. Je vous le dis, j'étais due pour partir là-bas !

mercredi 8 août 2012

Pointe-aux-Anglais

Il n'y a pas grand chose à dire du voyage de retour vers Rimouski, si ce n'est que nous avons fait un court arrêt à Pointe-aux-Anglais, que je considère comme la plus belle plage du Québec. J'y ai recueilli du sable comme je le fais pour toutes mes destinations voyages. Je l'ai ensuite comparé à ceux que j'ai pris en Jamaïque, en Écosse et aux Bahamas. Et bien, le sable de Pointe-aux-Anglais, Côte-Nord, n'a rien à envier à celui des autres !




Une visite à Sept-Îles

Au début du mois de juin, j'ai pris congé de mon travail pour aller à Sept-Îles. Je voulais rencontrer mon enseignante associée avant la fin de l'année scolaire et aussi visiter la maison dans laquelle je vais vivre pour les prochains mois.
Nous sommes donc parties en road trip mère-fille. Nous avons pris la traverse Matane-Baie-Comeau, puis nous avons roulé tranquillement vers Sept-Îles. Nous sommes arrivées à Baie-Comeau vers 5h30, mais nous n'avions pas encore faim. Nous avons donc roulé jusqu'à Baie-Trinité où nous sommes arrêtées chez Ti-Bert pour souper. Lors de notre voyage sur la Côte-Nord en 2007, nous y étions arrêtés, et nous avions bien apprécié la nourriture simple de ce petit restaurant de camionneur.
Après souper, nous avons repris la route et apprécié les paysages de la Côte-Nord. Le soleil s'est couché alors que nous étions à Gallix, c'était merveilleux. Et puis la lune ! Elle était immense et droit devant nous !
Arrivées à Sept-Îles, nous sommes allées au Couche-Tard nous chercher de quoi déjeuner le lendemain matin. Nous en avons profité pour demander les indications pour se rendre à mon école où j'avais rendez-vous avec mon enseignante associée à 10h le lendemain matin. Nous sommes allées voir où se trouvait l'école avant d'aller nous coucher dans un motel très bas de gamme. Les murs sont en carton et le plancher n'est même pas au niveau. Heureusement, on ne peut rien reprocher au nettoyage qui était impeccable.  
Le lendemain, je me suis levée tôt et je me suis préparée à la rencontre. L'école m'a fait impression dès que j'y suis entrée. L'école Camille-Marcoux est une école à aire ouverte dont les plafonds sont très hauts, un peu comme dans une polyvalente. Les enseignantes semblent généralement jeunes et motivées et le directeur, sympathique. Quant à mon enseignante associée, je me suis immédiatement bien entendu avec elle.
Comme c'est la première fois qu'elle reçoit une stagiaire, elle a un stress de performance qui me plaît parce que je sais qu'elle se préoccupera plus de mon bien-être que quelqu'un qui reçoit une ou deux stagiaires à toutes les années. Nous avons échangé sur l'école, sur le métier et sur nos attentes respectives. Elle m'a aussi fait visiter l'école et présentée à quelques élèves et professeurs. L'école m'est apparue comme un véritable labyrinthe ! Même si c'est à aire ouverte, pour se rendre au local d'orthopédagogie, il faut passer par de nombreuses portes. J'ai eu l'impression de tourner en rond jusqu'à entrer dans le local au beau milieu de l'école !
Je suis ressortie enchantée de ma visite ! Après cela, je suis retournée rejoindre maman au motel, puis nous sommes sorties nous chercher à dîner.
L'après-midi, nous sommes allées visiter la maison où je vais habiter, qui est en fait celle de la mère d'une ancienne collègue de travail. Elle tient une garderie et a deux chambres libres au sous-sol. La chambre est correct, sans plus. J'ai cependant adoré la salle de bains que j'utiliserai presque exclusivement. La dame me préparera tous mes repas, idée que j'aime bien parce que je serai très occupée mais qui me déplaît aussi un peu parce que je ne pourrai pas surveiller mon alimentation à ma guise.
Toutefois, la dame est très sympathique et rien ne semble être un problème pour elle ! Ça me fera sans doute beaucoup de bien d'avoir une telle personne dans ma vie !
Maman et moi avons ensuite parcouru la ville en voiture jusqu'à l'heure du souper. Nous avons soupé à la Cage au Sports de la marina de Sept-îles, car mon amie Michèle y travaille. Celle-ci nous a installées à l'étage, d'où la vue est magnifique. J'ai dégusté des burritos avec une bonne Corona. La vie était belle ! J'étais enfin certaine d'avoir fait le bon choix !

Mon stage IV

Vous savez déjà que j'effectuerai mon quatrième et dernier stage à Sept-Îles. Plus précisément, ça sera à l'école primaire Camille-Marcoux, en orthopédagogie finalement !

Je suis entrée dans ce baccalauréat en me voyant exercer en tant qu'orthopédagogue enseignante, mais le sort s'est acharné sur moi en me donnant des stages dans tous les domaines sauf dans celui que je pense vouloir exercer. D'abord un stage dans une classe spéciale pour troubles envahissants du développement, puis un stage au secondaire à la formation aux métiers semi-spécialisés, et finalement un stage dans une classe spéciale constituée d'enfants avec des troubles d'apprentissages de natures différentes. Sans compter le stage que j'ai abandonné, avec des troubles graves du comportement. En fait, pour mon stage III, je devais être initialement en orthopégagogie, mais mon associée est tombée enceinte avant le début du stage. L'université m'a alors placée avec des troubles graves du comportement, la clientèle qui m'intéresse le moins et qui me fait le plus peur. Finalement, j'ai dû abandonner (même si cela me faisait plaisir, ce n'était pas par choix que j'ai abandonné ce stage) pour me retrouver dans une nouvelle classe spéciale.

C'est d'ailleurs en grande partie parce que je n'obtenais pas les stages de mon choix que j'ai décidé d'aller à Sept-Îles. J'ai même inscrit sur la feuille d'inscription au stage que si l'agente de stage ne me trouvait pas de place en orthopédagogie à Sept-Îles, qu'elle devait me place n'importe où sur le territoire, même sur la Basse-Côte-Nord ou aux Îles-de-la-Madeleine s'il le fallait. Manière un peu brusque mais nécessaire de la réveiller et de la convaincre que c'est vraiment ce que je désire...

Imaginez. Avec le baccalauréat que j'ai, j'ai à peu près 80% de chances d'exercer en orthopédagogie. Si je n'avais pas eu ce stage, je n'aurais eu aucune idée de ce qu'il fallait faire. Terrible. Monter des dossiers, supporter les autres enseignantes, travailler le développement de la lecture... Ce sont toutes de terribles lacunes que j'ai encore alors que mes collègues de l'université ont déjà leur diplôme en main. Je suis immensément soulagée d'avoir le stage que j'ai, d'autant plus que mon enseignante associée m'est très sympathique.

Je ne pensais pas dire cela en parlant de mon stage 4, que j'appréhende depuis le début de mon baccalauréat, mais j'ai HÂTE !

Départ de Telus

Après près de cinq ans (4 ans et 10 mois pour être exacte), j'ai enfin quitté mon emploi chez Telus afin de partir à Sept-Îles pour mon dernier stage.

Contrairement à la dernière fois où j'étais supposée partir et où j'avais pleuré toutes les larmes de mon corps tout au long de ma dernière journée, je n'ai ressenti aucune peine. Pas de pleurs, tout au plus une boule dans la gorge. Pour moi, ça, c'est un exploit. Je suis tellement sensible que j'ai pleuré à la fin de tous mes stages, qu'ils soient courts ou longs.

Je pense que cela signifie qu'il était vraiment temps que je quitte Telus et que je passe à autre chose. Tous les clients m'énervaient, parce que je savais par coeur ce qu'ils allaient me dire ou me demander juste d'après le ton de leurs premiers mots. Dire qu'avant de travailler là, j'étais la personne la personne la plus patiente au monde !

C'était devenu une routine terrible, moi qui pourtant aime bien la routine. De plus, tout avait changé : je n'avais plus le nombre de jours que je voulais travailler, je ne travaillais plus dans le même bureau, mes amis étaient presque tous partis... Bref, il n'y avait plus grand chose pour me retenir là, si ce n'est la sécurité d'avoir un chèque de paie à toutes les deux semaines.

Maintenant, j'angoisse, parce que je sais que je n'aurai pas un chèque de paie pour un minimum de cinq mois, mais au moins je relaxe à la maison et je me prépare tranquillement à quitter Rimouski. Je vois mes amis, je prépare mes boîtes et je prépare des activités de conscience phonologique pour bien débuter mon stage. Le stress de devoir me lever très tôt presque tous les matins pour endurer (c'est bien le mot) 700 clients me racontant la même chose est parti. Et ça fait du bien. Une fois la boule dans la gorge partie et embarquée dans ma voiture, j'avais presque le goût de chanter.

En fait, si ce n'était pas de mon tout dernier appel, mon bonheur serait complet...

Depuis tout le temps que je travaillais au centre d'appel, je me demandais avec curiosité quel serait mon dernier appel... Comme plusieurs, je m'imaginais envoyer au diable mon dernier client, sans vraiment croire que je le ferais. Quand même, dire le fond de sa pensée à son tout dernier client, alors que l'on a plus rien à craindre, c'est quand même tentant...

Mais même si je l'avais voulu, je n'aurais pas pu... Mon dernier appel a été celui d'une femme en deuil me demandant le numéro... d'un salon funéraire. Plutôt glauque comme dernier appel ! Étant tout de même superstitieuse, je me suis demandé avec angoisse si cela n'était pas un signe annonciateur d'un avenir noir. Au moins, le salon funéraire n'était pas à Sept-Îles.

Maintenant, je me dis que cela voulait peut-être dire que ma carrière chez Telus est bel et bien terminée, morte et enterrée ! J'aime mieux cette supposition.

De toute façon, le passé est le passé, et maintenant je peux me tourner vers l'avenir. Un avenir angoissant mais combien prometteur !

mardi 31 juillet 2012

Une visite chanceuse au Parc du Bic

Il y a deux ans, lorsque mon amie Anne-Marie de l'Ontario est venue me rendre visite, elle était allée au Parc du Bic avec son chum pendant que je travaillais. Lorsque je l'ai vue, elle m'a raconté qu'elle avait vu des dizaines et des dizaines de phoques ainsi qu'un renard. Elle avait l'air contente, mais elle ne réalisait pas toute la chance qu'elle avait d'avoir vu autant d'animaux en une seule visite.

Ça fait des années que j'y vais et je n'ai jamais vu autant de phoques à la fois qu'elle n'en avait vu cette journée-là et je n'avais croisé de renards que très rarement, et de loin qui plus est.

Je lui ai donc expliqué cela et alors elle et son chum ont commencé à réaliser à quel point ils avaient été chanceux.

Mon tour de chance est finalement arrivé lorsqu'en mai, alors que nous revenions de notre montée du Pic Champlain. J'ai voulu montrer la ferme Rioux à mon amie Marguerite pour je ne sais plus quelle raison. Puisqu'elle n'a son permis de conduite que depuis peu et qu'elle n'avait pas beaucoup d'occasions de se pratiquer, je lui ai laissé le volant. Je me suis trompée dans mes indications et nous nous sommes retrouvées sur le chemin pour aller au camping.

Avant de pouvoir faire demi-tour, nous avons eu la chance de voir trois magnifiques chevreuils en train de se nourrir ! Ils étaient tellement habitués à la présence humaine qu'ils nous ont tranquillement laissé les observer et les prendre en photo pendant qu'ils se nourrissaient. Puis, ils sont tranquillement repartis, comme si rien n'était.
 
Voici les photos que j'ai pris sur mon cellulaire :

La seule photo que j'ai qui contient les trois chevreuils qui étaient là.
On ne les voit pas très bien, mais c'est parce que l'auto était encore loin !
On ne pensait pas pouvoir s'approcher plus sans qu'ils s'enfuient...
Un des chevreuils qui se nourrit...

Et enfin un qui daigne me regarder !

Mise en forme et perte de poids

Je ne pense pas avoir déjà parlé de mes difficultés à contrôler mon poids sur ce blogue. Si j'ai décidé d'en parler aujourd'hui, c'est parce que pour la première fois de ma vie, j'ai réussi à perdre plus de dix livres.

Depuis toujours, j'ai un surplus de poids. Bon, il est pas énorme, mais assez gros pour être embarassant. J'ai longtemps essayé d'éviter les régimes et les pilules miracles, mais j'ai cédé en mai dernier. Mais avant de vous parler de quoi il s'agit, laissez-moi vous mettre en contexte.

Jusqu'à aujourd'hui, mon meilleur espoir de perte de poids a été les deux ans où j'ai fait de la compétition en badminton, soit en 2005 et 2006. Je m'entraînais intensivement un minimum de six heures par semaine, allant parfois jusqu'à 12 heures, non seulement au badminton, mais aussi en salle et en éducation physique. Parallèlement à cela, j'ai été voir une nutritionniste qui m'a donné de nombreux conseils en matière d'alimentation. J'ai donc suivi le guide alimentaire canadien et me suis entraînée régulièrement pendant deux ans, tout cela pour une mince perte de dix livres. Autant le dire, j'étais découragée, même si j'étais fière d'avoir réussi à perdre du poids pour la première fois depuis toujours.

Par la suite, j'ai terminé mon cégep et j'ai déménagé à Québec pour mes études en psychologie où je n'avais ni le temps, ni la volonté de m'entraîner, puisque je ne connaissais plus personne qui soit ni trop fort, ni trop faible pour jouer régulièrement au badminton contre moi. J'étais tellement triste de ne plus pouvoir jouer, vous n'avez pas idée ! J'en suis toujours peinée aujourd'hui, d'ailleurs. Cette année-là, j'ai marché autant que je pouvais, mais je n'en avais que rarement le temps tellement mes études étaient exigeantes. J'ai cependant réussi à continuer à m'alimenter correctement.

Puis, j'ai abandonné mes études de psychologie et je suis revenue chez mes parents. La bonne bouffe de ma maman m'avait tellement manqué que j'ai tranquillement commencé à ne plus faire attention, jusqu'à retomber dans mes vieilles habitudes. Heureusement que j'étais en année sabbatique à ce moment-là, car au moins j'ai pu continuer à marcher régulièrement. Jusque-là, donc, les dégâts n'étaient pas trop étendus.

Mais l'année suivante, je suis entrée chez Telus et j'ai commencé mon baccalauréat en adaptation scolaire. Là, j'ai été quatre ans de temps à devoir jongler avec le temps. Céduler les travaux d'équipe, me rendre au travail, donner mes quarts de travail trop nombreux, courir entre le travail et l'université, faire mes travaux... J'en avais juste trop sur les bras et je m'en suis remise au café et aux pâtisseries pour  tenir le coup. Cela a été mon coup de grâce. J'ai commencé à mal m'alimenter et je ne m'entraînais presque plus.

Cet hiver, en terminant mon stage, je pesais 187 lbs (par rapport à 148 à la fin de mes deux années de badminton). J'avais donc pris prêt de quarante livres petit à petit, sans que j'en prenne connaissance. Je commençais à avoir de sérieuses difficultés à m'acheter jeans, la graisse se stockant toute dans mes fesses et dans mes cuisses. J'étais déprimée et fatiguée. J'approchais dangereusement du 190 lbs, et donc du 200 lbs, ce qui dans ma tête était le point de non retour. J'ai donc relevé mes manches, et début mars j'ai recommencé à marcher régulièrement et longtemps. J'ai perdu un premier dix livres au bout de deux mois, mais j'ai été plusieurs semaines à ne plus perdre de poids après cela. J'avais déjà atteint un plateau que je n'étais pas capable de surpasser et je commençais à me décourager.

C'est alors que j'ai eu mon rendez-vous annuel avec mon médecin. Je lui ai parlé de ma volonté de perdre du poids et de ma difficulté à y parvenir. C'est alors qu'il m'a proposé de l'aide. Il m'a prescrit Xenical, un médicament dont l'action empêche le gras ingéré de se stocker dans le corps. En gros, toutes les matières grasses que tu ingères passent directement dans les toilettes. Combiné à une diète légère et à un entraînement d'environ une heure par jour, il me permettrait d'atteindre un poids de 150 lbs en neuf mois si je le prenais tel que prescrit.

Comme je suis consciente que ces médicaments peuvent créer un effet rebond quand on cesse leur utilisation, j'ai longuement hésité avant de la prendre, d'autant plus que ces pilules coûtent très cher et que je savais que je ne serais plus très riche dans quelques mois. Finalement, mon découragement et les encouragements de ma mère ont eu raison de moi.

J'ai rapidement perdu une dizaine de livres supplémentaires grâce à ces pilules. Elles étaient très efficaces, mais elles me donnaient mal au ventre à tous les jours et je sentais de grandes pertes d'énergie malgré les multivitamines et minéraux que j'ingérais pour combler les pertes causées par Xenical. Je commençais déjà à me douter que je n'avais pas pris la bonne décision quand j'ai commencé à avoir de la difficulté à me procurer de nouvelles gélules. Dans toutes les pharmacies, la réponse était la même : à cours de stock pour une durée indéterminée. Un pharmacien m'a même dit : « mais ce médicament est interdit au Canada ! » avant de se rappeler qu'il y en avait une nouvelle version moins forte, c'est-à-dire celle que j'avais. Néanmoins, c'est la goutte qui a fait déborder le vase. J'ai décidé d'en arrêter l'utilisation graduellement et de poursuivre mes efforts en matière d'exercice et d'alimentation.

Aujourd'hui, deux semaines après avoir arrêté l'utilisation de Xenical, je suis fière de vous annoncer que je n'ai toujours pas repris de poids, malgré mes appréhensions. Je n'en ai pas non plus perdu, mais j'ai espoir qu'à force de persévérance, je vais réussir à perdre la vingtaine de livres qu'il me reste à perdre pour atteindre l'objectif fixé par mon médecin. J'en suis à 167 livres, et j'espère réussir à atteindre le poids de 150 livres, voire moins. Cependant, connaissant mon corps, je refuse de me fixer une échéance. Ça prendra le temps que ça prendra, mais j'y arriverai !

Le message que j'aimerais passer à tous ceux et celles qui comme moi sont tentés d'avoir recours à des moyens faciles de perdre du poids, c'est que cela n'en vaut pas la peine. D'une part, ces méthodes, ces régimes et ces médicaments ne vous permettent pas nécessairement de prendre de saines habitudes de vie, et d'autre part elles ont souvent des effets secondaires indésirables. Mon conseil, soyez patients, et préparez vous à changer votre vie de la bonne façon, c'est-à-dire en travaillant d'abord sur votre façon de penser et ensuite en adoptant de saines habitudes de vie !