Aucun message portant le libellé Éducation. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Éducation. Afficher tous les messages

jeudi 24 avril 2014

Histoire d'être humain

Voici un documentaire que j'ai récemment visionné sur le site de l'Office National du film et qui parle de le situation dans les écoles secondaires québécoises. On y voit des enseignants inspirants, mais découragés et démotivés, ainsi que des élèves démotivés qui manquent de ressources. C'est un portrait plutôt décourageant de notre système d'éducation, il est vrai, mais je crois qu'il est important de sensibiliser la population à ce qu'est la réalité dans nos écoles, et plus particulièrement dans les écoles de la région montréalaise.
 
 

lundi 29 avril 2013

L'école du bonheur

Dernièrement, je suis tombée par le plus grand des hasards sur un vieil article de l'Actualité datant du 1er octobre 2005 rapportant les propos d'une interview de Gregory Charles à propos de l'éducation.
 
Cette lecture m'a donné la chair de poule. Cet homme est une génie, et ses paroles portent à réfléchir. Il parle entre autres de la nécessité d'entretenir la flamme des enfants, de répondre à leurs questions au moment où elles apparaissent. Il se prononce ainsi en défaveur des programmes en éducation.

 Voici donc plusieurs extraits de cet article qui m'a marqué :

« Les enfants, à moins d'avoir un quelconque handicap intellectuel, sont instinctivement curieux.»
 
« On peut tuer l'intérêt en remplaçant l'émerveillement par la nécessité d'apprendre pour avoir un job, pour s'acheter des trucs.»
 
« Un peu plus du quart des décrocheurs ne donnent aucun signe de désintérêt six mois ou un an avant d'abandonner.»
 
« L'aboutissement de l'apprentissage est instantané. Pourquoi apprendre des choses ? Parce que ça rend heureux.»
 
« Apprendre, savoir, être capable de faire mille choses, c'est connecté à notre bonheur. Réussir, ça rend heureux.»
 
«L'école ne doit pas être un système de préparation à la vie adulte. Elle doit être- peut-être la principale- source de bonheur.»
 
« En 2e secondaire, les élèves posent des questions sur le calcul différentiel et intégral. Et se font répondre qu'ils vont voir ça au cégep. Parce que c'est dans le programme... Combien de jeunes nous échappent parce qu'on ne répond pas assez rapidement à leurs questions ?»
 
« Il faut respecter le mode d'apprentissage des gens. Nous sommes comme des "machines à boules"- c'est l'une de mes petites théories sur l'éducation! On sait quand on envoie la boule. Mais une fois qu'elle entre dans le système et touche à un coussin, on ne sait plus où elle va. Quand il y a moins d'intérêt, l'éducateur doit renvoyer la boule dans le système. »
 
«Si j'étais professeur de 6e année et que je me rendais compte en septembre que mes jeunes allument sur la géographie, il est certain que je m'étalerais pas ma matière sur neuf mois ! Je les chaufferais à bloc sur ces affaires-là, jusqu'à ce que mort s'ensuive.»
 
«En 2e secondaire, on donne un cours qui va du paléolithique à la Deuxième Guerre mondiale! Pas un seul enfant ne peut s'asseoir en septembre et dire : "C'est sûr que ce sera intéressant, on va couvrir la période qui va de l'australopithèque jusqu'à la fin du régime nazi... Plus de trois millions d'années!» Ça ne marche pas. Mais assoyez-vous avec n'importe quel groupe de jeunes et demandez-leur de choisir une année. "Donnez-moi 1412 ou 846 et on va observer ce qui se passait dans le monde sur tous les plans : la société, le militaire, la religion, les sciences, tout. » Succès assuré. »
 
«Je ne crois pas qu'on demande la bonne chose au professuer en lui disant de se spécialiser dans un domaine et de suivre le programme. On devrait plutôt lui demander d'être un catalyseur. Un prof doit être un animateur dans le sens étymologique du terme : animer, "mettre de l'âme". La façon la plus efficace de transmettre une passion pour quelque chose, de transmettre du bonheur, c'est de montrer le bonheur que ça nous procure à nous. »
 
«On fait erreur si on se dit qu'il faut faire un gros paquet avec tout le monde et viser le milieu et un peu plus en bas du milieu...»
 
«Il y a un paradoxe dans notre société : on est intéressés par la réussite et, à la fois, on se ment à ce sujet : c'est pas grave, c'est pas important. Ce qui est important, c'est de suivre son propre rythme, tout ça. On se méfie des élites. Mais dès qu'arrivent les Jeux olympiques... Grand paradoxe. » 
 
 
On ne peut pas être d'accord avec tout ce qu'il dit dans l'article (certaines de ses idées sont utopiques), mais n'empêche qu'il y a de quoi réfléchir...

lundi 23 avril 2012

Mes cours universitaires sont terminés !

Ça fait si longtemps que je n'ai pas écrit sur ce blog que je doute qu'il y ait encore des personnes qui prennent la peine de venir le visiter. J'ai quand même envie de le reprendre, ne serait-ce que pour moi-même !

À cette heure où les filles de ma cohorte terminent avec stupeur leur baccalauréat (quatre ans d'études, c'est long, alors le terminer est difficile à réaliser, sans aucun doute), je reprends mon blog pour vous annoncer avec un retard certain que depuis décembre dernier, j'ai terminé tous mes cours universitaires. Par contre, contrairement à mes collègues, je ne termine pas mon baccalauréat. Il me reste en effet un stage à l'automne prochain, pour une raison dont je reviendrai sans doute parler prochainement.

J'ai toujours été persuadée que je serais malheureuse le jour où je n'aurais plus de cours. À mon grand étonnement, je ne ressens absolument aucun manque jusqu'à maintenant. Peut-être qu'avec mes quatre années d'études en adaptation scolaire et sociale, j'en ai finalement eu assez. Mes cours étaient si répétitifs et s'entrecoupaient tellement que la plupart du temps, je ne pouvais que m'ennuyer. Le comble, c'est que je croulais quand même toujours sous les travaux, des travaux tous aussi répétitifs et ennuyeux. À cette période de l'année où habituellement je suis submergée par les travaux de fin de session et par l'étude pour mes examens finaux, force est de constater que je suis bel et bien heureuse d'avoir terminé les cours. J'ai trouvé d'autres façons de combler ma curiosité insatiable, notamment par Internet et par les livres. L'autoformation, il n'y a rien de mieux. On étudie ce qui nous intéresse et non pas ce que l'on doit apprendre, on va au rythme que l'on veut et on n'a pas de compte à rendre. La belle vie, quoi !

Actuellement, je continue beaucoup de m'autoformer dans le domaine de l'éducation, car je ne passerai pas mon entrevue de la commission scolaire avant minimum décembre prochain. En attendant, je dois veiller à ne pas perdre mes acquis et à me tenir au courant des derniers développement dans le domaine de l'éducation et plus particulièrement de l'adaptation scolaire. Je bâtis tranquillement mon portfolio professionnel et je me monte du matériel scolaire. J'en achète un peu aussi, histoire d'avoir de quoi bien débuter ma carrière. Et je lis beaucoup de littérature jeunesse. Car il est clair que la littérature jeunesse prendra beaucoup de place dans mon enseignement futur.

Malheureusement, le plus souvent, le temps me manque pour mener à bien mes projets ! Parce que même lorsque je ne vais pas à l'université, je suis débordée par le travail, mes nombreux loisirs et projets. Cela explique sans aucun doute mon inconstance à la barre de ce blog ! J'ose tout de même espérer qu'à partir de ce jour et au moins jusqu'à l'automne prochain (vous saurez pourquoi éventuellement), j'arriverai à poster des billets un peu plus régulièrement. Mon objectif (en espérant qu'il soit réaliste) : environ 5 billets par mois.

Je serais heureuse de retrouver mes lecteurs, mais si ce n'est pas le cas, ce n'est pas grave : je suis déjà heureuse d'avoir renoué avec mon blogue et avec l'écriture (en dehors de mes critiques de livres sur Les lectures d'Isabelle bien entendu).

À bientôt j'espère !

lundi 30 août 2010

Le décrochage chez les garçons

Voici une vidéo intéressante sur le décrochage des garçons à l'école au Québec. La personne interviewée est monsieur Égide Roy, professeur d'adaptation scolaire et sociale et spécialiste réputé des troubles du comportement extériorisés à l'école. Bon visionnement !