vendredi 22 août 2014

Nouveau blogue sur mon voyage en Jamaïque

À peine de retour de la Nouvelle-Zélande, je me remets au travail pour vous raconter mon voyage... en Jamaïque. Ben oui, j'ai du retard.

Rendez-vous ici !

mardi 24 juin 2014

Voyages et plans pour l'été

Voilà donc la date de mon prochain voyage arriver à grand pas (départ le 29 juin) sans que je n'aie eu la chance de parler de mon voyage extraordinaire de l'an passé en Islande et en Norvège. Comme d'habitude, j'ai beaucoup de retard. Ça ne fait pas un an que j'ai terminé mon blogue sur mon voyage en Écosse, alors que j'en suis revenue depuis plus de quatre ans maintenant. Toujours est-il que j'ai encore l'intention d'en parler, mais je ne sais pas encore quand ni où. Ferais-je un nouveau blogue comme pour l'Écosse, ou en parlerais-je ici ? Qu'en pensez-vous ? Vaut-il mieux un blogue multi-destinations ou un blogue par destination ? Devrais-je créer un blogue pour tous mes voyages, comme je l'ai fait pour mes lectures ? C'est une question que je me pose sans cesse, et je n'arrive jamais aux mêmes conclusions.
 
C'est toutefois d'un autre voyage que je voulais parler. Cet été, je partirai pour plus longtemps que je ne suis jamais partie, et aussi plus loin que jamais. C'est un voyage prévu depuis pas moins de trois ans, une période si longue que je me demandais s'il allait jamais se réaliser. Mais voilà que je le réalise enfin : dans cinq jours, je serai à Hawaï, et dans dix, en Nouvelle-Zélande !
 
Pour Hawaï, nous resterons sur l'île d'Oahu, à Waikiki. Rien de bien exotique, mais ce n'est en fait qu'un arrêt pratique pour couper en deux l'interminable vol vers Auckland en Nouvelle-Zélande. J'aurais bien davantage rêvé de Maui, de Kauai, de Big Island et de Lanakai, mais la courte période de temps que nous passerons là-bas et notre budget ne nous permettent pas de faire autrement. Nous avons tout de même prévu sortir de Waikiki et d'Honolulu pour visiter le reste de l'île.
 
Le 4 juillet, nous nous envolerons vers la Nouvelle-Zélande, où nous avons loué un mini-campeur pour une période de dix-neuf jours. Je ne pense pas que ce sera suffisant pour faire tout ce que nous voulons faire, mais je compte sur le fait que ce sera la période hivernale pour éviter les foules et ainsi accélérer nos déplacements. Toutefois, les journées étant courtes (la période de clarté ne se situera qu'entre 7h30 le matin et 5h30 le soir environ), nous serons sans doute obligées de raccourcir nos déplacements. Enfin, nous verrons bien, ce sera une vraie aventure puisque ces jours-là sont très peu planifiés.
 
Le 25 juillet, nous prendrons de nouveau l'avion, cette fois-ci pour les îles Cook. Je suis très enthousiaste à propos de cette partie du voyage, car Rarotonga est une petite île du Pacifique Sud encore assez peu visitée et authentique. Encore une fois, impossible de visiter les autres îles de l'archipel pour des questions de temps et d'argent. Nous avons loué un petit bungalow pour une semaine à un prix modique. Encore une fois, nous avons très peu planifié, mais nous espérons qu'il nous restera assez d'argent pour suivre des cours de voile et assez d'énergie pour faire la randonnée qui traverse l'île de Rarotonga en compagnie d'un guide naturaliste/guérisseur. J'ai très hâte !
Nous serons de retour au pays le 31 juillet et à la maison en soirée le 1er août. Je redonnerai donc des nouvelles dans un peu plus d'un mois. En attendant, passez un très bel été !

Bilan de ma première année en enseignement.

Voilà ma première année complète en enseignement terminée. Une année avec des hauts et des bas, mais surtout une année riche en expériences.
 
Même si je n'ai pas eu de contrat pour toute l'année comme je m'y attendais, j'ai eu la chance de remplir toutes sortes de petits contrats qui m'ont apporté une expérience et une polyvalence inestimables.
 
J'ai débuté l'année avec un remplacement en orthopédagogie à 100%. J'ai fait de l'aide en lecture, en écriture et en mathématique pour tous les élèves de 4e, 5e et 6e année d'une grande école primaire. Une expérience que j'ai adorée et qui m'a confirmé que c'était bel et bien ce que je voulais faire dans la vie. Malheureusement, le contrat n'était que d'une durée de deux mois, l'enseignante revenant d'un congé de maternité à la fin octobre.
 
Les mois de novembre, décembre et janvier ont donc été beaucoup moins remplis. J'ai tout de même eu un contrat de francisation pour deux élèves Tunisiens arrivant à la même école où j'ai travaillé.
 
J'ai aussi décroché un contrat à la leçon au début novembre qui était en fait multitâches : un peu de francisation, un peu d'aide en lecture en première année et de l'aide en résolution de problèmes pour tous les groupes de l'école, de la première à la sixième année. Ce contrat a été le seul élément stable dans cette année scolaire, puisqu'il s'est étendu jusqu'à la fin du mois de mai.
 
Au travers de cela, j'ai fait un peu de suppléance par-ci, par-là, sans que jamais cela ne devienne mon activité principale (et heureusement, car je déteste cela).
 
Au mois de février, j'ai décroché un autre contrat de francisation pour les élèves autochtones d'une troisième école. Avec mon autre contrat, cela m'a fait travailler à temps plein pendant plus de deux mois. J'ai aussi adoré cette expérience, qui m'a obligée à faire preuve de créativité. Le matériel de francisation est très rare, et les élèves que j'avais parlaient pour la plupart très bien le français. Comme il n'y a aucun programme à suivre pour la francisation, cela m'a laissé énormément de liberté, mais aussi bien des incertitudes quant à ce qu'il valait mieux faire.
 
Le mois de juin a été très tranquille pour moi, mes contrats ayant tous pris fin. Encore une fois, j'ai fait un peu de suppléance, mais pas beaucoup. J'ai surtout fait de l'aide aux devoirs pour l'enfant d'une collègue de travail et mis de l'ordre dans la quantité phénoménale de matériel scolaire que j'ai construit/créé/acheté pendant l'année.
 
Depuis le 20 juin, je suis donc officiellement en vacances. Des vacances qui ne seront pas très reposantes, car, encore une fois, je vais trotter à l'extérieur du pays pour une bonne partie de l'été...

lundi 2 juin 2014

Randonnée à raquettes par une soirée de février

Un vendredi soir de février cette année, je me suis écroulée sur le sofa après une journée difficile à l'école. Je me faisais d'avance un plaisir de rester «écrasée» sur le divan toute la soirée à ne rien faire, car je ne me sentais plus aucune énergie pour faire quoi que ce soit.
 
Cependant, j'ai eu une invitation pour aller faire une randonnée en raquettes au clair de lune. En plus, on me prêtait les raquettes gratuitement ! J'ai toujours rêvé de participer aux randonnées au clair de lune au Parc du Bic, mais j'ai quitté Rimouski avant de réussir à m'inscrire à une de ces randonnées. Ainsi, quand on m'a proposé de faire l'équivalent à la station de ski de Gallix, j'ai utilisé le peu d'énergie qui me restait pour faire la route jusqu'à Gallix.
 
Je n'ai pas eu à regretter mon choix. La soirée, bien que très froide, était claire et les étoiles brillaient dans le ciel. Des lampions avaient été allumés tout au long du sentier et de la neige lourde et collante adhérait à la cime des épinettes. De plus, les lumières éblouissantes des pentes de ski se reflétaient sur les arbres, nous permettant de mieux voir le décor dans lequel nous marchions.
 
J'ai bien essayé de prendre une photo, mais l'éclairage particulier de l'endroit rendait la prise de photos impossible. En tout cas, je vous le dis, c'était magique.
 
C'est devenu encore plus irréel quand nous sommes arrivées devant une petite cabane en rondins de laquelle sortait une fumée de feu de cheminée. Alors que nous nous demandions par où passer pour continuer, deux hommes sont sortis et nous ont demandé si on voulait un café !
Ce que nous ignorions, c'est que c'était une soirée spéciale pour faire de la raquette. Toutefois, à cause du froid, presque personne ne s'était présenté. On nous a donc servi des cafés Bailey's et nous avons discuté avec les personnes réunies dans la cabane, pour la plupart des habitués de la station de ski.
 
Le plus drôle, c'est que j'ai découvert au bout de quelques minutes que l'homme qui m'avait servi mon café connaissait mon père, car ils ont tous les deux travaillé pour Telus, bien que dans deux régions différentes. En plus, il portait le même nom de famille que moi ! Alors, quand il a dit, tu salueras le Ben de la part de Pat Arsenault, j'ai pensé qu'il parlait de mon oncle !
 
En tout cas, tout cela pour dire que ce qui s'annoncé comme une soirée tout ce qu'il y a de plus ordinaire s'est finalement transformé en la soirée la plus mémorable de tout mon hiver à Sept-Îles...

vendredi 9 mai 2014

Road-trip nordique, La chute Manitou et le retour à Sept-Îles

Sur la route du retour, comme mon amie tenait absolument à aller marcher dans les tourbières du bord de la route (parce que je lui avais mentionné que ça calle et que c'est épeurant), nous nous sommes arrêtées à un endroit où la route était plus large.
 
La route 138, loin à l'est
 
Heureusement, nous n'avons croisé ni ours, ni loups, mais une magnifique plaque de mousse multicolore. Et, même si j'avais peur de caler au début, j'ai fini par m'habituer à la sensation et même par trouver cela drôle.
 
 
À notre retour sur la route, nous sommes arrêtées à la halte routière d'Aguanish, qui donne sur l'embouchure de la rivière. Quelques mois plus tard, le village allait être victime des feux de forêt.
 
L'embouchure de la rivière à Aguanish
Nous sommes aussi de nouveau arrêté à Rivière-au-Tonnerre, cette fois pour aller voir la rivière. Là encore, nous avons vu du thé du labrador en abondance et en avons cueilli une bonne quantité.
 
La Rivière-au-Tonnerre
Porc-épic croisé sur le bord de la route
Comme prévu, notre dernier arrêt a été à la chute Manitou où, cette fois, nous avons fait le sentier est. Nous nous sommes extasiées devant cette chute, pensant que c'était cela :
 
La première chute est déjà impressionnante !
Mais non, le sentier se poursuivait en descendant, donnant d'abord sur cette petite plage où de minuscules roches rougeâtres broyées par la force de la chute s'accumulent :
 
La plage entre les deux chutes.
Les escaliers menant à la chute Manitou
Puis, enfin, sur la vraie chute. Mon Dieu, quelle surprise ! Cette chute est immense, sans doute plus haute et plus puissante que les chutes Niagara, et ce, en plein milieu de la nature. Pour moi, c'est beaucoup plus impressionnant. En plus, on peut s'approcher tout près de la chute. C'est effrayant, mais ça vaut tellement la peine !






 
La puissance de cette chute est telle que la bruine causée par l'eau se fracassant en bas cache la vue de la suite de la rivière. Du jamais vu, et une magnifique surprise pour la fin de ce road trip magique hors-saison touristique.  
 
De nombreux billots de bois s'accumulent au bas de la chute.
Nous sommes revenues à Sept-Îles en fin de journée. Le lendemain, j'ai reconduit mon amie à Forestville pour son retour à Rimouski. Enfin, je suis retournée à Sept-Îles, ce qui a ajouté plus de 2700 km à mon compteur !

Un road-trip nordique, Natashquan

À notre arrivée tardive à Natashquan, nous sommes allées directement au Port d'Attache pour nous enregistrer. Nous sommes parties pour une marche à la recherche du café l'Échourie, car lorsque mon amie avait appelé pour réserver l'auberge, la propriétaire avait dit que c'était le lancement de la saison touristique et que tout le village se réunissait au café.
 
Nous avons été accueillies en reines, puisque nous étions les premières touristes de l'année. Le responsable belge des activités culturelles du village nous a dit que les premiers touristes étaient les seuls qu'ils aimaient... haha On nous a présenté à tout le monde, dont au propriétaire du café, un homme de Montréal. Nous lui avons jasé un bout de temps, mais nous n'avons jamais su dire s'il détestait les touristes autant qu'il le disait ou s'il ne faisait qu'un show. Disons qu'il avait soit un humour particulier, soit pas d'humour du tout. En tout cas, dire qu'il était insaisissable ne serait pas mentir.
 
Après notre bière, nous nous sommes éclipsées, car toute cette attention qu'on nous donnait nous mettait mal à l'aise. Nous sommes revenues tranquillement vers l'auberge. Le vent était mordant et du sable nous fouettait le visage, ce qui m'a vivement rappelé l'Afrique avant les orages. Puis, comble de l'irréel, nous avons assisté à une aurore boréale, là, un 31 mai.
 
Au retour, nous avons bu notre vin et longuement parlé. Je me rappelle encore ma dernière pensée. Je commencerais le mois de juin là, au bout de la route 138, et je le terminerais encore plus au nord, en Islande. Un été extraordinaire se profilait à l'horizon.
 
Le lendemain, le temps était superbe. Nous avons pris notre petit déjeuner dans la verrière et sommes sorties sur le bord du fleuve pour prendre notre café. Le propriétaire nous a rejoint et nous avons parlé de la vie à Natashquan. J'ai reçu une deuxième invitation à venir enseigner à Natashquan, car, paraît-il les enseignants se font rares et les habitants font tout pour les attirer.
 
Mais selon ma cousine ethnologiste travaillant beaucoup à Natashquan, les enseignants sont surnommés « les étranges » et ne s'intègrent jamais réellement à la vie communautaire du village. C'est sans doute pourquoi la grande majorité repart au bout d'un an ou deux.
 
Les Galets
 
Nous avons pris tout notre temps ce matin-là, et lorsque nous nous sommes finalement décidées à partir, nous sommes allées marcher aux Galets, qui étaient encore fermés.
 
 
Un bateau transformé en maison
Puis, nous avons repris la voiture pour nous rendre au bout de la route, ce qui a été une déception, puisque aucun panneau n'en signalait la fin comme à mon voyage en 2007. La raison en était que le prolongement de la route en direction Kegaska était en construction. Par conséquent, nous n'avons rien pu voir.
La fin de la route 138
 
Au retour, nous sommes allées nous promener sur le chemin de l'aéroport pour voir la toundra, la vraie. Nous avons marché sur de la mousse épaisse et cueilli du thé du labrador en abondance.
 
Marcher dans la mousse, c'est très bizarre ! Elle se remet en place dès qu'on la quitte.
 
Un hydravion s'apprêtant à décoller sur le lac
 
Une antenne au milieu de nulle part.
 
Finalement, nous sommes reparties, car il fallait bien retourner à Sept-Îles. Toutefois, notre road trip nous réservait encore une belle surprise.

Un road-trip nordique, de Sept-Îles à Natashquan

Nous sommes demeurées à Sept-Îles un le temps que je termine mon contrat, c'est-à-dire une journée et demie.
 
Le soir de notre arrivée, nous nous sommes promenées en ville et nous sommes montées vers le Lac Daigle afin de voir la vue sur la ville. De là, on voit quelques-unes des îles de l'archipel, mais surtout, on voit à quel point Sept-Îles est une ville « plate ». En effet, on ne voit aucun dénivelé entre la butte pas très haute où nous sommes et la Baie de Sept-Îles.
 
Au loin, la Baie de Sept-Îles et devant celle-ci,
la ville que nous ne voyons presque pas tellement elle est éloignée.
Comme il ne me restait que des avant-midis à travailler, j'ai pris le premier après-midi pour promener mon amie dans les environs de Sept-Îles. Nous sommes allées au parc Aylmer-Whittom, affectueusement nommé «les écureuils» par les habitants de la ville, au barrage de la rivière Sainte-Marguerite et à Clarke City.
Au parc Aylmer-Whittom
C'est pas pour rien qu'on appelle le parc «les écureuils», ceux-ci sont partout, partout !
 
La rivière Sainte-Marguerite
Le deuxième après-midi, me sentant presque en vacances, nous sommes enfin parties vers Natashquan, notre destination finale.
 
Nous sommes arrêtées à la grandiose rivière Moisie.
 
La rivière Moisie
 
Ensuite, nous sommes allées à la chute Manitou où nous avons fait le sentier Ouest, appelé les cascades. Nous ne le savions pas, mais dans ce sentier,  nous ne voyons pas la chute même, mais les cascades qui coulent partout en périphérie de celle-ci. C'est magnifique, mais tout de même décevant quand on s'attend à voir la chute qu'on entend gronder au loin.
 
Les cascades font leur chemin partout à travers la forêt
À notre retour du sentier, l'après-midi était déjà largement entamé et comme nous ne savions pas combien de temps nous prendrait le sentier est, nous avons préféré poursuivre notre route et y revenir lors de notre retour.
 
Une partie des cascades de la rivière Manitou
Nous nous sommes ensuite arrêtées à la maison de la Chicoutai à Rivière-au-Tonnerre. Nous avons été les premières clientes du couple, qui avait ouvert ses portes le jour même. Nous nous sommes procuré des produits de chicoutai ou plaquebière, cette petite baie orangée rarissime poussant en Minganie.
 
Mon amie, très intéressée par tout ce qui touche de près ou de loin la botanique, s'est informée à propos du thé du labrador. L'homme nous a gentiment indiqué où on pourrait en trouver et comment la reconnaître, ce qui nous a sauvé, car la plante pousse souvent mélangée à une autre, toxique celle-là, qui est presque identique. Nous nous sommes donc rendues près du cimetière et nous avons fait nos premières armes en matière de cueillette de thé du labrador, même si on était définitivement hors saison.
 
Le village de Rivière-au-Tonnerre
L'après-midi touchait presque déjà à sa fin quand nous avons quitté Rivière-au-Tonnerre. Déjà, nous avions abandonné l'idée d'arriver à Natashquan pour le coucher du soleil. C'est pourquoi nous nous sommes arrêtées au Havre-Saint-Pierre pour souper chez Julie, un restaurant à l'apparence douteuse mais aux repas délicieux. J'en avais un excellent souvenir, même si contrairement à la majorité des gens qui y mangent, je n'aime pas les fruits de mer qui sont extrêmement frais et abondant au Havre.
 
Le restaurant Chez Julie.
Personne ne peut se douter de la qualité de la nourriture, à moins de connaître la réputation de l'endroit.
En sortant, nous étions complètement sustentées. Nous avons fait un crochet par la SAQ pour s'acheter une bonne bouteille de vin ainsi que du vin de chicoutai avant de reprendre la route vers Natashquan.
 
Sur la route, il y avait beaucoup de bois, beaucoup de tourbe, parfois un minuscule village. Nous avons assisté à un magnifique coucher de soleil et nous avons croisé un ours sur le bord de la route. Nous étions presque totalement seules sur la route. Oui, nous étions définitivement dans le nord.
 
Juste avant d'arriver à Natashquan, ma voiture a fait son soixante-millième kilomètre, et ce, à vingt-et-une heure pile, ce qui a valu une photo.
 
 
Dans le prochain billet, je parlerai de notre séjour à  Natashquan et de notre retour à Sept-Îles. 

mercredi 7 mai 2014

Un road trip nordique, de Tadoussac à Sept-îles

Retour cette fois-ci au printemps 2013, entre le 28 mai et le 3 juin. Une de mes amies était en vacances et a mentionné son souhait de me rendre visite sur la Côte-Nord. J'étais si enchantée (cela n'arrive pas souvent, lorsqu'on reste loin de la maison) que je lui ai proposé de lui faire visiter la région.
 
À cette époque, j'avais très peu de suppléance et j'avais presque fini mon petit contrat de 6h semaine. Par conséquent, j'avais beaucoup de disponibilités.  Le 28 mai vers l'heure du midi, je suis donc partie de Sept-Îles pour aller chercher mon amie au traversier de Forestville. Comme je n'étais pas pressée de revenir à Sept-Îles, je lui ai proposé de passer la première nuit à Forestville. Nous avons donc pris une chambre de motel et sommes parties à Sacré-Coeur Saguenay à la recherche d'un chalet que nous prévoyions louer avec d'autres amies l'automne suivant.
 
C'est ainsi que nous avons découvert le magnifique hameau de l'Anse-aux-Roches, donnant sur le fjord du Saguenay. Nous avons assisté au coucher de soleil avant d'aller souper à Tadoussac et de revenir à Forestville pour la nuit.
 
 

Le lendemain, j'étais en congé, ce qui fait que nous avons pris notre temps sur la route entre Forestville et Sept-Îles.
 
Nous sommes arrêtées aux Îlets-Jérémie :
 
 
À la rivière Papinachois:
 
 
Au quai de Ragueneau :
 
 
Au parc régional de la Pointe-aux-Outardes:
 
 
À Baie-Comeau pour déjeuner au Boucanier.
 
Au superbe panorama entre Baie-Comeau et Franquelin :
 


 À Franquelin :
 
À Baie-Trinité :
 
 
Et à Pointe-aux-Anglais :
 
 

vendredi 25 avril 2014

Apocalypse, la 2e guerre mondiale

Voici une série de mini-documentaires que je tenais à partager qui résume admirablement la deuxième guerre mondiale en six épisodes de 6 à 7 minutes. Les images proviennent entièrement d'archives de l'époque auxquelles on a ajouté des couleurs très réalistes. J'ai trouvé ces vidéos très prenantes, et surtout, elles permettent aux néophytes de mieux «comprendre» la deuxième guerre mondiale. Voici donc le premier épisode, qui vous mènera aux autres.
 
 

Stage IV et suppléance

Le 19 août 2012, c'était déjà le temps pour moi de terminer mes bagages pour déménager à Sept-Îles pour commencer mon stage IV ainsi que ma nouvelle vie.
 
Ce stage de quatre mois en orthopédagogie a été déterminant dans ma vie. Même s'il a été très éprouvant pour moi émotionnellement, il m'a confirmé que j'aimais bel et bien l'orthopédagogie bien plus que les classes d'adaptation scolaire. J'ai traversé de nombreuses épreuves durant lesquelles j'ai énormément mis ma compétence en doute. De plus, mon associée ne me rassurait pas beaucoup. C'est parfois elle qui me faisait (non méchamment, je le précise) douter encore plus.
 
J'ai aussi eu des moments de gloire, notamment avec un petit garçon de deuxième année qui ne reconnaissait toujours pas ses chiffres et qui lisait avec énormément de difficulté. Ce petit a débloqué en grande partie grâce à mon travail.
 
Malheureusement, les difficultés ont pris plus d'importance pour moi que mes victoires. J'avais (et j'ai toujours) une énorme difficulté à gérer les groupes, qu'ils soient petits ou grands. J'avais aussi beaucoup de difficultés à diviser mon attention entre les élèves. Je me donnais entièrement à un élève, et pendant ce temps, les autres avaient tendance à perdre leur temps jusqu'à ce que je leur vienne en aide.
 
Je suis ressortie de mon stage pleine de doutes, mais avec la ferme intention de revenir à Sept-Îles pour le reste de l'année. J'avais bon espoir de devenir titulaire d'une classe à ratio réduit, puisque j'étais la seule diplômée qualifiée en ville pour le faire.
 
Finalement, je ne l'ai pas eu. À ma place, l'école a choisi un général d'armée (au figuré, bien sûr) non qualifié. Il faut dire que la classe était très difficile. Avec le recul, je comprends qu'ils ont pris la bonne décision, mais cela a été très difficile à admettre. Je pensais tellement l'avoir que je pensais que j'allais éviter l'étape obligée de la suppléance.
 
Finalement, je n'ai pas eu le choix. Encore là, j'ai eu de gros moments de doute et de découragement, tellement je n'ai aucun talent avec les grands groupes. Tout le monde me répétait que c'est normal en suppléance et que c'est dur, mais ils n'avaient aucune idée à quel point je perdais le contrôle avec mes groupes. Même le téléphone me confirmait mon manque de talent : il sonnait de moins en moins, alors que celui d'autres suppléantes de ma connaissance sonnait de plus en plus. Comment ne pas se décourager dans ces temps-là ?
 
Une chance que mon téléphone a sonné. Cela m'a pratiquement sauvée d'un abandon de carrière. Une école m'a appelée. Ils rajoutaient des heures en orthopédagogie pour le préscolaire et la troisième année et voulaient que ce soit moi qui le fasse. Cela m'a enfin donné la chance de me faire valoir. Les enseignants ont vu que derrière la fille qui manque de confiance et qui désorganise les classes se cache une personne qui peut aider des enfants à débloquer. J'ai entre autres eu une nouvelle victoire avec un élève un peu spécial qui n'apprenait pas à dénombrer, ni à reconnaître les chiffres.
 
J'ai aussi eu la chance de faire la connaissance d'une enseignante extraordinaire (aujourd'hui conseillère pédagogique) qui croit énormément en moi et qui vante mon potentiel auprès de tout le monde, même des directions d'école. Cette personne, ainsi qu'une autre enseignante que j'avais rencontré durant mon stage et qui se trouvait à la même école que moi après les Fêtes, ont été mes anges gardiens. Je leur en suis énormément reconnaissante.

jeudi 24 avril 2014

Histoire d'être humain

Voici un documentaire que j'ai récemment visionné sur le site de l'Office National du film et qui parle de le situation dans les écoles secondaires québécoises. On y voit des enseignants inspirants, mais découragés et démotivés, ainsi que des élèves démotivés qui manquent de ressources. C'est un portrait plutôt décourageant de notre système d'éducation, il est vrai, mais je crois qu'il est important de sensibiliser la population à ce qu'est la réalité dans nos écoles, et plus particulièrement dans les écoles de la région montréalaise.
 
 

La forêt de maître corbeau

Ai-je déjà dit que j'avais un côté masochiste ? Même si j'avais eu la peur de ma vie lorsque j'avais été à d'arbre en arbre à Cap-Chat, j'ai dit oui à mon amie lorsqu'elle m'a proposé d'aller à la forêt de maître corbeau à la fin de l'été. C'était à peine deux mois plus tard, avais-je donc déjà oublié à quel point j'avais paniqué et tremblé ?
 
Photo prise sur le site de la forêt de maître corbeau
 
Et bien, les choses ne se sont pas amélioré à la forêt de maître corbeau. Je pense que c'était encore plus haut, et contrairement à Cap-Chat, les jeux étaient vraiment installés dans les arbres, ce qui m'insécurisait encore plus.
Photo prise sur le site de la forêt de maître corbeau
 
Et que dire de la tyrolienne finale ? Le guide m'a recommandé de ne pas la faire tellement elle me faisait peur. Il faut dire que moi et les tyroliennes, ça fait deux ! La plus part du temps, je finis par m'écraser sur le côté ou sur le dos... Ou encore pire, je ne me rends pas jusqu'au bout et je dois me tirer jusqu'à la plateforme... Bref, je ne l'ai pas faite. Mais mes amies ont dit qu'elle était débile mentale. Ouin. Tant pis.
 
La plateforme de la tyrolienne finale...
Photo prise sur le site de la forêt de maître corbeau.

Malgré ma peur et comme pour la fois de Cap-Chat, j'ai apprécié mon avant-midi au domaine Valga. J'en suis surtout sortie fière d'avoir de nouveau combattu ma peur des hauteurs. 

lundi 31 mars 2014

Canyon des portes de l'enfer

Comme je l'ai expliqué dans un de mes billets précédents, à l'été 2012, j'avais la forte envie de sortir de la ville, de marcher, et de profiter de mes derniers moments dans le Bas Saint-Laurent. Malheureusement, les congés assez longs pour sortir de la ville se faisaient assez rares. Je me suis donc organisée pour sortir dans les environs de la ville, entre autres au Parc du Bic et aux Portes de l'Enfer.
 
Ça faisait longtemps que je n'étais pas allée aux Portes de l'Enfer. Comme c'était en fin d'après-midi, après le travail, il n'y avait presque personne dans les sentiers et j'ai pu en profiter comme jamais. Comme à chaque fois que j'y vais, j'ai traversé le pont suspendu et descendu et remonté les 300 marches vers le fond du Canyon, ce qui est un entraînement efficace si on va y randonner plusieurs fois dans l'année.
 
Bien sûr, je n'ai pas fait le tour complet en cette fin de journée, mais j'ai adoré mon expérience, car j'étais en bonne compagnie. De plus, pour une fois, je n'avais pas de caméra, ce qui gâche souvent mon expérience lorsque je pars marcher.
 
J'invite néanmoins les gens qui se demandent pourquoi j'apprécie autant l'endroit à visiter le site web du parc afin d'y regarder les photos.

J'ai aussi les photos de ma visite précédente en 2007 :

 

 

Une visite grandement inspirante

Au printemps 2014, je me suis rendue dans un village reculé pour rendre un service à une amie qui n'avait pas de transport pour aller visiter sa mère.
 
J'y ai découvert une femme épatante et différente de toutes celles que j'ai pu connaître jusqu'à maintenant. Une femme qui en connaît un rayon en matière de jardinage, de couture et de cuisine. Une femme accomplie qui aiderait les gens à modérer leurs jugements à l'égard des personnes sur l'aide sociale si seulement elle était connue.
 
Car elle vit de l'aide sociale. Elle a élevé huit enfants presque entièrement seule, dont plusieurs ayant des problèmes de santé mentale. Elle vit dans une petite maison loin de toute civilisation, sans voiture ni moyens de se rendre à l'extérieur. Cette femme vit presque exclusivement de ce que produit son jardin. Elle produit son propre tofu avec son propre soya et connaît un remède naturel pour presque tous les maux. Si nous étions à peine quelques centaines d'années plutôt, on la prendrait probablement pour une sorcière.
 
Je suis repartie de cette première visite les mains pleines de pots de légumes et fruits maison et la tête pleine de nouvelles idées, que ce soit pour le tricot, la cuisine ou le jardinage. Elle m'a donné profondément donné envie de moi aussi m'acheter un petit lopin de terre et d'en vivre jusqu'à ce que mon corps ne me le permette plus. Comment mieux s'occuper de notre planète ? Mais soyons réalistes : je mourrais avant de réussir à vivre de ce que je produis.
 
J'y suis retournée quelques mois plus tard, à la fin de l'été, alors qu'elle récoltait plusieurs légumes de son potager. J'y ai vu des légumes que personne d'autres à ma connaissance est capable de cultiver sous notre latitude. J'y ai découvert des fruits et des légumes que je ne connaissais pas, dont un mini melon au goût de concombre. Et je suis repartie avec plusieurs plants pour le jardin de papa.
 
Vraiment, cette dame est inspirante. Elle n'a peut-être jamais travaillé pour la société (excepté bien sûr en élevant plusieurs enfants qui eux, travaillent dans la société), mais elle a vécu de façon presque totalement indépendante, en s'organisant avec les moyens du bord.
 
Pour moi, c'était un retour dans le temps en même temps qu'un rêve pour le futur. J'y retournerai sans doute pour me ressourcer aussi souvent que ça me sera possible.

mardi 25 mars 2014

Mont Jacques-Cartier

Le lendemain, il faisait heureusement un temps magnifique. Nous n'avons pas perdu de temps à remballer nos affaires et avons avalé un bon déjeuner puisque nous ne savions pas quand nous mangerions la prochaine fois.
 
Nous nous sommes rendues au Mont-Jacques-Cartier par une route cahoteuse qui se rendait dans l'arrière-pays du Mont-St-Pierre. Bien qu'en mauvais état, la route fut une belle expérience (de conduite) qui me servit entre autres énormément dans ma conduite des routes de 4x4 en Islande. D'ailleurs, nous avons réalisé lors de notre retour qu'il aurait finalement probablement été plus simple de passer sur la grande route et de revenir sur nos «pas» que de prendre ce «raccourci»...
 
Rendues sur place, nous avons commencé l'ascension de cette plus haute montagne des Chic-Chocs (1270 mètres). Bien que plus haute que le Mont Albert (1154 mètres), la randonnée est beaucoup plus courte et aussi beaucoup plus accessible physiquement parlant.
 
Vers le milieu de la randonnée
 
Malheureusement, mon état de santé à ce moment-là laissait fortement à désirer en raison d'un médicament que je prenais pour perdre du poids. D'ailleurs, après cette expérience de ma faiblesse, je n'ai pas tardé à abandonner le médicament, qui, même s'il me faisait effectivement maigrir, m'empêchait aussi d'absorber les nutriments dont a besoin mon corps...
 
Des crottes de caribous ???
 
J'ai donc pris mon temps pour faire la randonnée, mais je l'ai tout de même réussie, et la vue était à couper le souffle. Nous avons réalisé que nous étions en altitude quand nous sommes arrivées au sommet. Qu'il faisait froid ! Et pourtant, il faisait si chaud au début de la randonnée ! Néanmoins, la vue était à couper le souffle et le tapis de pierre du sommet rappelait la lune (ou encore l'Islande, maintenant que j'y suis allée). Nous avons même vus des caribous au travers des jumelles. Malheureusement, encore là, ils étaient hors de portée de la caméra...
 


La plate-forme d'observation des caribous, au loin.
La vue du sommet
 
Ce fut donc une très belle randonnée qu'il me ferait plaisir de recommencer en étant en meilleure forme physique (comme le mont Albert, que j'ai fait en 2003 alors que je ne faisais absolument aucune activité sportive).
 
Nous sommes revenues à Rimouski après la randonnée, en nous arrêtant au Tim Hortons de Ste-Anne-des-Monts pour prendre notre café de la journée. Et là, ironie du sort, l'averse a recommencé, comme si elle n'avait arrêté que pour nous !