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vendredi 25 avril 2014

Stage IV et suppléance

Le 19 août 2012, c'était déjà le temps pour moi de terminer mes bagages pour déménager à Sept-Îles pour commencer mon stage IV ainsi que ma nouvelle vie.
 
Ce stage de quatre mois en orthopédagogie a été déterminant dans ma vie. Même s'il a été très éprouvant pour moi émotionnellement, il m'a confirmé que j'aimais bel et bien l'orthopédagogie bien plus que les classes d'adaptation scolaire. J'ai traversé de nombreuses épreuves durant lesquelles j'ai énormément mis ma compétence en doute. De plus, mon associée ne me rassurait pas beaucoup. C'est parfois elle qui me faisait (non méchamment, je le précise) douter encore plus.
 
J'ai aussi eu des moments de gloire, notamment avec un petit garçon de deuxième année qui ne reconnaissait toujours pas ses chiffres et qui lisait avec énormément de difficulté. Ce petit a débloqué en grande partie grâce à mon travail.
 
Malheureusement, les difficultés ont pris plus d'importance pour moi que mes victoires. J'avais (et j'ai toujours) une énorme difficulté à gérer les groupes, qu'ils soient petits ou grands. J'avais aussi beaucoup de difficultés à diviser mon attention entre les élèves. Je me donnais entièrement à un élève, et pendant ce temps, les autres avaient tendance à perdre leur temps jusqu'à ce que je leur vienne en aide.
 
Je suis ressortie de mon stage pleine de doutes, mais avec la ferme intention de revenir à Sept-Îles pour le reste de l'année. J'avais bon espoir de devenir titulaire d'une classe à ratio réduit, puisque j'étais la seule diplômée qualifiée en ville pour le faire.
 
Finalement, je ne l'ai pas eu. À ma place, l'école a choisi un général d'armée (au figuré, bien sûr) non qualifié. Il faut dire que la classe était très difficile. Avec le recul, je comprends qu'ils ont pris la bonne décision, mais cela a été très difficile à admettre. Je pensais tellement l'avoir que je pensais que j'allais éviter l'étape obligée de la suppléance.
 
Finalement, je n'ai pas eu le choix. Encore là, j'ai eu de gros moments de doute et de découragement, tellement je n'ai aucun talent avec les grands groupes. Tout le monde me répétait que c'est normal en suppléance et que c'est dur, mais ils n'avaient aucune idée à quel point je perdais le contrôle avec mes groupes. Même le téléphone me confirmait mon manque de talent : il sonnait de moins en moins, alors que celui d'autres suppléantes de ma connaissance sonnait de plus en plus. Comment ne pas se décourager dans ces temps-là ?
 
Une chance que mon téléphone a sonné. Cela m'a pratiquement sauvée d'un abandon de carrière. Une école m'a appelée. Ils rajoutaient des heures en orthopédagogie pour le préscolaire et la troisième année et voulaient que ce soit moi qui le fasse. Cela m'a enfin donné la chance de me faire valoir. Les enseignants ont vu que derrière la fille qui manque de confiance et qui désorganise les classes se cache une personne qui peut aider des enfants à débloquer. J'ai entre autres eu une nouvelle victoire avec un élève un peu spécial qui n'apprenait pas à dénombrer, ni à reconnaître les chiffres.
 
J'ai aussi eu la chance de faire la connaissance d'une enseignante extraordinaire (aujourd'hui conseillère pédagogique) qui croit énormément en moi et qui vante mon potentiel auprès de tout le monde, même des directions d'école. Cette personne, ainsi qu'une autre enseignante que j'avais rencontré durant mon stage et qui se trouvait à la même école que moi après les Fêtes, ont été mes anges gardiens. Je leur en suis énormément reconnaissante.

mercredi 8 août 2012

Mon stage IV

Vous savez déjà que j'effectuerai mon quatrième et dernier stage à Sept-Îles. Plus précisément, ça sera à l'école primaire Camille-Marcoux, en orthopédagogie finalement !

Je suis entrée dans ce baccalauréat en me voyant exercer en tant qu'orthopédagogue enseignante, mais le sort s'est acharné sur moi en me donnant des stages dans tous les domaines sauf dans celui que je pense vouloir exercer. D'abord un stage dans une classe spéciale pour troubles envahissants du développement, puis un stage au secondaire à la formation aux métiers semi-spécialisés, et finalement un stage dans une classe spéciale constituée d'enfants avec des troubles d'apprentissages de natures différentes. Sans compter le stage que j'ai abandonné, avec des troubles graves du comportement. En fait, pour mon stage III, je devais être initialement en orthopégagogie, mais mon associée est tombée enceinte avant le début du stage. L'université m'a alors placée avec des troubles graves du comportement, la clientèle qui m'intéresse le moins et qui me fait le plus peur. Finalement, j'ai dû abandonner (même si cela me faisait plaisir, ce n'était pas par choix que j'ai abandonné ce stage) pour me retrouver dans une nouvelle classe spéciale.

C'est d'ailleurs en grande partie parce que je n'obtenais pas les stages de mon choix que j'ai décidé d'aller à Sept-Îles. J'ai même inscrit sur la feuille d'inscription au stage que si l'agente de stage ne me trouvait pas de place en orthopédagogie à Sept-Îles, qu'elle devait me place n'importe où sur le territoire, même sur la Basse-Côte-Nord ou aux Îles-de-la-Madeleine s'il le fallait. Manière un peu brusque mais nécessaire de la réveiller et de la convaincre que c'est vraiment ce que je désire...

Imaginez. Avec le baccalauréat que j'ai, j'ai à peu près 80% de chances d'exercer en orthopédagogie. Si je n'avais pas eu ce stage, je n'aurais eu aucune idée de ce qu'il fallait faire. Terrible. Monter des dossiers, supporter les autres enseignantes, travailler le développement de la lecture... Ce sont toutes de terribles lacunes que j'ai encore alors que mes collègues de l'université ont déjà leur diplôme en main. Je suis immensément soulagée d'avoir le stage que j'ai, d'autant plus que mon enseignante associée m'est très sympathique.

Je ne pensais pas dire cela en parlant de mon stage 4, que j'appréhende depuis le début de mon baccalauréat, mais j'ai HÂTE !

mardi 31 juillet 2012

Les élèves de mon stage III

En plus de vous parler de mon expérience générale de stage lors de mon stage 3, j'avais aussi envie de vous présenter les élèves de la classe qui m'ont tous marqué à leur manière et qui m'ont aussi énormément appris.

Par leurs difficultés de nature complètement différente de même que par leurs différences de maturité et de niveau de scolaire, ils m'ont amené à me dépasser et à user de toute mon imaginer pour arriver à trouver des activités qu'ils pourraient tous faire ensemble et qui en même temps permettraient de développer les compétences prescrits par le programme de formation de l'école québécoise.

Commençons par les garçons, qui n'étaient que deux dans la classe.

Le premier, que j'appelerai S.M., était un grand garçon de douze ans au physique d'un garçon de son âge et au développement intellectuel beaucoup moins avancé. Il a reçu le diagnostic de déficience intellectuel, qui prime celui de dyslexie. Cependant, même s'il n'en a pas reçu le diagnostic, c'est avec sa dyslexie beaucoup plus qu'avec sa déficience intellectuelle qu'il fallait composer au quotidien. À douze ans, S.M. avait toujours le niveau de lecture d'un élève faible de première année. Je suis convaincue qu'il pourrait être rendu beaucoup plus loin en lecture aujourd'hui s'il avait eu le soutien de sa famille qui le néglige énormément. Cela me crevait le coeur de toujours le voir sale, sans collection et le ventre creux. À son âge, on a besoin de manger (et beaucoup à part de cela) pour arriver à se concentrer à l'école !

Le deuxième garçon est S.T. Il était dans la classe de mon enseignante associée et de son éducatrice depuis six ans et ne lisait toujours pas. S.T. a aussi reçu le diagnostic de déficience intellectuelle moyenne. Il a onze ans mais en paraît six ou sept seulement Il est mignon comme tout, mais grognon. Il a depuis longtemps perdu tout intérêt pour l'école, car il comprend très bien que ce que l'on s'acharne à lui enseigner est au-dessus de ses capacités. S.T. a quitté la classe avant la fin de mon stage quand il a déménagé avec sa mère. Nous avons fait la découverte qu'il y avait des problèmes de violence dans sa famille.

Maintenant, je vais vous parler des quatre filles du groupe.

R.A. est une autre fille dont la vie a été parsemée de difficultés. Elle a eu la malchance de naître dans la rue. Peu après sa naissance, elle a eu la méningite qui l'a presque laissée dans l'état d'un légume. Elle ne pouvait plus marcher, elle a perdu une grande partie de sa vision périphérique et souffre maintenant de déficience intellectuelle. Comme ses parents ne pouvaient s'occuper d'elle, elle a été adoptée par une famille qui s'occupe très bien d'elle. Ils lui ont fait faire des séances de physiothérapie qui lui ont sauvé la vie. Aujourd'hui, R.A. peut marcher et même courir presque normalement. Toutefois, sa famille vit toujours comme au XIXe siècle. Elle vit dans la plus grande pauvreté et ses connaissances en matière d'informatique et de télévision frôlent zéro. Cela fait d'elle la risée des élèves, d'autant plus qu'elle ferait n'importe quoi pour se faire des amis. R.A. a un coeur d'or. Elle veut aider tout le monde, dans n'importe quelle circonstances, même lorsque ce n'est pas approprié. Par conséquent, elle se trouve à se mêler de ce qui ne la regarde pas, notamment en faisant la discipline quand l'enseignant laisse passer certaines choses. Cela lui met malheureusement aussi les enseignants à dos, ce qui est vraiment dommage car cette fille a vraiment de bonnes intentions.

R. est l'une des rares personnes de la classe d'avoir la chance d'être né dans une bonne famille. Ses deux parents sont toujours ensemble et s'occupent magnifiquement bien d'elle et de son frère. De plus, contrairement à la majorité des parents, les siens ont des attentes réalistes à l'égard de ce que peut accomplir leur fille. R. a également reçu le diagnostique de déficience intellectuelle, mais comme pour S.M., c'est une autre problématique qui domine. Même si elle n'en a pas reçu le diagnostic parce qu'il est englobé par celui de d.i, R. souffre définitivement de dysphasie et de dyspraxie, ce qui rend son langage pratiquement incompréhensible pour celui qui ne la connaît pas bien. À huit ans, elle ne lit toujours pas, mais elle surprend souvent par ce qu'elle peut accomplir. C'est une petite fille extrêmement affectueuse et enjouée. C'était un véritable bonheur que de la côtoyer au quotidien !

M., quant à elle, est autiste. Elle a de terribles de beaux yeux qui captivent tout le monde et qui leur fait oublier qu'il faut demeurer ferme pour obtenir des résultats avec elle. M. est le cas d'autisme le plus impressionnant que j'ai côtoyé, plus que tous ceux qui se trouvaient dans la classe de mon premier stage. Elle présente presque toutes les caractéristiques de l'autisme et de façon très développée. Elle fait énormément d'écholalie, ses sujets de préférence étant la Guerre des clans et les avis de décès à la radio. M. adore chanter, et elle a beaucoup de talent pour ses huit ans. Elle adore aller dans le snoezelen. Comme travailler avec elle demande une très grande connaissance de l'autisme, elle est toujours accompagnée d'une éducatrice. C'est pourquoi je n'ai que très peu travaillé avec elle au cours de mon stage. Je peux toutefois vous dire qu'elle me surprenait à tous les jours, souvent en positif mais aussi souvent par son petit caractère !

Finalement C. C. est un véritable rayon de soleil, celle qui pourrait en apprendre à tout le monde en ce qui concerne l'optimisme et la bonne volonté. C. est un cas lourd de paralysie cérébrale. À huit ans seulement, elle est déjà depuis longtemps en chaise roulante et ne contrôle que très peu les mouvements de ses mains. Elle n'a pas non plus de contrôle sur la production de sa salive et ne peut pas parler. Elle a aussi une déficience intellectuelle, bien que non diagnostiquée parce que ses parents refusent de la faire évaluer. L'ensemble de ces caractéristiques fait en sorte que de nombreuses adaptations doivent être apportées afin qu'elle fasse des apprentissages. Malgré les efforts acharnés de son éducatrice et de mon enseignante, ses progrès ne sont pas constants. Ce qu'elle paraît savoir un jour est complètement oublié le lendemain ou effacé par les nouvelles connaissances qui s'ajoutent. À cause de cela, elle n'arrive ni à lire, ni à compter. Toutefois, C. ne lâche jamais et attaque chaque tâche avec bonne humeur et volonté. Elle sourit toujours et ricane au moindre clin d'oeil qu'on lui fait. En deux mois à la côtoyer, je ne l'ai jamais vue triste ou fâchée. Quand je trouverai ma vie difficile à l'avenir, je me rappelerai toujours d'elle comme d'un exemple à suivre.

lundi 23 juillet 2012

Mon choix : Sept-Îles

En janvier, lorsque j'ai dû remplir mon formulaire de demande de stage, j'étais dans un de ces dilemmes...

Tout au long de mon baccalauréat, j'ai hésité entre deux régions, une proche de chez moi et une beaucoup plus loin. J'hésitais entre la Matapédia, où j'ai appris qu'il manque tellement de suppléantes que les concierges sont parfois pris pour remplacer les enseignantes malades, et la Côte-Nord, une région que j'adore et où je sais que le besoin se fait pressant.

Cela aurait été tellement plus facile de choisir la Matapédia : j'aime la région, j'y ai des amis, ça ne fait pas trop de route pour rejoindre ma famille et mes amis à Rimouski, et je ne serais pas complètement isolée l'hiver à cause du fleuve. J'aurais eu aussi quand même régulièrement l'occasion de faire des escapades à Québec, alors qu'en étant à Sept-Îles cela devient beaucoup plus difficile à cause des distances.

Toutefois, ma première idée c'était la Côte-Nord et je refusais d'en démordre. J'avais même envie d'aller à Havre St-Pierre, une petite ville pour laquelle j'ai eu un coup de foudre quand j'y suis allée en 2007. Mais là, ça commençait à être loin ! Mon choix s'est donc finalement porté sur Sept-Îles, une ville plus proche et aussi plus grosse, plus semblable à Rimouski en termes de services offerts.

Croyez-moi ou non, à ce moment-là, je n'avais même pas pensé au Plan Nord. Peu après avoir pris ma décision, j'ai appris que la ville de Sept-Îles projetait de construire deux nouvelles écoles primaires dans les années à venir ! Déjà que les enseignantes en adaptation scolaire sont une denrée rare sur la Côte-Nord, j'ose croire que je n'aurai pas trop de mal à me trouver un emploi rapidement après mon stage si je décide d'y rester.

Mais qui dit ville en expansion, dit aussi manque de logement et prix exorbitants... Mais cela, c'est une autre histoire...

Pourquoi faire mon dernier stage à l'extérieur ?

Depuis le début de mes études en adaptation scolaire, j'ai en tête l'idée d'aller faire mon dernier stage à l'extérieur de la ville, et ce, pour plusieurs raisons.
D'abord, pour l'exotisme de la chose. Quand j'ai eu le guide des cours de mon baccalauréat et que j'ai découvert que j'avais la possibilité de faire mes stages aussi loin que sur la Basse-Côte-Nord, je me suis dit que cela me ferait une belle expérience que d'aller travailler dans une région reculée. Je n'étais pas certaine du réalisme de la chose, mais bon je n'en étais qu'aux débuts de mon parcours et cela ne fait jamais de mal de rêver !
J'ai aussi eu envie de partir pour obtenir un emploi plus rapidement en terminant mes études. Comme l'université qui offre le cours en adaptation scolaire est située dans ma ville, de nombreuses finissantes décident de rester en ville après leurs quatre années d'université, soit parce qu'elles n'ont pas envie de retourner dans leur région d'origine ou parce qu'elles se sont fait un chum à Rimouski. Cela a pour effet d'engorger le marché ici. Alors qu'un peu partout au Québec, l'offre ne suffit pas à la demande d'enseignantes en adaptation scolaire et sociale, à la Commission scolaire des Phares, il y a beaucoup plus d'offres que de postes à combler.
Puisque je n'ai pas réellement d'attaches à Rimouski, si ce n'est mes parents et mon frère, je me suis dit, pourquoi n'irais-je pas dans ces régions où les enseignantes manquent cruellement ?
En plus, en obtenant un poste rapidement à la sortie de mes études, je m'évite en partie le cauchemar des finissantes en éducation. Et j'ai nommé la suppléance. Bien entendu, je suis consciente que la suppléance apporte une expérience inestimable et que c'est payant. De plus, j'avoue que je ne serais pas fâchée d'en faire quelques mois avant d'obtenir un remplacement ou un poste. Mais je ne veux pas non plus en faire pendant des années, comme les filles qui restent à Rimouski doivent le faire. Souvent, elles ont si peu de suppléances et de remplacements qu'elles doivent se trouver un emploi à temps partiel pour survivre. Résultat : elles ne sont pas disponibles lorsqu'elles reçoivent finalement un appel.
Cependant, comme je préfère être certaine de pouvoir vivre dans une autre région que la mienne pour y faire ma vie, je me suis dit que faire un stage de quatre mois me donnerait de la latitude. En plus de me permettre de me faire connaître dans ma nouvelle région, j'aurai toujours la possibilité de retourner dans le Bas-Saint-Laurent si j'en ressens le besoin.
L'ensemble de ces facteurs m'ont amené à la conclusion que mon idée de départ de faire mon dernier stage à l'extérieur était la bonne. Restait encore à choisir où j'allais le faire...

jeudi 5 juillet 2012

Stage II

Pour une fille qui parlait de venir faire des articles à toutes les semaines, c'est pas trop réussi ! Mais que voulez-vous ? Pour faire changement, j'ai été très occupée ! Pendant ce temps, les sujets de billets de blog se sont accumulés.
Mais pour le moment, je remonte loin, c'est-à-dire à un billet que je désire écrire depuis novembre 2009.
Alors mon stage II s'est déroulé à l'école secondaire le Mistral à Mont-Joli dans une classe de FMSS, Formation aux métiers semi-spécialisés.
Quand j'ai appris que mon stage allait être au Mistral, c'était le drame. Non seulement je ne voulais rien savoir de faire un stage au secondaire, mais en plus on m'avait placé au Mistral, une école à la réputation très peu reluisante. Comme je suis une personne très sensible, j'avais peur de tomber sur des élèves qui sentiraient immédiatement ma sensibilité et qui tenteraient d'en profiter. Si effectivement, les élèves remarquaient que j'étais vulnérable, ils n'ont pas tenté d'en profiter pour me rendre malheureuse, au contraire. Ils m'ont adopté. Et à cette période-là de ma formation, c'est en plein de cela que j'avais besoin. Je n'ai eu aucune autorité, mais j'ai réalisé que c'était possible pour moi de me faire accepter et de travailler avec de jeunes adolescents qui ont des troubles de comportement.
J'ai aussi eu la plus merveilleuse des enseignantes associées. Une vraie perle, qui m'a toujours bien accompagnée et qui se souciait toujours de mon bien-être. Je me sentais avec elle et avec ses deux collègues comme un véritable membre de l'équipe dont les opinions et le travail compte.
Lors de mon évaluation finale, mon enseignante associée a eu de si bons mots pour moi que je suis sortie du local en pleurant de joie. Elle m'avait enfin persuadée, après un premier stage difficile, que j'étais bel et bien dans mon domaine. Bien sûr, j'avais de petites choses à améliorer, mais en gros elle m'a dit que j'avais bien ma place en enseignement. Plus tard, en voulant m'appeler, elle est tombée sur ma mère et lui a dit que j'étais un gros plus pour l'enseignement. Ça m'a tellement fait du bien d'entendre cela !
Après ce stage, non seulement j'étais maintenant convaincue que je devais rester en enseignement, mais en plus je me demandais sérieusement si, finalement, je ne ferais pas mieux de m'inscrire au profil secondaire. En effet, mon stage au primaire avait été désastreux, tandis que celui du secondaire avait été parfait !
Finalement, je me suis raisonnée et j'ai choisi le vrai profil qui me correspond mieux, c'est-à-dire le primaire. Mais je me rappelerai toujours de ce stage et du dîner surprise que les élèves ont organisé pour moi à la fin de mon stage comme une période déterminante de ma vie.

mardi 15 mai 2012

Abandon d'un stage et reprise

Justement, quand je disais que rien n'arrive pour rien...
Le stage que j'ai dû abandonner pour des raisons personnelles à la fin de l'été 2010 ne me plaisait pas du tout. J'avais rencontré l'enseignante en juin et elle m'avait inspiré confiance, mais la clientèle de sa classe me faisait énormément peur. C'était une classe d'enfants en troubles graves de comportement. J'avais vu les élèves aussi, qui ne m'avaient pas semblé si pire que cela, mais quand elle m'avait fait visiter les locaux où elle était parfois forcée de les confiner, j'avais un peu perdu la tête. Le plâtre sur les murs était tout défait, et rien n'était laissé à la portée des enfants, de façon à ce qu'ils ne puissent pas se blesser.
Douce et sensible comme je suis, je savais que ce stage risquait de virer en catastrophe. La gestion de classe et la gestion des comportements sont déjà mes gros points faibles. Mon côté rationnel me disait que ce serait la meilleure façon pour moi d'apprendre, mais j'avais tellement peur !
Finalement, les événements qui m'ont forcée à quitter mon stage se sont produits et je me suis dit que j'étais vraiment trop dans une période d'hypersensibilité pour me « frotter » à des troubles graves du comportement. Par conséquent, j'ai eu droit à un mois supplémentaire de vacances pour me remettre sur pied, et aussi pour dire adieu à ma mamy chérie qui s'est soudainement mise à dépérir.
Quand j'ai connu mon milieu de stage pour mon stage trois à l'hiver dernier, j'ai été complètement découragée. Depuis mon tout premier stage que je demande à être placée en dénombrement flottant. Le stage un est dans une classe spéciale, le stage 2 au secondaire, on me place d'abord en dénombrement flottant pour le stage trois mais l'enseignante tombe enceinte, puis on me place dans une classe spéciale pour les troubles graves du comportement ! J'abandonne, et on me replace... encore dans une classe spéciale ! Le comble ! En plus, c'est encore à Mont-Joli, à trente minutes de route. Je rencontre l'enseignante et ses élèves... et ça ne clique pas du tout, mais pas du tout ! Le temps des fêtes passe, et je stresse, appréhendant le pire. Le stage commence et tout va mal. Je suis tellement intimidée par mon enseignante associée que je n'arrive pas à bien communiquer avec elle. Je ne sais pas à quoi elle s'attend de moi, et elle ne me dit rien si je ne lui pose pas de questions. Puis arrive finalement la mi-stage, avec l'évaluation formative qui l'accompagne. J'ai ENFIN l'occasion de savoir ce qu'elle pense de moi ! Cette évaluation a été un coup dur pour moi, parce que mon associée m'a évaluée très sévèrement. Mais je me suis resaisie et j'ai foncé, parce que je savais finalement qu'elle s'attendait à ce que je prenne beaucoup plus de place dans la classe. Finalement, la deuxième partie du stage s'est super bien passée. J'ai fait de gros progrès et j'ai réussi à me faire beaucoup mieux apprécier de mon associée. Elle et son éducatrice m'ont même invitée à dîner lors de mon avant-dernière journée de stage (c'était aussi ma fête) et elles m'ont donné un certificat cadeau pour la librairie. Je ne soupçonnais même pas que mon associée avait deviné ma passion pour la lecture ! C'est qu'elle me connaissait et m'appréciait beaucoup plus que je ne le pensais...
Finalement, je n'ai pas complètement coupé le cordon avec mon milieu de stage, puisque je m'y rends encore au minimum un après-midi par semaine pour donner un coup de main et voir les élèves que j'adore. Je compte d'ailleurs vous reparler de la classe bientôt. Mais là, je m'égare...
Tout ce que je voulais dire, c'est que finalement, tout s'est passé pour le mieux. J'ai abandonné un stage qui m'aurait sans doute détruite pour un presque aussi difficile mais qui m'a fait grandir et qui m'a donné énormément de confiance en moi. Avec le recul, je pense que je n'étais tout simplement pas prête à faire mon stage III en 2010. Tout est bien qui finit bien !

lundi 23 avril 2012

Mes cours universitaires sont terminés !

Ça fait si longtemps que je n'ai pas écrit sur ce blog que je doute qu'il y ait encore des personnes qui prennent la peine de venir le visiter. J'ai quand même envie de le reprendre, ne serait-ce que pour moi-même !

À cette heure où les filles de ma cohorte terminent avec stupeur leur baccalauréat (quatre ans d'études, c'est long, alors le terminer est difficile à réaliser, sans aucun doute), je reprends mon blog pour vous annoncer avec un retard certain que depuis décembre dernier, j'ai terminé tous mes cours universitaires. Par contre, contrairement à mes collègues, je ne termine pas mon baccalauréat. Il me reste en effet un stage à l'automne prochain, pour une raison dont je reviendrai sans doute parler prochainement.

J'ai toujours été persuadée que je serais malheureuse le jour où je n'aurais plus de cours. À mon grand étonnement, je ne ressens absolument aucun manque jusqu'à maintenant. Peut-être qu'avec mes quatre années d'études en adaptation scolaire et sociale, j'en ai finalement eu assez. Mes cours étaient si répétitifs et s'entrecoupaient tellement que la plupart du temps, je ne pouvais que m'ennuyer. Le comble, c'est que je croulais quand même toujours sous les travaux, des travaux tous aussi répétitifs et ennuyeux. À cette période de l'année où habituellement je suis submergée par les travaux de fin de session et par l'étude pour mes examens finaux, force est de constater que je suis bel et bien heureuse d'avoir terminé les cours. J'ai trouvé d'autres façons de combler ma curiosité insatiable, notamment par Internet et par les livres. L'autoformation, il n'y a rien de mieux. On étudie ce qui nous intéresse et non pas ce que l'on doit apprendre, on va au rythme que l'on veut et on n'a pas de compte à rendre. La belle vie, quoi !

Actuellement, je continue beaucoup de m'autoformer dans le domaine de l'éducation, car je ne passerai pas mon entrevue de la commission scolaire avant minimum décembre prochain. En attendant, je dois veiller à ne pas perdre mes acquis et à me tenir au courant des derniers développement dans le domaine de l'éducation et plus particulièrement de l'adaptation scolaire. Je bâtis tranquillement mon portfolio professionnel et je me monte du matériel scolaire. J'en achète un peu aussi, histoire d'avoir de quoi bien débuter ma carrière. Et je lis beaucoup de littérature jeunesse. Car il est clair que la littérature jeunesse prendra beaucoup de place dans mon enseignement futur.

Malheureusement, le plus souvent, le temps me manque pour mener à bien mes projets ! Parce que même lorsque je ne vais pas à l'université, je suis débordée par le travail, mes nombreux loisirs et projets. Cela explique sans aucun doute mon inconstance à la barre de ce blog ! J'ose tout de même espérer qu'à partir de ce jour et au moins jusqu'à l'automne prochain (vous saurez pourquoi éventuellement), j'arriverai à poster des billets un peu plus régulièrement. Mon objectif (en espérant qu'il soit réaliste) : environ 5 billets par mois.

Je serais heureuse de retrouver mes lecteurs, mais si ce n'est pas le cas, ce n'est pas grave : je suis déjà heureuse d'avoir renoué avec mon blogue et avec l'écriture (en dehors de mes critiques de livres sur Les lectures d'Isabelle bien entendu).

À bientôt j'espère !

dimanche 16 mai 2010

Dernière session à l'université

La dernière session à l'université a été un véritable cauchemar. Nous croyions toutes qu'elle allait être moins pire que les autres, puisque nous n'avions pas de stage cette fois. Mais nous nous sommes toutes trompées. Les cours étaient beaucoup plus chargés que ceux des sessions précédentes, avec la plupart du temps non seulement des travaux d'équipe, mais aussi de nombreux examens. Les travaux d'équipe, quant à eux, étaient plus longs et plus difficiles que d'habitude, impliquant la plupart du temps qu'on se déplace dans les écoles et qu'on sollicite des gens. J'ai détesté avoir à demander à tout le monde comme ça, même si ces travaux ont été très enrichissants en bout de ligne.
Pour nous éviter de demander une fois de plus la collaboration de gens que nous ne connaissions pas, nous avons décidé pour un travail sur l'émergence de la lecture et de l'écriture, de travailler avec mon cousin et le neveu de ma coéquipière. Nous devions en gros lire une histoire et préparer un jeu qui vérifie les composantes de l'émergence de l'écrit chez deux élèves du préscolaire. Nous avons donc passé une partie de notre semaine de lecture dans la région de Québec pour ce travail- et non, sans prendre le temps de relaxer. Nous avions beaucoup trop à faire.
Nous avons été comme ça, à bout de souffle, pendant toute la session. Mais le pire est arrivé dans les deux dernières semaines. Comme pour toutes les sessions, les deux dernières semaines étaient pires que d'habitude, mais ce qui rajoutait encore à ma fatigue, c'est la situation à mon travail.
« Eux », parce que travaillant dans une grande compagnie comme Telus, on ne sait jamais qui sont les responsables, ont décidé que travailler trois jours par semaine n'était plus suffisant, et que nous devions tous travailler 40 heures (5 jours de 8 heures) par semaine ! Je n'en croyais pas mes yeux. J'ai sérieusement pensé à quitter cette job pourrie qui franchement me pèse de plus en plus sur les épaules. Mais bon. C'est payant, et je vais avoir besoin d'argent pour mon voyage ainsi que pour les prochaines années. Parce que dès septembre prochain, je ne pourrai plus travailler avec mes stages longs. Et je dois continuer à payer ma voiture. Pis crime, j'aimerais aussi pouvoir finalement aller en appartement. Mais ça a bien l'air que ce n'est pas pour tout de suite encore.
En plus, j'ai un autre projet, dont je vais parler plus en détails dans un autre message, qui est de partir un mois au Togo l'été prochain. Bref, je vais avoir besoin de beaucoup d'argent, mais je n'en gagnerai plus. Une situation que je n'ai jamais vécue auparavant. Heureusement que j'ai le compte épargne-étude de mon grand-papa !
Au travail, étant donné que nous avions tous 5 shifts par semaine et que nous étions presque tous des étudiants, c'était totalement impossible de les donner. Je les ai donc échangés de manière à faire toutes mes heures, et j'ai travaillé jusqu'à des heures impossible pour arriver à la fin en temps. Mais ça n'a pas été facile, surtout pour les travaux d'équipe, parce que je n'étais jamais disponible.
Et, ironie du sort, lorsque j'ai terminé l'université ils ont recommencé à me donner trois shifts par semaine. Frustrant, non ?
Mais bon, je dois tenir le coup, il ne me reste plus très longtemps à travailler là-bas ! Et j'ai un magnifique voyage qui s'en vient... dans exactement trois jours !

lundi 14 septembre 2009

Retour rock'n'roll à l'université / Rock'n'roll return to the university

Ça me désole de laisser mes blogues à l'abandon. Mais il faut bien que je délaisse un peu quelque chose !
I feel so sorry to have to neglect my blogs. But I really need to put something aside right now !
Le retour à l'université à été brutal. Dès la première journée, je me suis sentie complètement angoissée. J'avais trois cours de 8h30 à 11h30, de 16h15 à 19h15 et de 19h15 à 10h15.
The beginning of the session has been brutal. From the very first day I felt completely stressed out. I had three courses: one from 8:30 to 11:30, one from 4:15 to 7:15 pm and one from 7:15 to 10:15 pm.
Normalement, on se dit que la première semaine va être relax, non ? Les profs vont nous passer les plans de cours et nous expliquer un peu le déroulement de la session... De temps à autres, il y a un prof zélé qui commence la matière tout de suite.
Usually we have a cool and easy first week week in school, right ? Teachers talk to us about what's the session going to be like and pass to us their course plans... Occasionnally we get an overmotivated teacher who begins the course right away.
Cette fois-ci, il n'y en a pas eu qu'un, tous les cinq ont fait un cours complet ! Je n'arrivais pas à y croire ! C'est parce qu'à cause de mon stage, on va perdre un mois entier de cours à l'université, ce qui représente presque le tiers de notre session !
This time, I didn't have one motivated teacher, I had five ! I couldn't believe it ! It's because of our teaching practices. We'll loose a complete month in the university, which is almost 1/3 of the session !
Puisque je n'y étais pas préparée mentalement, je suis arrivée de ma première journée complètement épuisée et avec un mal de tête implacable.
Because I wasn't mentally prepared to that, I arrived from my first day with a headache and completely exhausted.
Comme si ce n'était pas assez, je suis déjà bourrée de lectures et même de travaux à faire ! Je ne sais plus où donner de la tête, avec l'examen de français (le TECFÉE) qui s'en vient... mercredi.
As if it wasn't enough, I am already full of lectures and even homework to do ! I already have no clue what to do first, with the french exam (the TECFÉE) coming on... Wednesday.
Je vous en ai déjà parlé, de ce test de français. Il est d'une importance capitale pour la poursuite de mes études.
I've already talked to you about that french exam. It is very important that I pass it for my studies.
Normalement, j'aurais sû travailler sur mon français tout l'été, mais bien entendu, ça ne s'est pas passé comme ça. Ni pour moi, ni pour aucune des filles qui étudient avec moi d'ailleurs. On avait toutes pourtant de bien belles intentions au départ: en faire une petite demi-heure par jour, faire des exercices sur le CCDMC, reviser notre cours d'enseignement de la grammaire, suivre des cours de français par les petites religieuses près de l'université, etc.
Normally, I should have been working on my french all summer long, but of course I didn't. Neither the other girls from my program. We all had good intentions, though: do a little 30 minutes each day, do exercices from the CCDMC, reread our «teaching grammar» notes, follow courses with the little sisters liveing close to the university, etc.
Mais bon, l'été c'est l'été, c'est fait pour se reposer, prendre du soleil, voyager et s'amuser. Est-ce que faire du français, c'est se reposer ? prendre du soleil ? voyager ? s'amuser. Aucune de ces réponses !
But it was summer, right ? Summer is to relax, lie under the sun, travel and have fun. Is doing french relaxing ? Is it lying under the sun ? Is it travelling ? Is it having fun ? Of course not !
Moi personnellement, j'étais de ces personnes qui se disaient «je vais en faire un petit 30 minutes par jour, et ça devrait suffire». Je tombe en vacances le 1er mai.
Personnally, I was standing between these girls saying I would do «a little 30 minutes each day, it should be enough». My vacations begin on May 1st.
Pleine de bonnes intentions, j'en fais une petite demi-heure le premier mai. Le deux mai, bof... ça me tente pas ! C'est ma première journée de vacances, autant en profiter ! Le trois mai, je décide que je vais commencer le premier juin.
Full of good intentions, I do my little 30 minutes on that day. On May 2nd... I don't want to do french ! I want to take advantage from my first real vacation day ! On May 3rd, I abandon and decide to begin on June 1st.
Arrive le premier juin... Pleine de bonnes intentions, j'en fais une petite demi-heure. Mais l'histoire se répète: Le deux, ça ne me tente pas, et le 3 juin, je décide que je vais commencer en juillet.
June 1st comes... Full of good intentions, I do my half an hour. But the story repeats itself: On June 2nd, I take a break and on June 3rd, I decide that I will begin on July 1st.
En juillet, même histoire ! Il ne me restera plus qu'un mois, mais c'est pas grave, j'en ferai une heure par jour à partir du premier août.
In July, the same story ! I will only have one month left, but it's ok, I'll do an hour each day in August.
Premier août... Vous l'avez deviné. J'ai fait ma petite heure de français... Puis j'ai abandonné pour le reste de mes vacances.
On August first... You guessed. I do my little french hour... And I abandon for the rest of my summer holiday.
Donc en tout durant l'été j'ai fait: 2h30 de français.
All in all, this summer I've been doing 2 hours and a half of french.
Arrive la rentrée. Toutes les filles paniquent: «J'ai pas fait de français de l'été. J'ai peur, c'est sûr que je vais couler... Je vais travailler entre chaque cours et tous les soirs».
University's first day arrives. All girls are panicking: « I didn't do any french this summer. I'm afraid I will fail... I'll work between each courses and all evenings».
Et bien cette fois-ci, on a pas eu le choix. On fait VRAIMENT du français chaque fois qu'on le peut. MAIS... Comme il n'y a rien de parfait dans la vie, on a d'autres travaux à faire au travers, on a notre emploi et on se rend compte que plus on fait de français, plus on trouve qu'il y a de nouvelles choses à travailler et qu'on est encore bien loin de maîtriser la langue parfaitement. On a un long bout de chemin à faire encore !
Well, this time, we didn't have any choice. We REALLY did french each time it was possible. BUT... As nothing is perfect in this world, we have other homework to do, we have our jobs and we realize we're still far from having a perfect french. We still have a long way to go !
Alors la question est la suivante: Serons-nous prête à temps pour l'épreuve tant redoutée ? Je n'en suis pas certaine.
So my question is the following: Will we be ready in time for this scary exam ? I'm not so sure.
Je n'ai pas pu m'empêcher de vous faire remarquer ma stupidité. Je suis là à me plaindre du manque de temps pour tout faire mes travaux. Présentement, j'aurais du temps pour en faire, du français. Mais je suis là depuis près d'une heure à vous raconter que je n'ai pas de temps. Ce que je suis illogique !
I couldn't resist showing you how stupid I can be. I'm here complaining about me missing time to do my work. Right now, I would have some time to work on my french. But I've been here typing this post for almost an hour telling you how much I miss time. I'm so unlogical !
Je ferais mieux de retourner au travail !
I guess I should go back to work now !

dimanche 23 août 2009

Bouillon de poulet / Chicken Soup


Encore hier, j'étais toute désespérée à l'idée que l'été s'achève et que l'université recommence bientôt. Bien involontairement, je suis tombée sur LE livre qui allait me faire changer d'avis et vouloir retourner à l'université au plus vite: «Bouillon de Poulet pour l'âme des Professeurs».
Yesterday, I was still desperated to the idea of going back to the university soon. The hasard put on my way THE book that would make me change my mind and want to go back to the university as soon as possible: « Chicken Soup for the Teacher's Soul».
Moi qui doute souvent que l'enseignement soit fait pour moi, ce livre me permet de me reconnecter avec les raisons qui font que je veux devenir enseignante.
Often doubting that the job of teacher is made for me, this books allows me to reconnect with the reasons that made me want to become a teacher.
Les histoires sont très courtes et touchantes. Je les lis les unes après les autres, et je les savoure toutes sans exception.
The stories are very short and touching. I read them one after the other, and I like them all without exception.
Moi qui me suis laissée dire à plusieurs reprises que les Bouillon de poulet sont quétaines... Je regrette de les avoir écoutés.
Many times I've heard Chicken Soups are bad taste... I regret that I have listened to them.
À lire absolument pour tous les enseignants, les enseignantes et les futurs enseignants.
To be read absolutely by every teacher and future teacher.
Un article plus poussé va suivre sur mon blog lecture lorsque j'en aurai terminé la lecture.
A more complete article will follow on my lecture blog when I'll be done reading it.

mercredi 27 mai 2009

Stage / Teaching Practice: Je suis soulagée !

Pour mon stage aussi je suis très contente de ma note ! Avec tous les commentaires négatifs que j'avais eu de mon enseignante-associée, je ne croyais pas avoir une aussi bonne note que B+ ! Me voilà très, très soulagée !
For my teaching practice too I am very happy with my mark ! With all the negative comments I have had from my associate teacher, I would never have thought I'd get such a great note (B+) ! I am so relieved !

Maths: Je n'y crois pas !

Je n'y crois tout simplement pas ! J'ai eu ma note en maths, le cours que tout le monde pensait couler, et qu'effectivement presque tout le monde a coulé ! La moyenne est de 38%, et je passe avec B-, soit une note quelque part entre 76% et 80% !!! Jamais, oh grand jamais, je n'aurais osé espérer une telle note ! Je plains toutes les filles qui vont devoir reprendre ce cours affreux !
I just don't believe it ! I've had my mark in maths, the course everybody thought they would fail, and the course that most people failed too ! The average is 38 % and I pass with B-, which means a mark somewhere between 76% and 80% !!! I would never, never have even hoped for such a mark ! I am sad for all the girls who will have to do that awful course again !

dimanche 1 mars 2009

Ma courtepointe en papier / My paper counterpane

Dans le cadre de mon premier stage, je dois préparer et réaliser une activité avec les enfants. Mon enseignante-associée m'avait suggéré d'aller vers les arts plastiques, puisque c'est la matière la plus facile pour commencer.
For my first teaching practice, I have to prepare and realize an activity with the children. My associate-teacher had suggested me to begin with arts, since it's the easiest subject to teach.
J'ai regardé plein de choses sur le net, et j'ai vu de bien beaux bricolages, mais je n'en trouvais pas qui soient significatifs ET assez courts. J'ai donc montré ma meilleure découverte à mon enseignante, une mangeoire à oiseaux. Elle pensait seulement que c'était une bonne idée, mais que c'était trop cher et long à réaliser.
I looked at tons of ideas on the Internet, and I've seen many beautiful things to do, but nothing that was both significant AND short to realize. I showed my teacher my best discovery, a feeding dish for birds. She thought it was a good idea, but that it was too long ans expensive to realize.
Elle m'a donc montré quelque chose qu'elle pensait faire depuis un bon bout de temps, mais qu'elle n'avait pas le temps de préparer. Elle ne savait pas encore comment adapter cela aux jeunes non plus, mais elle m'a suggéré de jeter un coup d'oeil. J'ai trouvé l'idée très bonne.
So she showed me someting she wanted to do for a long time, but that she didn't have time to prepare. She didn't know yet how to adapt the activity to her students as well, but suggested me to have a look at it.
Dans le livre d'éthique et culture religieuse, ils proposent de créer une courtepointe (en papier). Chaque morceau représente un module du livre, et la couture représente, si on veut, la greffe des connaissances générales, et la connaissances des autres. Les enfants doivent trouver une image représentant le module et la coller sur un carton.
In the students ethic and religious culture book, it was proposed to create a paper counterpane. Each piece represent a chapter of the book, and the sewing represents the addition of the general knowledge, and the knowledge of other people. The children must find an image for each chapter and stick it on a paper.
Or, le problème ici, c'est que les enfants de la classe voient le livre d'éthique et culture sur deux ans. Et que jusqu'à maintenant, ils n'ont vu que les deux premiers modules.
The problem here is that the children in my class see the book on two years. And until now, they've just seen the first two chapters.
Cependant, chaque module est séparé en unités. J'ai pensé que les enfants pourraient se séparer les images à trouver, une pour chaque unité.
What I found out, though, is that each chapter is also separated into units. I thought each children could separate the images they have to find, one for each unit.
J'ai trouvé plusieurs sortes de papier de scrapbooking que je suis allée trancher en carrés de 15x15 cm. J'ai pensé qu'ils pourraient coller leurs images sur ce papier et brocher les papiers ensemble au fur et à la mesure au précédent.
I found out many models of scrapbooking papers that I cut into 15x15 cm squares. I thought they could stick the images on these papers and bind the each new paper to the last one.
Comme les TED ont besoin de voir le résultat final avant d'entreprendre quelque chose, j'ai créé ma propre courtepointe, mais avec des images représentant mes intérêts. Le résultat est très joli. Le voici:
Since the autists need to see the final result before to begin something, I created my own counterpane, but with images representing my interests. The result is beautiful. Here it is:



Vous allez me dire que c'est une projet encore plus long que de faire des mangeoires à oiseaux dans des boîtes de lait. Et vous avez raison. Cependant, après avoir fait les débuts de la courtepointe, les enfants n'auront qu'à trouver une image une fois de temps en temps à la courtepointe. Ils la verront évoluer semaine après semaine, ce qui, je l'espère, les motivera dans leurs cours d'éthique et culture religieuse.
You're going to tell me that this project is even longer then the one of the feeding dish in a milk box. And you're right. But after doing the first step of the counterpane, the children will only have to find the images one by one and to stick it on a paper and bind it. Each week, they will see the evolution of the counterpane, something that I hope will motivate them into their ethic and religious culture course.
De plus, c'est une vraie de vraie tâche, comme le ministère de l'éducation souhaite que nous mettions en place depuis la réforme. Elle intègre des savoirs et des compétences disciplinaires en arts plastiques, en éthique et culture religieuse, en français et même en informatique ! Elle permet de développer des compétences transversales telles que coopérer, mettre en oeuvre sa pensée créatrice et exploiter les technologies de l'information et de la communication. Finalement, elle s'inscrit dans le domaine de formation général de vivre ensemble et citoyenneté.
What's more, it's a real task like what the Ministry of Education wants us to create since the reform. It integrates knowledges and competences of different subjects, such as arts, ethic and religious cultures, french and computing ! It allows to develop transverse skills such as cooperate, develop its creative thought, and use the technologies of information and communication. Finally, it fits with living together and citizenship general domain of education.
Même si l'idée m'a été suggérée, je dois avouer que je suis assez fière de mon activité ! Et vous, qu'en pensez-vous ?
Even though the idea has been suggested to me, I have to admit that I am quite proud of my activity ! What do you think about it ?

jeudi 29 janvier 2009

Cours / Courses

Les cours que je suis à l'UQAR cette session-ci sont en majorité très intéressants, surtout si je les compare à ceux de la session dernière:
The courses I have this session at l'UQAR are in majority much more interesting then those I've had last session.
Lundi:
Gestion de la classe et intervention adaptée auprès des élèves présentant une déficience intellectuelle.
Monday: Class management and adapted intervention for students with mental retardation.
Mardi:
Évaluation des compétences et Stage I: Familiarisation et intégration théorie-pratique.
Tuesday:
Skills evaluation and Teaching Practice I: Familiarization and integration theory-practice.
Mercredi: Mathématiques savoirs essentiels.
Wesdnesday: Mathematics: essential knowledges.
Jeudi and Friday:
Stage à l'Aquarelle auprès d'élèves autistes et d'une petite fille présentant une déficience intellectuelle.
Teaching practice with autist students and a little girl with mental retardation.
Mes deux cours favoris sont les deux cours du lundi. Il se peut que j'en parle beaucoup si je trouve du temps. C'est vraiment très très intéressant.
My favorite courses are the two courses I have on Mondays. It's possible that I talk a lot about it if I find some time. It's very, very interesting.

Première journée de stage annulée / First Teaching Practice day cancelled

C'est aujourd'hui qu'officiellement mon stage commençait. J'étais très très nerveuse...
Today was officially beginning my teaching practice. I was very very nervous...
Ce matin, je me suis levée, et le temps était épouvantable dehors.
This morning, I woke up and the weather was awful.
J'écoute la radio, et les écoles sont fermées...
I listen to the radio, and the school have been closed...
Youpi, j'ai une journée de congé !
Great ! I have a free day !
Mon seul regret, c'est de ne pas encore avoir officiellement brisé la glace. J'ai besoin de ça pour descendre mon niveau de stress. Mais bon, demain ils annoncent beau...
My only regret is that I haven't been able to break the ice yet. I need it to lower my stress level. But tomorrow is supposed to be sunny, so...
J'ai quand même profité de la journée pour rattraper mon retard dans mes travaux.
I still took advantage of this free day to catch up on my lateness in my work.
Et puis, il faut super beau dehors, finalement. C'est ironique, non ? On a la journée la plus douce et la plus ensoleillée qu'on ait eue depuis longtemps ! J'ai donc aussi promené mon chien dehors.
And finally, it's beautiful outside. How ironic, isn't it ? It's been the milder and sunniest day we've had since forever ! So I walked with my dog too.
Bref, j'ai su bien remplir ma journée, et elle n'est pas encore terminée !
All in all, I've fulfilled my day, and it's not over yet !

mercredi 3 décembre 2008

Examen de maths, des nouvelles !!!

J'ai finalement eu des nouvelles de cet examen de maths. Aujourd'hui, tout le groupe a corrigé sa copie. J'ai atteint mon objectif: 59%. Et ma note est parmi les meilleures ! Quand le prof demandait: «qui a obtenu telle réponse», j'étais souvent la seule à lever la main. Faut dire que j'avais travaillé vraiment fort ! Mais avouez, 59%, c'est chiant. C'est sûrement psychologique, mais j'aurais été beaucoup plus heureuse avec 60% ! lol Même si le seuil de passage était de 75% !!! Mais il y en a qui ont eu moins de 20%. Je ne suis pas à plaindre...
I finally had news from this maths exam. Today, all the group has made the correction of it. I reached my goal: 59%. And my mark is among the best ! When the teacher said: «who got that answer ?», I was often the only one. But I really worked hard for this exam ! 59% is not a satisfying mark, though. It's entirely psychological, but admit that 60% is much better ! lol Even though you needed 75% to pass !!! But there are people who got lower marks then 20%. So I'm quite satisfied !

samedi 15 novembre 2008

Reconnaissance / Gratitude

Ça fait beaucoup de bien. Je reçois beaucoup de reconnaissance pour la qualité de mon travail, ces temps-ci. Dans une semaine, on m'a tellement complimentée que j'en suis étourdie. Ça me surprend toujours d'être complimentée. J'ai l'impression de ne pas le mériter. Parce que le perfectionnisme, chez moi, c'est naturel. J'ai pas besoin de me forcer pour faire du bon travail, parce que je ne suis pas capable de faire autrement. Et comprennez moi bien, je ne me vante pas, là, je considère plutôt mon perfectionnisme comme un handicap.
It feels good. I get a lot of gratitude these times for the quality of my work. In a weeks, I've got so many compliments that I almost feel dizzy. I'm always surprised when I get compliments. I feel like I don't deserve it. Because perfectionnism in me is so natural. I don't need to put any efforts to make a good work because I am not able to do anything else. And don't get me wrong, I don't want to boast my talents. At the opposite, I consider my perfectionnism is a handicap.
Lundi passé, ma professeure d'intégration des élèves handicapés est venue de voir. Elle ne me connaissait que de vue, mais elle avait remarqué mes travaux. Elle m'a regardée, et m'a dit, «c'est quoi ton nom ?». Quand j'ai dit «Isabelle», elle a fait: «Ah ! C'est toi! Tu ne parles pas beaucoup, tu es une fille très posée, hein ?». Au début, je ne savais pas trop si je devais prendre ça comme un compliment ou non, mais elle m'a dit que mes travaux se démarquaient.
Last monday, my Handicapped Students Integration teacher went to see me. She only knew my face, but she had noticed my work. She looked at me, and asked: "what's your name". When I answered "Isabelle", she said: " Oh ! It's you! You don't speak a lot, but you're a very thoughtful girl, right ?» In the beginning, I didn't know if I was supposed to take it like a compliment or not, but then she told me my work was out of the ordinary.
Sur les travaux en question, elle a écrit des milliers de commentaires ! Elle est incroyable cette prof ! C'est sûr qu'elle ne fait rien pour nous démotiver, contrairement à certains... Je vous raconterais tout ce qu'elle fait, et vous ne me croiriez même pas !
On my works, she wrote thousands of comments ! She is unbelievable this teacher. For sure, she does nothing to demotivate us, at the opposite of others... I would tell you everything she does, and you wouldn't even believe me !
Puis, le lendemain, dans mon cours d'informatique, ma prof vient de voir pour me dire à quel point mon blogue se démarque des autres. Elle a dit que j'avais l'air de connaître mon sujet (pas du tout, j'ai juste fait des recherches... En passant, Ka, elle a adoré tes interventions et m'a dit que tu avais l'air de vraiment me supporter !) et que je faisais des articles plus longs que les autres. Ensuite, elle m'a félicité pour la qualité de mon français qui se démarque de celui des autres et m'a recommandé de participer à un concours organisé par l'UQAR où il faut écrire un texte sur un sujet en particulier et où la qualité du français est le premier critère. 500$ à gagner, ce n'est pas négligeable... Reste à voir si le sujet est intéressant, et si je vais trouver une ou deux heures pour y participer !
Then, the next day, in my computer course, my teacher came to tell me how my blog was aside of the others. She told me that I looked like I knew my subject (not at all, I've just done a lot of searches... By the way, Ka, she loved the fact that you commented every post ! She said you looked like a very supporting friend !) and that my messages were longer then most people. Then, she congratulated me to tell me that the quality of my french was great, and invited me to participate to a contest organised by the UQAR where you need to write a text on a particular subject and where the quality of french is the first criteria. There are $500 to win, so it's something to think about... I just need to see if the subject is interesting, and if I will find one or two hours to participate !
Finalement, hier, j'ai eu ma rencontre avec mon superviseur à la job. Il m'a dit que j'ai gagné 100 points parce que je suis conforme à toutes les statistiques demandées et que ma qualité d'appels est dans le top. J'ai aussi corrigé un mauvais pli que j'avais. On a discuté du fait que je serais peut-être obligée de les quitter à l'hiver et il voulait vraiment pas ! lol Il m'a proposé une solution à laquelle je n'avais pas pensé qui pourrait me permettre de rester, de garder mon ancienneté, tout en ne travaillant pas ou presque pas. On va voir à la prochaine session ! Mais pour le moment, je dois me mettre au travail !
Finally yesterday, I had a meeting with my supervisor. He told me that I won a hundred dollars because I satisfied all the statistics to reach, and because the quality of my calls is recognized. I also corrected a mistake I used to do frequently. We discussed the fact that I might not be able to stay for the winter, and he really didn't want me to go away ! lol He proposed me a solution I had not thought about and that could allow me to keep my job and seniority, while not working or almost. We'll see next session ! But for now, I got to go back to work !

jeudi 6 novembre 2008

Examen de maths / Maths exam

Désolée du long silence. C'est que, vous vous en doutez, je suis plutôt débordée ces temps-ci. Mais là, ça devrait aller légèrement mieux, parce que mon examen de maths est passé. Vous imaginez ? C'était un examen sur toute la matière du primaire et du secondaire, mais appliqué au niveau universitaire ! Et ce, sans aucun cours pour nous faire un rappel...Un examen sans calculatrice, sans aide-mémoire ni rien... Je vous assure, si j'ai 50%, je vais être super heureuse ! Quand on considère que la moyenne à cet examen est normalement autour de 35%, on comprend pourquoi... Heureusement, dans mon programme, cet examen n'est qu'un examen diagnostique. Parce qu'on va avoir un cours de didactique des mathématiques à l'hiver. Contrairement à ceux qui étudient au préscolaire/primaire. Ils doivent passer cet examen a tout prix pour pouvoir faire leurs stages, qui sont obligatoires à l'obtention du bac. Et rares sont ceux qui passent du premier coup ! Le seuil de réussite est fixé à 75% !
Sorry for the long silence. As you probably understood, I am quite busy these days. But now, it's a little bit better since my math exam is done. It was an exam of all we learned in both primary school and highschool, but applicated to an university level ! And this without any course to help us remember everything that has been seen. An exam without any calculator or memory helper... I tell you, if I get 50% I'll step up in the air ! When you know that the average at this exam is normally around 35%, you can understand why... Fortunately, in my program it is only a diagnostic exam. Because we are going to have a mathematics didactic course in the winter session. At the opposite of the primary education students. They have to pass this exam to have an access to the training courses, which are obligatory to get the diploma. And fortunate are those who pass the first time ! You only succeed when you get more then 75 % !

samedi 25 octobre 2008

Autistes célèbres

Je me permet de reprendre en partie le post que j'ai fait sur les autistes célèbres sur mon blogue l'intégration des autistes. Pour voir l'article au complet, vous n'avez qu'à cliquer ici.
Here I put a part of the message I created for my blog l'intégration des autistes. If you want to read the complete post, click on the link here (it's all in french, though).
Voici une liste de supposés autistes célèbres. Qu'en pensez-vous ? Here's a list of supposedly known personnalities with autism. What do you think ?
Jane Austen
Ludwig van Beethoven
Alexander Graham Bell
Emily Dickinson
Albert Einstein
Thomas Edison
Henry Ford
Wolfgang Amadeus Mozart
Isaac Newton
Marc Twain
Vincent Van Gogh
Alfred Hitchcock
Woody Allen
Bob Dylan
Bill Gates
Michael Jackson
John Forbes Nash
Keanu Reeves