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vendredi 9 mai 2014

Road-trip nordique, La chute Manitou et le retour à Sept-Îles

Sur la route du retour, comme mon amie tenait absolument à aller marcher dans les tourbières du bord de la route (parce que je lui avais mentionné que ça calle et que c'est épeurant), nous nous sommes arrêtées à un endroit où la route était plus large.
 
La route 138, loin à l'est
 
Heureusement, nous n'avons croisé ni ours, ni loups, mais une magnifique plaque de mousse multicolore. Et, même si j'avais peur de caler au début, j'ai fini par m'habituer à la sensation et même par trouver cela drôle.
 
 
À notre retour sur la route, nous sommes arrêtées à la halte routière d'Aguanish, qui donne sur l'embouchure de la rivière. Quelques mois plus tard, le village allait être victime des feux de forêt.
 
L'embouchure de la rivière à Aguanish
Nous sommes aussi de nouveau arrêté à Rivière-au-Tonnerre, cette fois pour aller voir la rivière. Là encore, nous avons vu du thé du labrador en abondance et en avons cueilli une bonne quantité.
 
La Rivière-au-Tonnerre
Porc-épic croisé sur le bord de la route
Comme prévu, notre dernier arrêt a été à la chute Manitou où, cette fois, nous avons fait le sentier est. Nous nous sommes extasiées devant cette chute, pensant que c'était cela :
 
La première chute est déjà impressionnante !
Mais non, le sentier se poursuivait en descendant, donnant d'abord sur cette petite plage où de minuscules roches rougeâtres broyées par la force de la chute s'accumulent :
 
La plage entre les deux chutes.
Les escaliers menant à la chute Manitou
Puis, enfin, sur la vraie chute. Mon Dieu, quelle surprise ! Cette chute est immense, sans doute plus haute et plus puissante que les chutes Niagara, et ce, en plein milieu de la nature. Pour moi, c'est beaucoup plus impressionnant. En plus, on peut s'approcher tout près de la chute. C'est effrayant, mais ça vaut tellement la peine !






 
La puissance de cette chute est telle que la bruine causée par l'eau se fracassant en bas cache la vue de la suite de la rivière. Du jamais vu, et une magnifique surprise pour la fin de ce road trip magique hors-saison touristique.  
 
De nombreux billots de bois s'accumulent au bas de la chute.
Nous sommes revenues à Sept-Îles en fin de journée. Le lendemain, j'ai reconduit mon amie à Forestville pour son retour à Rimouski. Enfin, je suis retournée à Sept-Îles, ce qui a ajouté plus de 2700 km à mon compteur !

Un road-trip nordique, Natashquan

À notre arrivée tardive à Natashquan, nous sommes allées directement au Port d'Attache pour nous enregistrer. Nous sommes parties pour une marche à la recherche du café l'Échourie, car lorsque mon amie avait appelé pour réserver l'auberge, la propriétaire avait dit que c'était le lancement de la saison touristique et que tout le village se réunissait au café.
 
Nous avons été accueillies en reines, puisque nous étions les premières touristes de l'année. Le responsable belge des activités culturelles du village nous a dit que les premiers touristes étaient les seuls qu'ils aimaient... haha On nous a présenté à tout le monde, dont au propriétaire du café, un homme de Montréal. Nous lui avons jasé un bout de temps, mais nous n'avons jamais su dire s'il détestait les touristes autant qu'il le disait ou s'il ne faisait qu'un show. Disons qu'il avait soit un humour particulier, soit pas d'humour du tout. En tout cas, dire qu'il était insaisissable ne serait pas mentir.
 
Après notre bière, nous nous sommes éclipsées, car toute cette attention qu'on nous donnait nous mettait mal à l'aise. Nous sommes revenues tranquillement vers l'auberge. Le vent était mordant et du sable nous fouettait le visage, ce qui m'a vivement rappelé l'Afrique avant les orages. Puis, comble de l'irréel, nous avons assisté à une aurore boréale, là, un 31 mai.
 
Au retour, nous avons bu notre vin et longuement parlé. Je me rappelle encore ma dernière pensée. Je commencerais le mois de juin là, au bout de la route 138, et je le terminerais encore plus au nord, en Islande. Un été extraordinaire se profilait à l'horizon.
 
Le lendemain, le temps était superbe. Nous avons pris notre petit déjeuner dans la verrière et sommes sorties sur le bord du fleuve pour prendre notre café. Le propriétaire nous a rejoint et nous avons parlé de la vie à Natashquan. J'ai reçu une deuxième invitation à venir enseigner à Natashquan, car, paraît-il les enseignants se font rares et les habitants font tout pour les attirer.
 
Mais selon ma cousine ethnologiste travaillant beaucoup à Natashquan, les enseignants sont surnommés « les étranges » et ne s'intègrent jamais réellement à la vie communautaire du village. C'est sans doute pourquoi la grande majorité repart au bout d'un an ou deux.
 
Les Galets
 
Nous avons pris tout notre temps ce matin-là, et lorsque nous nous sommes finalement décidées à partir, nous sommes allées marcher aux Galets, qui étaient encore fermés.
 
 
Un bateau transformé en maison
Puis, nous avons repris la voiture pour nous rendre au bout de la route, ce qui a été une déception, puisque aucun panneau n'en signalait la fin comme à mon voyage en 2007. La raison en était que le prolongement de la route en direction Kegaska était en construction. Par conséquent, nous n'avons rien pu voir.
La fin de la route 138
 
Au retour, nous sommes allées nous promener sur le chemin de l'aéroport pour voir la toundra, la vraie. Nous avons marché sur de la mousse épaisse et cueilli du thé du labrador en abondance.
 
Marcher dans la mousse, c'est très bizarre ! Elle se remet en place dès qu'on la quitte.
 
Un hydravion s'apprêtant à décoller sur le lac
 
Une antenne au milieu de nulle part.
 
Finalement, nous sommes reparties, car il fallait bien retourner à Sept-Îles. Toutefois, notre road trip nous réservait encore une belle surprise.

Un road-trip nordique, de Sept-Îles à Natashquan

Nous sommes demeurées à Sept-Îles un le temps que je termine mon contrat, c'est-à-dire une journée et demie.
 
Le soir de notre arrivée, nous nous sommes promenées en ville et nous sommes montées vers le Lac Daigle afin de voir la vue sur la ville. De là, on voit quelques-unes des îles de l'archipel, mais surtout, on voit à quel point Sept-Îles est une ville « plate ». En effet, on ne voit aucun dénivelé entre la butte pas très haute où nous sommes et la Baie de Sept-Îles.
 
Au loin, la Baie de Sept-Îles et devant celle-ci,
la ville que nous ne voyons presque pas tellement elle est éloignée.
Comme il ne me restait que des avant-midis à travailler, j'ai pris le premier après-midi pour promener mon amie dans les environs de Sept-Îles. Nous sommes allées au parc Aylmer-Whittom, affectueusement nommé «les écureuils» par les habitants de la ville, au barrage de la rivière Sainte-Marguerite et à Clarke City.
Au parc Aylmer-Whittom
C'est pas pour rien qu'on appelle le parc «les écureuils», ceux-ci sont partout, partout !
 
La rivière Sainte-Marguerite
Le deuxième après-midi, me sentant presque en vacances, nous sommes enfin parties vers Natashquan, notre destination finale.
 
Nous sommes arrêtées à la grandiose rivière Moisie.
 
La rivière Moisie
 
Ensuite, nous sommes allées à la chute Manitou où nous avons fait le sentier Ouest, appelé les cascades. Nous ne le savions pas, mais dans ce sentier,  nous ne voyons pas la chute même, mais les cascades qui coulent partout en périphérie de celle-ci. C'est magnifique, mais tout de même décevant quand on s'attend à voir la chute qu'on entend gronder au loin.
 
Les cascades font leur chemin partout à travers la forêt
À notre retour du sentier, l'après-midi était déjà largement entamé et comme nous ne savions pas combien de temps nous prendrait le sentier est, nous avons préféré poursuivre notre route et y revenir lors de notre retour.
 
Une partie des cascades de la rivière Manitou
Nous nous sommes ensuite arrêtées à la maison de la Chicoutai à Rivière-au-Tonnerre. Nous avons été les premières clientes du couple, qui avait ouvert ses portes le jour même. Nous nous sommes procuré des produits de chicoutai ou plaquebière, cette petite baie orangée rarissime poussant en Minganie.
 
Mon amie, très intéressée par tout ce qui touche de près ou de loin la botanique, s'est informée à propos du thé du labrador. L'homme nous a gentiment indiqué où on pourrait en trouver et comment la reconnaître, ce qui nous a sauvé, car la plante pousse souvent mélangée à une autre, toxique celle-là, qui est presque identique. Nous nous sommes donc rendues près du cimetière et nous avons fait nos premières armes en matière de cueillette de thé du labrador, même si on était définitivement hors saison.
 
Le village de Rivière-au-Tonnerre
L'après-midi touchait presque déjà à sa fin quand nous avons quitté Rivière-au-Tonnerre. Déjà, nous avions abandonné l'idée d'arriver à Natashquan pour le coucher du soleil. C'est pourquoi nous nous sommes arrêtées au Havre-Saint-Pierre pour souper chez Julie, un restaurant à l'apparence douteuse mais aux repas délicieux. J'en avais un excellent souvenir, même si contrairement à la majorité des gens qui y mangent, je n'aime pas les fruits de mer qui sont extrêmement frais et abondant au Havre.
 
Le restaurant Chez Julie.
Personne ne peut se douter de la qualité de la nourriture, à moins de connaître la réputation de l'endroit.
En sortant, nous étions complètement sustentées. Nous avons fait un crochet par la SAQ pour s'acheter une bonne bouteille de vin ainsi que du vin de chicoutai avant de reprendre la route vers Natashquan.
 
Sur la route, il y avait beaucoup de bois, beaucoup de tourbe, parfois un minuscule village. Nous avons assisté à un magnifique coucher de soleil et nous avons croisé un ours sur le bord de la route. Nous étions presque totalement seules sur la route. Oui, nous étions définitivement dans le nord.
 
Juste avant d'arriver à Natashquan, ma voiture a fait son soixante-millième kilomètre, et ce, à vingt-et-une heure pile, ce qui a valu une photo.
 
 
Dans le prochain billet, je parlerai de notre séjour à  Natashquan et de notre retour à Sept-Îles. 

mercredi 7 mai 2014

Un road trip nordique, de Tadoussac à Sept-îles

Retour cette fois-ci au printemps 2013, entre le 28 mai et le 3 juin. Une de mes amies était en vacances et a mentionné son souhait de me rendre visite sur la Côte-Nord. J'étais si enchantée (cela n'arrive pas souvent, lorsqu'on reste loin de la maison) que je lui ai proposé de lui faire visiter la région.
 
À cette époque, j'avais très peu de suppléance et j'avais presque fini mon petit contrat de 6h semaine. Par conséquent, j'avais beaucoup de disponibilités.  Le 28 mai vers l'heure du midi, je suis donc partie de Sept-Îles pour aller chercher mon amie au traversier de Forestville. Comme je n'étais pas pressée de revenir à Sept-Îles, je lui ai proposé de passer la première nuit à Forestville. Nous avons donc pris une chambre de motel et sommes parties à Sacré-Coeur Saguenay à la recherche d'un chalet que nous prévoyions louer avec d'autres amies l'automne suivant.
 
C'est ainsi que nous avons découvert le magnifique hameau de l'Anse-aux-Roches, donnant sur le fjord du Saguenay. Nous avons assisté au coucher de soleil avant d'aller souper à Tadoussac et de revenir à Forestville pour la nuit.
 
 

Le lendemain, j'étais en congé, ce qui fait que nous avons pris notre temps sur la route entre Forestville et Sept-Îles.
 
Nous sommes arrêtées aux Îlets-Jérémie :
 
 
À la rivière Papinachois:
 
 
Au quai de Ragueneau :
 
 
Au parc régional de la Pointe-aux-Outardes:
 
 
À Baie-Comeau pour déjeuner au Boucanier.
 
Au superbe panorama entre Baie-Comeau et Franquelin :
 


 À Franquelin :
 
À Baie-Trinité :
 
 
Et à Pointe-aux-Anglais :
 
 

lundi 29 avril 2013

La terre de Caïn

Voici une belle trouvaille que j'ai faite (une fois de plus sur le site de l'Office national du film). Il s'agit d'un film 1949 et présentant la région de la Côte-Nord où je demeure maintenant. C'est super intéressant, et surtout curieux de voir des endroits que je connais en noir et blanc ! Un film à voir pour tous les habitants de la région !
 
 


vendredi 12 avril 2013

Wapikoni-Escale à Kitcisakik

Depuis que je demeure à Sept-Îles, une ville où il y a beaucoup de montagnais, je me questionne beaucoup sur ce que les gens disent à propos des autochtones. J'ai toujours dit que les gens avaient des préjugés, mais je réalise depuis que je vis ici que ce qui est dit à leur propos est en partie vrai. Mais pourquoi ? je persiste à me demander.
 
Voici un film que je viens tout juste de découvrir sur le site de l'Office National du film qui nous permet de voir les peuples autochtones de l'intérieur, d'une façon beaucoup plus humaine et réaliste que j'ai jamais vue. Ici, on entend des autochtones nous parler de leur vie, de leur façon de percevoir les blancs. C'est très intéressant, de même que l'initiative des gens de Wapikoni, une roulotte qui sillonne les réserves du Québec afin d'initier les autochtones à la réalisations de courts-métrages. Touchant.
 
 


jeudi 9 août 2012

Logement à Sept-Îles

Vous vous demandez peut-être pourquoi je vais habiter dans la maison de la mère d'une collègue de travail plutôt que de louer un appartement ou une chambre.
C'est qu'avec le Plan Nord et tous les travailleurs qui n'habitent Sept-Îles que la semaine, il y a une véritable pénurie de logement à Sept-Îles. De plus, les rares appartements ou chambres à louer disponibles le sont à des prix faramineux.
Puisque la plupart des travailleurs qui habitent Sept-Îles la semaine travaillent pour des compagnies de construction qui leur paie le logement, les propriétaires ont tendance à augmenter leurs prix de façon disproportionnée pour faire plus de profit.
Par conséquent, la plupart des chambres à louer que j'ai vues étaient soit très loin de Sept-Îles, soit extrêmement cher. Des chambres à 200$ la semaine, ce n'est pas une pauvre étudiante sans emploi qui peut se payer cela...
Le prix des logements a bien failli me faire regretter mon choix d'aller faire mon stage à Sept-Îles. Heureusement que la mère de ma collègue Bianca y demeure ! En plus, cela semble lui faire vraiment plaisir d'avoir de la compagnie. Je vous le dis, j'étais due pour partir là-bas !

mercredi 8 août 2012

Pointe-aux-Anglais

Il n'y a pas grand chose à dire du voyage de retour vers Rimouski, si ce n'est que nous avons fait un court arrêt à Pointe-aux-Anglais, que je considère comme la plus belle plage du Québec. J'y ai recueilli du sable comme je le fais pour toutes mes destinations voyages. Je l'ai ensuite comparé à ceux que j'ai pris en Jamaïque, en Écosse et aux Bahamas. Et bien, le sable de Pointe-aux-Anglais, Côte-Nord, n'a rien à envier à celui des autres !




Une visite à Sept-Îles

Au début du mois de juin, j'ai pris congé de mon travail pour aller à Sept-Îles. Je voulais rencontrer mon enseignante associée avant la fin de l'année scolaire et aussi visiter la maison dans laquelle je vais vivre pour les prochains mois.
Nous sommes donc parties en road trip mère-fille. Nous avons pris la traverse Matane-Baie-Comeau, puis nous avons roulé tranquillement vers Sept-Îles. Nous sommes arrivées à Baie-Comeau vers 5h30, mais nous n'avions pas encore faim. Nous avons donc roulé jusqu'à Baie-Trinité où nous sommes arrêtées chez Ti-Bert pour souper. Lors de notre voyage sur la Côte-Nord en 2007, nous y étions arrêtés, et nous avions bien apprécié la nourriture simple de ce petit restaurant de camionneur.
Après souper, nous avons repris la route et apprécié les paysages de la Côte-Nord. Le soleil s'est couché alors que nous étions à Gallix, c'était merveilleux. Et puis la lune ! Elle était immense et droit devant nous !
Arrivées à Sept-Îles, nous sommes allées au Couche-Tard nous chercher de quoi déjeuner le lendemain matin. Nous en avons profité pour demander les indications pour se rendre à mon école où j'avais rendez-vous avec mon enseignante associée à 10h le lendemain matin. Nous sommes allées voir où se trouvait l'école avant d'aller nous coucher dans un motel très bas de gamme. Les murs sont en carton et le plancher n'est même pas au niveau. Heureusement, on ne peut rien reprocher au nettoyage qui était impeccable.  
Le lendemain, je me suis levée tôt et je me suis préparée à la rencontre. L'école m'a fait impression dès que j'y suis entrée. L'école Camille-Marcoux est une école à aire ouverte dont les plafonds sont très hauts, un peu comme dans une polyvalente. Les enseignantes semblent généralement jeunes et motivées et le directeur, sympathique. Quant à mon enseignante associée, je me suis immédiatement bien entendu avec elle.
Comme c'est la première fois qu'elle reçoit une stagiaire, elle a un stress de performance qui me plaît parce que je sais qu'elle se préoccupera plus de mon bien-être que quelqu'un qui reçoit une ou deux stagiaires à toutes les années. Nous avons échangé sur l'école, sur le métier et sur nos attentes respectives. Elle m'a aussi fait visiter l'école et présentée à quelques élèves et professeurs. L'école m'est apparue comme un véritable labyrinthe ! Même si c'est à aire ouverte, pour se rendre au local d'orthopédagogie, il faut passer par de nombreuses portes. J'ai eu l'impression de tourner en rond jusqu'à entrer dans le local au beau milieu de l'école !
Je suis ressortie enchantée de ma visite ! Après cela, je suis retournée rejoindre maman au motel, puis nous sommes sorties nous chercher à dîner.
L'après-midi, nous sommes allées visiter la maison où je vais habiter, qui est en fait celle de la mère d'une ancienne collègue de travail. Elle tient une garderie et a deux chambres libres au sous-sol. La chambre est correct, sans plus. J'ai cependant adoré la salle de bains que j'utiliserai presque exclusivement. La dame me préparera tous mes repas, idée que j'aime bien parce que je serai très occupée mais qui me déplaît aussi un peu parce que je ne pourrai pas surveiller mon alimentation à ma guise.
Toutefois, la dame est très sympathique et rien ne semble être un problème pour elle ! Ça me fera sans doute beaucoup de bien d'avoir une telle personne dans ma vie !
Maman et moi avons ensuite parcouru la ville en voiture jusqu'à l'heure du souper. Nous avons soupé à la Cage au Sports de la marina de Sept-îles, car mon amie Michèle y travaille. Celle-ci nous a installées à l'étage, d'où la vue est magnifique. J'ai dégusté des burritos avec une bonne Corona. La vie était belle ! J'étais enfin certaine d'avoir fait le bon choix !

mardi 2 octobre 2007

Côte-Nord. 8 août, partie 3 / August 8th, part 3

Retour de Manic 5 sous une pluie battante. Des heures de route sous une pluie battante. Rien de plus ennuyeux. Je prends mon livre que je lisais à ce moment là, Harry Potter and the Deathly Hallows et à certains moments je somnole.
We get back from Manic 5 under a strong rain. Hours of road under the strong rain. Nothing is more boring. I take the book I was reading at the moment, Harry Potter and the Deathly Hallows and sometimes I sleep.
Nous devons être à Forrestville pour 4h30. La dernière fois que nous avons pris ce bateau à partir de Forrestville, nous l'avons manqué de quelques minutes. Nous ne voulons pas revivre l'expérience, mais encore une fois l'horaire va être serré. Malgré qu'on a mangé qu'un muffin au déjeuner, nous ne nous arrêtons pas pour manger. Tout cela pour découvrir que le CNM ne partira pas à cause des fortes vagues. Comme le CNM évolution est un catamaran, il aurait été risqué de traverser.
We had to be in Forrestville at 4:30 PM. The last time we took that boat from Forrestville, we missed it from a few minutes only. We didn't want to relive the experience, but once again the schedule was tight. Even though we only ate a muffin for breakfast, we didn't stop to eat. We arrived just in time to find out that the CNM wouldn't be leaving because the waves were dangerous. As the CNM évolution is a catamaran, it would have been risky to take the ferry.
Désemparés, nous ne savons pas quoi faire. Nous savons que le traversier de St-Siméon va sûrement traverser, puisqu'il est plus gros, mais la question est de savoir si nous aurons de la place. Comme si on avait pas déjà fait assez de route cette journée là (plus de 8 heures), on repars pour quelques heures supplémentaires, toujours sous la pluie ! Journée très déprimante !
We didn't know what to do. We knew the ferry of St-Siméon was probably going to cross the St.Lawrence, because it is a much bigger ferry, but the real question was: were they going to have place for us ? As if we hadn't done enough road that day (more then 8 hours), we left again for another couple of hours under the rain ! What a depressing day !
Normalement, pour aller à St-Siméon, nous avons besoin de contourner toute la région du Saguenay. Heureusement, mon père se souvient d'un petit traversier qui traverse le fjord du Saguenay. Il fait office de «pont» entre la Côte-Nord et le Saguenay. Nous étions à l'extrémité droite du bateau, et à cause des vagues, nous avions l'impression que nous allions tomber dans l'eau.
Normally, to go to St-Siméon, we need to pass by all the Saguenay region. Fortunately, my father remembered a little ferry in the Saguenay fjord that's linking the Côte-Nord region to the Saguenay region. We were at the right extreme of the boat, and we felt like we would fall in the water because of the waves.
Nous arrivons finalement à St-Siméon où on nous demande de se mettre dans la file. Nous devons attendre près de deux heures avant de savoir si nous allons passer. Après avoir vu plus d'une soixantaine de voitures entrer dans le bateau, nous désespérons, mais nous entrons !! Et surprise: des dizaines et des dizaines d'autres voitures entrent aussi !
We finally arrive in St-Siméon where we are asked to wait in a line. We have almost two hours to wait before we know whether we're going to pass or not ! After having seen more then 60 cars pass, we are desesperated, but we get in !! And surprise: dozens and dozens of other cars fit in too !
C'est si dommage que je n'aie pas apporté mon appareil photo sur le pont. Nous avons assisté à un merveilleux coucher de soleil sur les îles du St-Laurent. De plus, des douzaines de goélands ont suivi le bateau du début à la fin !
That's so bad that I haven't brought my camera on the bridge. We saw a magnificient sunset on the St.Lawrence islands. Also, dozens of gulls followed the boat from the beginning to the end.
Les vagues étaient moins fortes que ce que nous nous attendions, mais étaient suffisantes pour que les gens se cognent les uns contre les autres.
The waves weren't as strong as expected, but they were strong enough for the people hit each other when trying to walk.
Arrivés à Rivière-du-Loup, nous avons encore une autre heure de route avant d'être à la maison. C'est ainsi que nous sommes arrivés à destination cinq heures plus tard que prévu !
Arrived in Rivière-du-Loup, we have another hour of road to do. That's how we arrived five hours later then expected !

lundi 1 octobre 2007

Quelques chiffres sur Manic 5 / Some statistics about Manic 5

On dit souvent qu'une image vaut mille mots. Dans ce cas-ci, je trouve que les images ne sont pas suffisantes pour se figurer à quel point le barrage Daniel-Johnson (ou Manic 5) est une oeuvre grandiose.
We often hear that an image is worth a thousand words. This time, I think the images don't tell enough to imagine how the Daniel-Johnson barrage (Manic 5) is a imposing work.


Le barrage/The barrage


Hauteur/Height: 214 m. Saviez-vous que si on mettait la statue de la liberté (71 m) en face de la voûte centrale, elle aurait l'air ridiculement petite ? Même le Stade Olympique de Montréal n'est pas si haut (175 m). 214 m . Did you know that if we put the Liberty Statue in front of the central vault, it would look ridiculously small ? Even Montreal's Olympic Stadium is smaller (175m).
Longueur/Lenght:1314 m Ça n'avait pas l'air si long sur les photos, n'est-ce-pas ? C'est presqu'un kilomètre et demi ! It didn't look so long on the picture, isn't it ? It's almost a kilometer and a half !
Largeur/Width: 6 m
Poids/Weight: 5 440 000 tonnes métriques. 5 440 000 metric tons
Volume/Volume: 2 255 000 m3
Nombre de voûtes/Number of vaults:13
Nombre de contreforts/number of buttresses: 14



Le barrage Daniel-Johnson est en fait le plus imposant barrage à voûtes et contreforts multiples au monde.
Daniel-Johnson's barrage is the biggest multiples vaults and buttresses barrage in the world !


Le réservoir/The reservoir


Superficie / Superficy: 1942 m2
Longueur /Lenght: 200 km
Capacité/Capacity: 138,8 milliards de m3. 138,8 billions of m3.




Les centrales/The centrals


Manic 5 : 1528 MW
Manic 5 PA: 1064 MW

La construction /The construction

Vous vous demandez peut-être pourquoi je disais qu'il fallait plus qu'une bombe pour faire céder le barrage. Je vous explique: le béton est d'une résistance de 316 kg/cm2 (4500 lbs/pouce carré).
You may have wondered why I said that the barrage needed more then a bomb to brake. I explain: the concrete resistance is 316 kg/cm 2 or 4500 lbs/square thumb.

Parlant de béton, le volume total utilisé aurait été suffisant pour construire un trottoir du Pôle Nord au Pôle Sud ! Mais si le barrage avait été construit de façon standard plutôt qu'avec des voûtes et contreforts, il aurait nécessité dix fois plus de béton !
Speaking of concrete, the total volume used would have been enough to build a sidewalk from the North Pole to the South Pole ! But if the barrage had been built in the standard way, it would have necessitated 10 times more concrete !

Un total de 12 900 personnes sont passées à Manic 5 pendant sa construction. Avec les familles, il pouvait y avoir un total de 4700 personnes en même temps sur le chantier. Cela a donné naissance à un véritable village avec école, salle de spectacle, centre sportif, bars, hôpital, église, etc. Ce village n'existe plus depuis la fin de la construction. De 1959 à 1971, c'est-à-dire sur toute la période de construction du barrage, plus de 400 enfants sont nés.
A total of 12 900 persons passed to Manic 5 during the construction. With the families, it could have a total of 4700 on the place at the same time. It gave birth to a real village with school, show room, sportive centre, bars, hospital and church, etc. This village no more exist since the end of the construction. From 1959 to 1971, which is the construction period, more then 400 children were born.

Historique/Historical events

1959: Installation des premiers campements. Installations of the first campments.
1961: Les galleries de dérivation qui permettront la construction du barrage sont terminées. The derivation galleries who will allow the barrage to be constructed are finnished.
1965: La construction du barrage est terminée à 50%. The barrage construction is finnished at 50%.
1968: Le barrage est terminé. L'inauguration est reportée à cause du décès sur les lieux du premier ministre Daniel Johnson (il est mort d'une crise cardiaque la veille de l'inauguration de SON projet !). The barrage is finnished. The inauguration is reported because of the death of the Prime Minister Daniel Johnson at Manic 5 (he died from a heart attack the day before the inauguration of HIS own project !).
1969: Un an après, jour pour jour, le barrage est inauguré et nommé Barrage Daniel Johnson. One year after, the barrage is inaugurated and named barrage Daniel Daniel Johnson.

Côte-Nord. 8 août, partie 2 / August 8th, part 2

À notre arrivée à Manic 5 la première chose que nous avons fait, comme tout le monde, apparemment, a été d'aller aux toilettes ! Puis, nous nous sommes inscrits pour la visite guidée. Là-bas, on ne prend de risque: on nous enlève sacs, étuis à appareil numérique, sacoches, etc. On ne nous laisse qu'appareil photo et pompes dans le cas des asthmatiques. On ne plaisante pas avec un barrage de cette taille ! Ça ferait des méchants dégâts s'il fallait qu'il cède ! Mais d'après ce que j'ai compris, ce n'est pas une simple bombe qui le ferait céder !
At our arrival at Manic 5, the first thing we did was to go to the toilets. It seems like it is the case for everybody ! Then, we made our inscription for the guided tour. No risk is taken: they ask us to leave our bags, camera case and handbags. We can bring nothing else except our cameras and asthmatic pumps. We're not kidding with such a big barrage ! That would be catastrophic if ever it broke ! But from what I understood, it would need much more then a bomb to brake !
La première étape de la visite guidée est un petit cours théorique. En premier lieu, on reçoit un petit cours de base sur l'électricité où je n'ai rien appris. C'était en fait pour s'assurer que tout le monde avait des connaissances de base pour comprendre la suite. Puis, on nous a expliqué le fonctionnement du barrage et de la centrale électrique ainsi que ses composantes. Finalement, la partie la plus fascinante à mon avis a été l'historique de la construction du barrage qui s'est échelonnée sur plusieurs années.
The first step of the guided tour was a little theoric course. First of all, we get a little basic course on electricity where I didn't learn anything. That was just to make sure everybody knew enough to understand what was going to follow. After that, we got an explanation on how the barrage and electrical central worked and what were their components. Finally, the most fascinating part in my opinion was the historical part that showed how was made the construction of the barrage which lasted many years.
À la deuxième étape du tour guidé, on est embarqués dans une autobus avec nos casques de protection pour la visite de la centrale et du pied du barrage. Dans la centrale (extrêmement bruyante), notre guide nous a montré les différentes composantes dont il nous avait expliqué le fonctionnement auparavant. Puis, nous avons pu admirer le barrage dans toute sa grandeur depuis le pied de sa voûte centrale.
At the second step of the guided tour, we went in a bus with our protection helmets to visit the electrical central and the bottom of the barrage. In the central (which was extremely noisy), our guide showed us the different components he had explained the functions previously. Then, we had the chance to admire the barrage in all its height from the bottom of the central vault.
Puis, l'autobus nous a menés au-dessus du barrage afin que nous puissions admirer d'un côté une infime partie de l'immense réservoir Manicouagan et de l'autre le bas du barrage. L'effet était plutôt spécial. D'un côté, on avait l'impression d'être sur le haut d'un gratte-ciel, et de l'autre, sur une route qui flotte sur l'eau !
Then, the bus brang us to the top of the barrage where we could see at one side a tiny part of the huge Manicouagan reservoir and the other the bottom of the barrage. The effect was weird. One side you felt like you were at the top of a high building and the other it felt like you were on a road floating on the water !
Finalement, l'autobus nous a menés à un panorama d'où on avait une excellente vue d'ensemble: le barrage, la route et la centrale.
Finally, the bus brang us to a panorama where we had an excellent view on the whole place: the barrage, the road and the central.
La visite a été marquante et très impressionnante. Au prochain message, je vais vous donner plein de statistiques pour vous aider à vous en rendre compte.
The visit was very impressive and will stay in my memory. On the next post, I will put statistics to help to see how impressive it was.