Aucun message portant le libellé UQAR. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé UQAR. Afficher tous les messages

jeudi 20 mars 2014

Mon «bal» de finissantes au Sea Shack de Ste-Anne-des-Monts !

Retour à l'été 2012. Deux ans après mon vrai premier voyage en Écosse, un an après mon voyage d'un mois au Togo en Afrique de l'Ouest. Cette année, pour diverses raisons, j'ai dû me contenter d'une semaine en Jamaïque, semaine qui n'a malheureusement pas su combler mes attentes. Je suis donc en manque de voyages et d'aventures. Je me rappelle m'être dit que plutôt que de faire un grand voyage loin, j'allais faire plusieurs petits voyages moins loin.
 
Cela avait commencé début juin avec ma première visite de ma future ville, Sept-Îles. Une fin de semaine plus tard, c'était mon bal de finissantes de mon programme en enseignement en adaptation scolaire et sociale. Même si je n'avais pas alors encore tout à fait terminé mes études (il me restait mon stage IV à faire), les filles m'avaient invité à en faire partie, puisque j'avais fait toutes mes études en même temps qu'elles.
 
L'entrée du Sea Shack
La fin de semaine a commencé en force le vendredi après-midi à Cap-Chat, où quelques-unes des filles de notre groupe s'étaient inscrites à d'arbre-en-arbre. J'ai combattu ma peur des hauteurs et ai même affronté la tyrolienne finale qui me faisait mourir de peur. En effet, pendant le parcours, je m'étais rendue compte que les tyroliennes ne m'aimaient pas du tout... Une fois partie, je n'arrivais pas à me tenir droite, et plusieurs fois, je suis rentrée de plein fouet sur le côté. Pire, une fois, je me suis arrêtée en plein milieu du câble et j'ai du me tirer à la force de mes bras durant de nombreux mètres. Une expérience effrayante quand comme moi on a peur des hauteurs.
 
Bref, même si j'ai plusieurs fois manqué céder à la panique, ayant même souvent le cœur au bord des lèvres et les larmes au bord des yeux, j'ai été extrêmement fière de moi par après. Quelle magnifique façon de débuter cette fin de semaine !
 
En route vers le Sea Shack, nous avons fait nos provisions à Ste-Anne-des-Monts. Puis, nous nous sommes installées dans un des deux chalets et nous nous sommes cuisiné du spaghetti. Cette soirée a été plutôt arrosée, plusieurs groupes étant présents à ce moment. Il y avait un magnifique feu sur le bord de la plage.
Des filles du groupe dans le chalet
 
 
Le lendemain, nous avions notre activité principale de la fin de semaine. J'avais choisi, malgré mes craintes, le canyonning. Premier défi, rentrer dans le swim-suit. Fiou ! Cela nous a toutes fait rire. Deuxième défi : marcher jusqu'à la rivière, un bon deux cents mètres plus loin, alors que mon corps enflait à cause de la pression causée par la combinaison. Vous ai-je déjà dit que j'ai une très mauvaise circulation du sang ? Voilà, maintenant, c'est fait. Ça faisait mal !!!! Heureusement, la douleur s'est calmée lorsque nous sommes entrées dans la rivière, toujours glaciale en ce début du mois de juin. Finalement, troisième défi : ne pas perdre mes souliers. GRRRR... J'avais acheté des souliers exprès pour cela, mais de très faible qualité. Ce qui fait que j'ai passé le trois quart de mon temps à tenter d'avancer sans perdre mes chaussures... Bien entendu, j'ai fini par les perdre définitivement, et j'ai dû marcher un bon bout de temps (incluant dans la forêt et sur les roches coupantes et glissantes de la rivière...) nu pieds.
 
Pas facile, d'enfiler un swim suit...
 
Le bar en plein-air de l'auberge jeunesse
Malgré tout, j'ai adoré mon expérience et je la referais sans hésitation (mais avec les bonnes chaussures, cela va sans dire). J'ai un bon souvenir du moment où le guide nous a dit de nous coucher à plat ventre sur l'eau et d'en boire une bonne lampée. Elle était si bonne et si pure ! Qui aurait pu prédire que je répéterais l'expérience (de boire de l'eau à même le cours d'eau) à de nombreuses reprises un an plus tard en Islande ? Bon, mais ce n'est pas tout, après le canyonning, il fallait aussi enlever le swim-suit.... Ce qui a été un cauchemar étant donné que mes poignets et mes chevilles étaient exagérément enflés.
 
Coucher de soleil du deuxième soir
 
J'ai passé le reste de l'après-midi une bière à la main dans le spa, malgré la température frisquette de bord de mer que l'on a au début de juin. Puis, à un moment, il a fallu se préparer pour le souper. Je ne me rappelle plus c'était quoi, mais je me rappelle qu'il y avait trois services et que c'était délicieuse. Nous étions toutes bien habillées et nous nous sommes raconté avec beaucoup d'émotions différentes anecdotes de notre parcours universitaire. La soirée s'est bien entendu conclue de façon festive. Que de beaux souvenirs ! Il n'y a pas à dire, c'était bien mieux qu'un vulgaire bal !  

mercredi 8 août 2012

Mon stage IV

Vous savez déjà que j'effectuerai mon quatrième et dernier stage à Sept-Îles. Plus précisément, ça sera à l'école primaire Camille-Marcoux, en orthopédagogie finalement !

Je suis entrée dans ce baccalauréat en me voyant exercer en tant qu'orthopédagogue enseignante, mais le sort s'est acharné sur moi en me donnant des stages dans tous les domaines sauf dans celui que je pense vouloir exercer. D'abord un stage dans une classe spéciale pour troubles envahissants du développement, puis un stage au secondaire à la formation aux métiers semi-spécialisés, et finalement un stage dans une classe spéciale constituée d'enfants avec des troubles d'apprentissages de natures différentes. Sans compter le stage que j'ai abandonné, avec des troubles graves du comportement. En fait, pour mon stage III, je devais être initialement en orthopégagogie, mais mon associée est tombée enceinte avant le début du stage. L'université m'a alors placée avec des troubles graves du comportement, la clientèle qui m'intéresse le moins et qui me fait le plus peur. Finalement, j'ai dû abandonner (même si cela me faisait plaisir, ce n'était pas par choix que j'ai abandonné ce stage) pour me retrouver dans une nouvelle classe spéciale.

C'est d'ailleurs en grande partie parce que je n'obtenais pas les stages de mon choix que j'ai décidé d'aller à Sept-Îles. J'ai même inscrit sur la feuille d'inscription au stage que si l'agente de stage ne me trouvait pas de place en orthopédagogie à Sept-Îles, qu'elle devait me place n'importe où sur le territoire, même sur la Basse-Côte-Nord ou aux Îles-de-la-Madeleine s'il le fallait. Manière un peu brusque mais nécessaire de la réveiller et de la convaincre que c'est vraiment ce que je désire...

Imaginez. Avec le baccalauréat que j'ai, j'ai à peu près 80% de chances d'exercer en orthopédagogie. Si je n'avais pas eu ce stage, je n'aurais eu aucune idée de ce qu'il fallait faire. Terrible. Monter des dossiers, supporter les autres enseignantes, travailler le développement de la lecture... Ce sont toutes de terribles lacunes que j'ai encore alors que mes collègues de l'université ont déjà leur diplôme en main. Je suis immensément soulagée d'avoir le stage que j'ai, d'autant plus que mon enseignante associée m'est très sympathique.

Je ne pensais pas dire cela en parlant de mon stage 4, que j'appréhende depuis le début de mon baccalauréat, mais j'ai HÂTE !

mardi 31 juillet 2012

Les élèves de mon stage III

En plus de vous parler de mon expérience générale de stage lors de mon stage 3, j'avais aussi envie de vous présenter les élèves de la classe qui m'ont tous marqué à leur manière et qui m'ont aussi énormément appris.

Par leurs difficultés de nature complètement différente de même que par leurs différences de maturité et de niveau de scolaire, ils m'ont amené à me dépasser et à user de toute mon imaginer pour arriver à trouver des activités qu'ils pourraient tous faire ensemble et qui en même temps permettraient de développer les compétences prescrits par le programme de formation de l'école québécoise.

Commençons par les garçons, qui n'étaient que deux dans la classe.

Le premier, que j'appelerai S.M., était un grand garçon de douze ans au physique d'un garçon de son âge et au développement intellectuel beaucoup moins avancé. Il a reçu le diagnostic de déficience intellectuel, qui prime celui de dyslexie. Cependant, même s'il n'en a pas reçu le diagnostic, c'est avec sa dyslexie beaucoup plus qu'avec sa déficience intellectuelle qu'il fallait composer au quotidien. À douze ans, S.M. avait toujours le niveau de lecture d'un élève faible de première année. Je suis convaincue qu'il pourrait être rendu beaucoup plus loin en lecture aujourd'hui s'il avait eu le soutien de sa famille qui le néglige énormément. Cela me crevait le coeur de toujours le voir sale, sans collection et le ventre creux. À son âge, on a besoin de manger (et beaucoup à part de cela) pour arriver à se concentrer à l'école !

Le deuxième garçon est S.T. Il était dans la classe de mon enseignante associée et de son éducatrice depuis six ans et ne lisait toujours pas. S.T. a aussi reçu le diagnostic de déficience intellectuelle moyenne. Il a onze ans mais en paraît six ou sept seulement Il est mignon comme tout, mais grognon. Il a depuis longtemps perdu tout intérêt pour l'école, car il comprend très bien que ce que l'on s'acharne à lui enseigner est au-dessus de ses capacités. S.T. a quitté la classe avant la fin de mon stage quand il a déménagé avec sa mère. Nous avons fait la découverte qu'il y avait des problèmes de violence dans sa famille.

Maintenant, je vais vous parler des quatre filles du groupe.

R.A. est une autre fille dont la vie a été parsemée de difficultés. Elle a eu la malchance de naître dans la rue. Peu après sa naissance, elle a eu la méningite qui l'a presque laissée dans l'état d'un légume. Elle ne pouvait plus marcher, elle a perdu une grande partie de sa vision périphérique et souffre maintenant de déficience intellectuelle. Comme ses parents ne pouvaient s'occuper d'elle, elle a été adoptée par une famille qui s'occupe très bien d'elle. Ils lui ont fait faire des séances de physiothérapie qui lui ont sauvé la vie. Aujourd'hui, R.A. peut marcher et même courir presque normalement. Toutefois, sa famille vit toujours comme au XIXe siècle. Elle vit dans la plus grande pauvreté et ses connaissances en matière d'informatique et de télévision frôlent zéro. Cela fait d'elle la risée des élèves, d'autant plus qu'elle ferait n'importe quoi pour se faire des amis. R.A. a un coeur d'or. Elle veut aider tout le monde, dans n'importe quelle circonstances, même lorsque ce n'est pas approprié. Par conséquent, elle se trouve à se mêler de ce qui ne la regarde pas, notamment en faisant la discipline quand l'enseignant laisse passer certaines choses. Cela lui met malheureusement aussi les enseignants à dos, ce qui est vraiment dommage car cette fille a vraiment de bonnes intentions.

R. est l'une des rares personnes de la classe d'avoir la chance d'être né dans une bonne famille. Ses deux parents sont toujours ensemble et s'occupent magnifiquement bien d'elle et de son frère. De plus, contrairement à la majorité des parents, les siens ont des attentes réalistes à l'égard de ce que peut accomplir leur fille. R. a également reçu le diagnostique de déficience intellectuelle, mais comme pour S.M., c'est une autre problématique qui domine. Même si elle n'en a pas reçu le diagnostic parce qu'il est englobé par celui de d.i, R. souffre définitivement de dysphasie et de dyspraxie, ce qui rend son langage pratiquement incompréhensible pour celui qui ne la connaît pas bien. À huit ans, elle ne lit toujours pas, mais elle surprend souvent par ce qu'elle peut accomplir. C'est une petite fille extrêmement affectueuse et enjouée. C'était un véritable bonheur que de la côtoyer au quotidien !

M., quant à elle, est autiste. Elle a de terribles de beaux yeux qui captivent tout le monde et qui leur fait oublier qu'il faut demeurer ferme pour obtenir des résultats avec elle. M. est le cas d'autisme le plus impressionnant que j'ai côtoyé, plus que tous ceux qui se trouvaient dans la classe de mon premier stage. Elle présente presque toutes les caractéristiques de l'autisme et de façon très développée. Elle fait énormément d'écholalie, ses sujets de préférence étant la Guerre des clans et les avis de décès à la radio. M. adore chanter, et elle a beaucoup de talent pour ses huit ans. Elle adore aller dans le snoezelen. Comme travailler avec elle demande une très grande connaissance de l'autisme, elle est toujours accompagnée d'une éducatrice. C'est pourquoi je n'ai que très peu travaillé avec elle au cours de mon stage. Je peux toutefois vous dire qu'elle me surprenait à tous les jours, souvent en positif mais aussi souvent par son petit caractère !

Finalement C. C. est un véritable rayon de soleil, celle qui pourrait en apprendre à tout le monde en ce qui concerne l'optimisme et la bonne volonté. C. est un cas lourd de paralysie cérébrale. À huit ans seulement, elle est déjà depuis longtemps en chaise roulante et ne contrôle que très peu les mouvements de ses mains. Elle n'a pas non plus de contrôle sur la production de sa salive et ne peut pas parler. Elle a aussi une déficience intellectuelle, bien que non diagnostiquée parce que ses parents refusent de la faire évaluer. L'ensemble de ces caractéristiques fait en sorte que de nombreuses adaptations doivent être apportées afin qu'elle fasse des apprentissages. Malgré les efforts acharnés de son éducatrice et de mon enseignante, ses progrès ne sont pas constants. Ce qu'elle paraît savoir un jour est complètement oublié le lendemain ou effacé par les nouvelles connaissances qui s'ajoutent. À cause de cela, elle n'arrive ni à lire, ni à compter. Toutefois, C. ne lâche jamais et attaque chaque tâche avec bonne humeur et volonté. Elle sourit toujours et ricane au moindre clin d'oeil qu'on lui fait. En deux mois à la côtoyer, je ne l'ai jamais vue triste ou fâchée. Quand je trouverai ma vie difficile à l'avenir, je me rappelerai toujours d'elle comme d'un exemple à suivre.

lundi 23 juillet 2012

Mon choix : Sept-Îles

En janvier, lorsque j'ai dû remplir mon formulaire de demande de stage, j'étais dans un de ces dilemmes...

Tout au long de mon baccalauréat, j'ai hésité entre deux régions, une proche de chez moi et une beaucoup plus loin. J'hésitais entre la Matapédia, où j'ai appris qu'il manque tellement de suppléantes que les concierges sont parfois pris pour remplacer les enseignantes malades, et la Côte-Nord, une région que j'adore et où je sais que le besoin se fait pressant.

Cela aurait été tellement plus facile de choisir la Matapédia : j'aime la région, j'y ai des amis, ça ne fait pas trop de route pour rejoindre ma famille et mes amis à Rimouski, et je ne serais pas complètement isolée l'hiver à cause du fleuve. J'aurais eu aussi quand même régulièrement l'occasion de faire des escapades à Québec, alors qu'en étant à Sept-Îles cela devient beaucoup plus difficile à cause des distances.

Toutefois, ma première idée c'était la Côte-Nord et je refusais d'en démordre. J'avais même envie d'aller à Havre St-Pierre, une petite ville pour laquelle j'ai eu un coup de foudre quand j'y suis allée en 2007. Mais là, ça commençait à être loin ! Mon choix s'est donc finalement porté sur Sept-Îles, une ville plus proche et aussi plus grosse, plus semblable à Rimouski en termes de services offerts.

Croyez-moi ou non, à ce moment-là, je n'avais même pas pensé au Plan Nord. Peu après avoir pris ma décision, j'ai appris que la ville de Sept-Îles projetait de construire deux nouvelles écoles primaires dans les années à venir ! Déjà que les enseignantes en adaptation scolaire sont une denrée rare sur la Côte-Nord, j'ose croire que je n'aurai pas trop de mal à me trouver un emploi rapidement après mon stage si je décide d'y rester.

Mais qui dit ville en expansion, dit aussi manque de logement et prix exorbitants... Mais cela, c'est une autre histoire...

Pourquoi faire mon dernier stage à l'extérieur ?

Depuis le début de mes études en adaptation scolaire, j'ai en tête l'idée d'aller faire mon dernier stage à l'extérieur de la ville, et ce, pour plusieurs raisons.
D'abord, pour l'exotisme de la chose. Quand j'ai eu le guide des cours de mon baccalauréat et que j'ai découvert que j'avais la possibilité de faire mes stages aussi loin que sur la Basse-Côte-Nord, je me suis dit que cela me ferait une belle expérience que d'aller travailler dans une région reculée. Je n'étais pas certaine du réalisme de la chose, mais bon je n'en étais qu'aux débuts de mon parcours et cela ne fait jamais de mal de rêver !
J'ai aussi eu envie de partir pour obtenir un emploi plus rapidement en terminant mes études. Comme l'université qui offre le cours en adaptation scolaire est située dans ma ville, de nombreuses finissantes décident de rester en ville après leurs quatre années d'université, soit parce qu'elles n'ont pas envie de retourner dans leur région d'origine ou parce qu'elles se sont fait un chum à Rimouski. Cela a pour effet d'engorger le marché ici. Alors qu'un peu partout au Québec, l'offre ne suffit pas à la demande d'enseignantes en adaptation scolaire et sociale, à la Commission scolaire des Phares, il y a beaucoup plus d'offres que de postes à combler.
Puisque je n'ai pas réellement d'attaches à Rimouski, si ce n'est mes parents et mon frère, je me suis dit, pourquoi n'irais-je pas dans ces régions où les enseignantes manquent cruellement ?
En plus, en obtenant un poste rapidement à la sortie de mes études, je m'évite en partie le cauchemar des finissantes en éducation. Et j'ai nommé la suppléance. Bien entendu, je suis consciente que la suppléance apporte une expérience inestimable et que c'est payant. De plus, j'avoue que je ne serais pas fâchée d'en faire quelques mois avant d'obtenir un remplacement ou un poste. Mais je ne veux pas non plus en faire pendant des années, comme les filles qui restent à Rimouski doivent le faire. Souvent, elles ont si peu de suppléances et de remplacements qu'elles doivent se trouver un emploi à temps partiel pour survivre. Résultat : elles ne sont pas disponibles lorsqu'elles reçoivent finalement un appel.
Cependant, comme je préfère être certaine de pouvoir vivre dans une autre région que la mienne pour y faire ma vie, je me suis dit que faire un stage de quatre mois me donnerait de la latitude. En plus de me permettre de me faire connaître dans ma nouvelle région, j'aurai toujours la possibilité de retourner dans le Bas-Saint-Laurent si j'en ressens le besoin.
L'ensemble de ces facteurs m'ont amené à la conclusion que mon idée de départ de faire mon dernier stage à l'extérieur était la bonne. Restait encore à choisir où j'allais le faire...

jeudi 5 juillet 2012

Stage II

Pour une fille qui parlait de venir faire des articles à toutes les semaines, c'est pas trop réussi ! Mais que voulez-vous ? Pour faire changement, j'ai été très occupée ! Pendant ce temps, les sujets de billets de blog se sont accumulés.
Mais pour le moment, je remonte loin, c'est-à-dire à un billet que je désire écrire depuis novembre 2009.
Alors mon stage II s'est déroulé à l'école secondaire le Mistral à Mont-Joli dans une classe de FMSS, Formation aux métiers semi-spécialisés.
Quand j'ai appris que mon stage allait être au Mistral, c'était le drame. Non seulement je ne voulais rien savoir de faire un stage au secondaire, mais en plus on m'avait placé au Mistral, une école à la réputation très peu reluisante. Comme je suis une personne très sensible, j'avais peur de tomber sur des élèves qui sentiraient immédiatement ma sensibilité et qui tenteraient d'en profiter. Si effectivement, les élèves remarquaient que j'étais vulnérable, ils n'ont pas tenté d'en profiter pour me rendre malheureuse, au contraire. Ils m'ont adopté. Et à cette période-là de ma formation, c'est en plein de cela que j'avais besoin. Je n'ai eu aucune autorité, mais j'ai réalisé que c'était possible pour moi de me faire accepter et de travailler avec de jeunes adolescents qui ont des troubles de comportement.
J'ai aussi eu la plus merveilleuse des enseignantes associées. Une vraie perle, qui m'a toujours bien accompagnée et qui se souciait toujours de mon bien-être. Je me sentais avec elle et avec ses deux collègues comme un véritable membre de l'équipe dont les opinions et le travail compte.
Lors de mon évaluation finale, mon enseignante associée a eu de si bons mots pour moi que je suis sortie du local en pleurant de joie. Elle m'avait enfin persuadée, après un premier stage difficile, que j'étais bel et bien dans mon domaine. Bien sûr, j'avais de petites choses à améliorer, mais en gros elle m'a dit que j'avais bien ma place en enseignement. Plus tard, en voulant m'appeler, elle est tombée sur ma mère et lui a dit que j'étais un gros plus pour l'enseignement. Ça m'a tellement fait du bien d'entendre cela !
Après ce stage, non seulement j'étais maintenant convaincue que je devais rester en enseignement, mais en plus je me demandais sérieusement si, finalement, je ne ferais pas mieux de m'inscrire au profil secondaire. En effet, mon stage au primaire avait été désastreux, tandis que celui du secondaire avait été parfait !
Finalement, je me suis raisonnée et j'ai choisi le vrai profil qui me correspond mieux, c'est-à-dire le primaire. Mais je me rappelerai toujours de ce stage et du dîner surprise que les élèves ont organisé pour moi à la fin de mon stage comme une période déterminante de ma vie.

mardi 15 mai 2012

Abandon d'un stage et reprise

Justement, quand je disais que rien n'arrive pour rien...
Le stage que j'ai dû abandonner pour des raisons personnelles à la fin de l'été 2010 ne me plaisait pas du tout. J'avais rencontré l'enseignante en juin et elle m'avait inspiré confiance, mais la clientèle de sa classe me faisait énormément peur. C'était une classe d'enfants en troubles graves de comportement. J'avais vu les élèves aussi, qui ne m'avaient pas semblé si pire que cela, mais quand elle m'avait fait visiter les locaux où elle était parfois forcée de les confiner, j'avais un peu perdu la tête. Le plâtre sur les murs était tout défait, et rien n'était laissé à la portée des enfants, de façon à ce qu'ils ne puissent pas se blesser.
Douce et sensible comme je suis, je savais que ce stage risquait de virer en catastrophe. La gestion de classe et la gestion des comportements sont déjà mes gros points faibles. Mon côté rationnel me disait que ce serait la meilleure façon pour moi d'apprendre, mais j'avais tellement peur !
Finalement, les événements qui m'ont forcée à quitter mon stage se sont produits et je me suis dit que j'étais vraiment trop dans une période d'hypersensibilité pour me « frotter » à des troubles graves du comportement. Par conséquent, j'ai eu droit à un mois supplémentaire de vacances pour me remettre sur pied, et aussi pour dire adieu à ma mamy chérie qui s'est soudainement mise à dépérir.
Quand j'ai connu mon milieu de stage pour mon stage trois à l'hiver dernier, j'ai été complètement découragée. Depuis mon tout premier stage que je demande à être placée en dénombrement flottant. Le stage un est dans une classe spéciale, le stage 2 au secondaire, on me place d'abord en dénombrement flottant pour le stage trois mais l'enseignante tombe enceinte, puis on me place dans une classe spéciale pour les troubles graves du comportement ! J'abandonne, et on me replace... encore dans une classe spéciale ! Le comble ! En plus, c'est encore à Mont-Joli, à trente minutes de route. Je rencontre l'enseignante et ses élèves... et ça ne clique pas du tout, mais pas du tout ! Le temps des fêtes passe, et je stresse, appréhendant le pire. Le stage commence et tout va mal. Je suis tellement intimidée par mon enseignante associée que je n'arrive pas à bien communiquer avec elle. Je ne sais pas à quoi elle s'attend de moi, et elle ne me dit rien si je ne lui pose pas de questions. Puis arrive finalement la mi-stage, avec l'évaluation formative qui l'accompagne. J'ai ENFIN l'occasion de savoir ce qu'elle pense de moi ! Cette évaluation a été un coup dur pour moi, parce que mon associée m'a évaluée très sévèrement. Mais je me suis resaisie et j'ai foncé, parce que je savais finalement qu'elle s'attendait à ce que je prenne beaucoup plus de place dans la classe. Finalement, la deuxième partie du stage s'est super bien passée. J'ai fait de gros progrès et j'ai réussi à me faire beaucoup mieux apprécier de mon associée. Elle et son éducatrice m'ont même invitée à dîner lors de mon avant-dernière journée de stage (c'était aussi ma fête) et elles m'ont donné un certificat cadeau pour la librairie. Je ne soupçonnais même pas que mon associée avait deviné ma passion pour la lecture ! C'est qu'elle me connaissait et m'appréciait beaucoup plus que je ne le pensais...
Finalement, je n'ai pas complètement coupé le cordon avec mon milieu de stage, puisque je m'y rends encore au minimum un après-midi par semaine pour donner un coup de main et voir les élèves que j'adore. Je compte d'ailleurs vous reparler de la classe bientôt. Mais là, je m'égare...
Tout ce que je voulais dire, c'est que finalement, tout s'est passé pour le mieux. J'ai abandonné un stage qui m'aurait sans doute détruite pour un presque aussi difficile mais qui m'a fait grandir et qui m'a donné énormément de confiance en moi. Avec le recul, je pense que je n'étais tout simplement pas prête à faire mon stage III en 2010. Tout est bien qui finit bien !

lundi 23 avril 2012

Mes cours universitaires sont terminés !

Ça fait si longtemps que je n'ai pas écrit sur ce blog que je doute qu'il y ait encore des personnes qui prennent la peine de venir le visiter. J'ai quand même envie de le reprendre, ne serait-ce que pour moi-même !

À cette heure où les filles de ma cohorte terminent avec stupeur leur baccalauréat (quatre ans d'études, c'est long, alors le terminer est difficile à réaliser, sans aucun doute), je reprends mon blog pour vous annoncer avec un retard certain que depuis décembre dernier, j'ai terminé tous mes cours universitaires. Par contre, contrairement à mes collègues, je ne termine pas mon baccalauréat. Il me reste en effet un stage à l'automne prochain, pour une raison dont je reviendrai sans doute parler prochainement.

J'ai toujours été persuadée que je serais malheureuse le jour où je n'aurais plus de cours. À mon grand étonnement, je ne ressens absolument aucun manque jusqu'à maintenant. Peut-être qu'avec mes quatre années d'études en adaptation scolaire et sociale, j'en ai finalement eu assez. Mes cours étaient si répétitifs et s'entrecoupaient tellement que la plupart du temps, je ne pouvais que m'ennuyer. Le comble, c'est que je croulais quand même toujours sous les travaux, des travaux tous aussi répétitifs et ennuyeux. À cette période de l'année où habituellement je suis submergée par les travaux de fin de session et par l'étude pour mes examens finaux, force est de constater que je suis bel et bien heureuse d'avoir terminé les cours. J'ai trouvé d'autres façons de combler ma curiosité insatiable, notamment par Internet et par les livres. L'autoformation, il n'y a rien de mieux. On étudie ce qui nous intéresse et non pas ce que l'on doit apprendre, on va au rythme que l'on veut et on n'a pas de compte à rendre. La belle vie, quoi !

Actuellement, je continue beaucoup de m'autoformer dans le domaine de l'éducation, car je ne passerai pas mon entrevue de la commission scolaire avant minimum décembre prochain. En attendant, je dois veiller à ne pas perdre mes acquis et à me tenir au courant des derniers développement dans le domaine de l'éducation et plus particulièrement de l'adaptation scolaire. Je bâtis tranquillement mon portfolio professionnel et je me monte du matériel scolaire. J'en achète un peu aussi, histoire d'avoir de quoi bien débuter ma carrière. Et je lis beaucoup de littérature jeunesse. Car il est clair que la littérature jeunesse prendra beaucoup de place dans mon enseignement futur.

Malheureusement, le plus souvent, le temps me manque pour mener à bien mes projets ! Parce que même lorsque je ne vais pas à l'université, je suis débordée par le travail, mes nombreux loisirs et projets. Cela explique sans aucun doute mon inconstance à la barre de ce blog ! J'ose tout de même espérer qu'à partir de ce jour et au moins jusqu'à l'automne prochain (vous saurez pourquoi éventuellement), j'arriverai à poster des billets un peu plus régulièrement. Mon objectif (en espérant qu'il soit réaliste) : environ 5 billets par mois.

Je serais heureuse de retrouver mes lecteurs, mais si ce n'est pas le cas, ce n'est pas grave : je suis déjà heureuse d'avoir renoué avec mon blogue et avec l'écriture (en dehors de mes critiques de livres sur Les lectures d'Isabelle bien entendu).

À bientôt j'espère !

dimanche 16 mai 2010

Dernière session à l'université

La dernière session à l'université a été un véritable cauchemar. Nous croyions toutes qu'elle allait être moins pire que les autres, puisque nous n'avions pas de stage cette fois. Mais nous nous sommes toutes trompées. Les cours étaient beaucoup plus chargés que ceux des sessions précédentes, avec la plupart du temps non seulement des travaux d'équipe, mais aussi de nombreux examens. Les travaux d'équipe, quant à eux, étaient plus longs et plus difficiles que d'habitude, impliquant la plupart du temps qu'on se déplace dans les écoles et qu'on sollicite des gens. J'ai détesté avoir à demander à tout le monde comme ça, même si ces travaux ont été très enrichissants en bout de ligne.
Pour nous éviter de demander une fois de plus la collaboration de gens que nous ne connaissions pas, nous avons décidé pour un travail sur l'émergence de la lecture et de l'écriture, de travailler avec mon cousin et le neveu de ma coéquipière. Nous devions en gros lire une histoire et préparer un jeu qui vérifie les composantes de l'émergence de l'écrit chez deux élèves du préscolaire. Nous avons donc passé une partie de notre semaine de lecture dans la région de Québec pour ce travail- et non, sans prendre le temps de relaxer. Nous avions beaucoup trop à faire.
Nous avons été comme ça, à bout de souffle, pendant toute la session. Mais le pire est arrivé dans les deux dernières semaines. Comme pour toutes les sessions, les deux dernières semaines étaient pires que d'habitude, mais ce qui rajoutait encore à ma fatigue, c'est la situation à mon travail.
« Eux », parce que travaillant dans une grande compagnie comme Telus, on ne sait jamais qui sont les responsables, ont décidé que travailler trois jours par semaine n'était plus suffisant, et que nous devions tous travailler 40 heures (5 jours de 8 heures) par semaine ! Je n'en croyais pas mes yeux. J'ai sérieusement pensé à quitter cette job pourrie qui franchement me pèse de plus en plus sur les épaules. Mais bon. C'est payant, et je vais avoir besoin d'argent pour mon voyage ainsi que pour les prochaines années. Parce que dès septembre prochain, je ne pourrai plus travailler avec mes stages longs. Et je dois continuer à payer ma voiture. Pis crime, j'aimerais aussi pouvoir finalement aller en appartement. Mais ça a bien l'air que ce n'est pas pour tout de suite encore.
En plus, j'ai un autre projet, dont je vais parler plus en détails dans un autre message, qui est de partir un mois au Togo l'été prochain. Bref, je vais avoir besoin de beaucoup d'argent, mais je n'en gagnerai plus. Une situation que je n'ai jamais vécue auparavant. Heureusement que j'ai le compte épargne-étude de mon grand-papa !
Au travail, étant donné que nous avions tous 5 shifts par semaine et que nous étions presque tous des étudiants, c'était totalement impossible de les donner. Je les ai donc échangés de manière à faire toutes mes heures, et j'ai travaillé jusqu'à des heures impossible pour arriver à la fin en temps. Mais ça n'a pas été facile, surtout pour les travaux d'équipe, parce que je n'étais jamais disponible.
Et, ironie du sort, lorsque j'ai terminé l'université ils ont recommencé à me donner trois shifts par semaine. Frustrant, non ?
Mais bon, je dois tenir le coup, il ne me reste plus très longtemps à travailler là-bas ! Et j'ai un magnifique voyage qui s'en vient... dans exactement trois jours !

vendredi 1 janvier 2010

TECFÉE

Vous souvenez-vous de cet examen de français important qui me stressait ? Et bien, je l'ai passé !!!! Youpi ! Ce n'était pas aussi pire que prévu finalement. La partie code linguistique n'était faite que d'erreurs à corriger avec des choix de réponses. Quant à la partie de la production écrite, apparemment ils n'accordaient l'importance qu'aux fautes de français, puisque j'ai eu 95% !!!! Je dis qu'ils ne corrigeaient que les fautes, parce que mon texte était clairement n'importe quoi... lol Ça me stressait beaucoup. Pour rien, bien évidemment. Pour la partie linguistique, j'ai eu 83%, une note inattendue étant donné que j'ai hésité à plusieurs questions. Quand j'ai vu mes notes, j'ai sauté de joie. Je n'aurais jamais cru que j'allais passer du premier coup, et avec de si bonnes notes en plus !
Do you remember that very important french exam who was stressing me ? Well, I passed it !!! Youpi ! It wasn't as hard as what I had expected, after all. The linguistic part was only mistakes to find with a choice of answers. And the written production part... Apparently, they only cared about the grammar mistakes, because I've had 95% !!!! I say they only cared about french mistakes because my text was truly bad... lol It stressed me a lot. For nothing, of course. For the linguistic part, I got 83%, an unexpected mark, since I hesitated for most of the questions. When I saw my mark, I was so happy ! I would never have thought I would pass the first time, and with such great marks !

Cours d'art / Art course

Le cours d'art était donné par le réputé sculpteur Roger Langevin, qui a entre autres réalisé les principaux monuments de Rimouski (la trimurale, les Bâtisseurs, les Amoureux à l'UQAR, etc). Il a récemment également eu l'honneur de voir l'une de ses sculptures être inaugurée face à la bibliothèque nationale d'Alexandria en Égypte. Monsieur Langevin est également un très bon pédagogue. Bref, nous n'avions pas n'importe qui pour professeur !
The art course was given by the well known sculptor Roger Langevin, who realised the main monuments in Rimouski (La trimurale, les Bâtisseurs, les Amoureux at the university, etc). He recently had the honnor to see one of his sculptures be inaugurated in front of Alexandria National Library in Egypt. Mr Langevin is also a very good educationalist. In summary, we didn't have just a normal teacher !
Le but du cours était d'abord et avant tout d'apprendre à enseigner les arts, mais également de nous apprendre comment motiver les élèves, et comment leur faire voir que toutes les productions sont belles à leur façon. Beaucoup d'enfants se sont fait dire qu'ils n'étaient pas bons en dessin, et cela les a profondément marqués. Nous avons donc appris à faire attention à nos commentaires, et surtout, à ne pas montrer nos préférences.
The purpose of the course was before everything to learn how to teach arts to children, but also to learn us how to motivate kids and how to make them realize that all their productions are beautiful in their own way. A lot of children have been told that they didn't draw well, and this has had a big impact on their lives. We learned to be careful not to comment only the productions we prefer.
Nous avons nous-même réalisé plusieurs productions, le genre d'activités qui plaît aux enfants et qui les motive. Nous avons entre autres fabriqué des masques en argile, fait une plaque en argile à notre nom, fait des tapis persans en papier déchiré, etc.
We ourselves did a lot of productions, the kind of activities that the children will like and will make them motivated. We did clay masks and plates with our names, persians carpets with paper, etc.
La plus belle chose que nous ayons faites, cependant, c'est nous-même. Et oui ! Une coéquipière dessinait notre portrait et traçait les contours de notre corps. Par la suite, nous nous découpions et peinturions. Les résultats ont été impressionnants ! Voici les photos. Croyez-moi, nous nous ressemblons beaucoup ! On ne voit pas ma production sur les photos, car il n'y avait plus de place pour l'afficher lorsque je l'ai terminée. Dommage !
The most beautiful thing we did, though, it's ourselves. Yes ! A teamate drew our face and drew our body while we lied on the floor. After that, we cut ourselves and paint ourselves in the clothes we wanted. The results were very impressive ! Here are the pictures. Believe me, we really look like in the real life ! You won't see me in the pictures, because when I finnished it, there was no more place. Sad !



Au dernier cours, pour nous mettre dans l'ambiance de Noël, nous avons réalisé une immense murale de Noël. Chaque personne apportait sa contribution: certaines personnes fabriquaient des flocons de neige, d'autres, le sapin, d'autres, les briques de la maison, etc. Le résultat était franchement magnifique. Nous n'en revenions pas. Malheureusement, je n'ai pas la photo. Elle a été prise par l'une des filles de mon programme. Si jamais je réussis à l'avoir, je la publierai, promis.
At the last course, to pout ourselves in the Christmas ambiance, we did a huge collective Christmas mural. Each person gave its contribution: some people were making snow, others, the tree, bricks for the house, etc. The result was wonderful ! We couldn't believe it. Unfortunately, I don't have the picture. It's one of the girls in my program who took it. If one day I can put my hand on it, I will publish it here, I promise.
Voici maintenant quelques-unes des autres photos de nos productions de la session:
Here are now some of the pictures of our productions this session:
*
Nos oiseaux texturés
Our textured birdsLes tapis
The carpetsNotre tapis persan à moi et Josyanne
Josyanne and I Persian carpet
*
En résumé, ce cours a vraiment été marquant dans mon parcours à l'université. On a tous tendance à croire que les arts ne sont pas très importants. Ce cours m'a convaincue du contraire. Merci, monsieur Langevin !
All in all, this course has been really significant in my university courses. We all tend to think arts are not really important. This course convinced me that it's not true. Thanks, Mr Langevin !

Mes cours de la session d'automne

Plusieurs personnes m'ont demandé quels étaient mes cours à l'université cette session (ou plutôt à la dernière session...). Je vais donc vous faire un court résumé sur chacun de mes cours.
Many people asked me what were my courses at the university this session (or rather last session...). I will do a short summary of each of my courses.
  1. Didactique des mathématiques: Je m'attendais à un autre cours plate sur les mathématiques, mais en fait j'ai beaucoup aimé. Plutôt que de s'attarder sur le contenu du Programme de formation de l'école québécoise, notre professeure nous a montré de multiples façon d'enseigner un même concept. Par exemple, nous avons vu une bonne douzaine de façon différentes de multiplier ! On a également beaucoup appris sur la culture des mathématiques et sur son histoire. Cela peut paraître inutile, mais ça ne l'était pas du tout. Et puis, c'était intéressant et ça faisait changement de tous les cours de mathématiques qu'on a eus depuis le primaire ! Mathematic Didactic: I was expecting another boring mathematic course, but I have been surprised: I liked it a lot. Instead of wasting her time on the Programme de formation de l'école québécoise (the programs that says what contents should be taught at school), our teacher showed us many ways to teach a same concept. For example, we've seen about twelve ways to multiplicate ! We also learned a lot on the mathematic culture and history. It may seem useless, but in fact, it wasn't. And it was very interesting and different from all the other mathematic courses we've had in our lives !
  2. Art, thérapie et rééducation: Je vais parler plus en détails de ce cours dans un autre message. Tout ce que je peux dire ici, c'est que nous avons toutes eu beaucoup de plaisir dans ce cours et que c'était bien souvent la seule fois dans la semaine que nous pouvions relaxer ! Art therapy and reeducation: I will give more details about this course in another post. All I can say right now is that we've had a lot of pleasure in this course. It often was the only time of the week where we could relax !
  3. Développement normal et pathologique du langage écrit et oral: J'avais beaucoup d'attentes envers ce cours, mais malheureusement, elles n'ont pas toutes été comblées. Nous avons appris beaucoup de choses, mais malheureusement, le format du cours était toujours le même: Powerpoint pendant 3h. Cependant, notre professeure était extrêmement compétente et savait de quoi elle parlait. Nous avons parlé du développement normal du langage chez l'enfant, mais également des différentes problématiques qui peuvent nécessiter l'intervention d'un orthophoniste à l'école: bégaiement, dysphasie, dyslexie, surdité, TED, etc. Written and oral language normal and pathologic developpement: I expected a lot from this course, but unfortunately, they were not all fulfilled. We learnt a lot of things, but unfortunately, the courses were always the same: Powerpoints three hours in a row. But our teacher was very competent and knew what she was talking about. We talked about the children's normal language developpement, but also of all the pathologies that can necessitate the intervention of an orthophonist in school: stuttering, dysphasia, dyslexia, deafness, autism, etc.
  4. Cours stage: Nous n'avons eu que quatre cours de stage, et ils étaient le soir de 19h à 22h, alors que nous avions déjà 6h de cours dans le corps. Je n'ai pas du tout aimé ce cours pour cette raison. Toutefois, les échanges entre les stagiaires au retour du stage étaient très enrichissants et intéressants. Internship course: We only had four internship courses, but they were in the evening from 7 to 10 when we already had had six hours of course previously in the day. I totally disliked the course for that reason. The discussions we'ev had between the interns after the internships were really interesting, though.
  5. Prévention et réussite scolaire: Encore un cours envers lequel j'avais beaucoup d'attentes mais qui m'a beaucoup déçue. J'avais l'impression de ne rien apprendre, parce que j'avais vu la plupart des points qui étaient abordés dans mes cours en psychologie. De plus, ce cours demandait énormément de travail. Il m'a drainé énormément d'énergie. Malgré tout, il aura eu le mérite de m'aider à développer ma pensée critique et ma pensée analytique, avec toutes ces analyses réflexives que nous devions faire ! Prevention and success in school: This is another course I expected a lot from and that dissapointed me a lot. I always felt that I was loosing my time, because I had seen most of what was taught in my psychology courses. Also, this course was very demanding. There was a lot of work, and it took away all the energy that I had left. Despite everything, this course will at least have given me the chance to develop my critic and analytic thought. Not surprising, with all these critic analysis we had to do !

lundi 14 septembre 2009

Retour rock'n'roll à l'université / Rock'n'roll return to the university

Ça me désole de laisser mes blogues à l'abandon. Mais il faut bien que je délaisse un peu quelque chose !
I feel so sorry to have to neglect my blogs. But I really need to put something aside right now !
Le retour à l'université à été brutal. Dès la première journée, je me suis sentie complètement angoissée. J'avais trois cours de 8h30 à 11h30, de 16h15 à 19h15 et de 19h15 à 10h15.
The beginning of the session has been brutal. From the very first day I felt completely stressed out. I had three courses: one from 8:30 to 11:30, one from 4:15 to 7:15 pm and one from 7:15 to 10:15 pm.
Normalement, on se dit que la première semaine va être relax, non ? Les profs vont nous passer les plans de cours et nous expliquer un peu le déroulement de la session... De temps à autres, il y a un prof zélé qui commence la matière tout de suite.
Usually we have a cool and easy first week week in school, right ? Teachers talk to us about what's the session going to be like and pass to us their course plans... Occasionnally we get an overmotivated teacher who begins the course right away.
Cette fois-ci, il n'y en a pas eu qu'un, tous les cinq ont fait un cours complet ! Je n'arrivais pas à y croire ! C'est parce qu'à cause de mon stage, on va perdre un mois entier de cours à l'université, ce qui représente presque le tiers de notre session !
This time, I didn't have one motivated teacher, I had five ! I couldn't believe it ! It's because of our teaching practices. We'll loose a complete month in the university, which is almost 1/3 of the session !
Puisque je n'y étais pas préparée mentalement, je suis arrivée de ma première journée complètement épuisée et avec un mal de tête implacable.
Because I wasn't mentally prepared to that, I arrived from my first day with a headache and completely exhausted.
Comme si ce n'était pas assez, je suis déjà bourrée de lectures et même de travaux à faire ! Je ne sais plus où donner de la tête, avec l'examen de français (le TECFÉE) qui s'en vient... mercredi.
As if it wasn't enough, I am already full of lectures and even homework to do ! I already have no clue what to do first, with the french exam (the TECFÉE) coming on... Wednesday.
Je vous en ai déjà parlé, de ce test de français. Il est d'une importance capitale pour la poursuite de mes études.
I've already talked to you about that french exam. It is very important that I pass it for my studies.
Normalement, j'aurais sû travailler sur mon français tout l'été, mais bien entendu, ça ne s'est pas passé comme ça. Ni pour moi, ni pour aucune des filles qui étudient avec moi d'ailleurs. On avait toutes pourtant de bien belles intentions au départ: en faire une petite demi-heure par jour, faire des exercices sur le CCDMC, reviser notre cours d'enseignement de la grammaire, suivre des cours de français par les petites religieuses près de l'université, etc.
Normally, I should have been working on my french all summer long, but of course I didn't. Neither the other girls from my program. We all had good intentions, though: do a little 30 minutes each day, do exercices from the CCDMC, reread our «teaching grammar» notes, follow courses with the little sisters liveing close to the university, etc.
Mais bon, l'été c'est l'été, c'est fait pour se reposer, prendre du soleil, voyager et s'amuser. Est-ce que faire du français, c'est se reposer ? prendre du soleil ? voyager ? s'amuser. Aucune de ces réponses !
But it was summer, right ? Summer is to relax, lie under the sun, travel and have fun. Is doing french relaxing ? Is it lying under the sun ? Is it travelling ? Is it having fun ? Of course not !
Moi personnellement, j'étais de ces personnes qui se disaient «je vais en faire un petit 30 minutes par jour, et ça devrait suffire». Je tombe en vacances le 1er mai.
Personnally, I was standing between these girls saying I would do «a little 30 minutes each day, it should be enough». My vacations begin on May 1st.
Pleine de bonnes intentions, j'en fais une petite demi-heure le premier mai. Le deux mai, bof... ça me tente pas ! C'est ma première journée de vacances, autant en profiter ! Le trois mai, je décide que je vais commencer le premier juin.
Full of good intentions, I do my little 30 minutes on that day. On May 2nd... I don't want to do french ! I want to take advantage from my first real vacation day ! On May 3rd, I abandon and decide to begin on June 1st.
Arrive le premier juin... Pleine de bonnes intentions, j'en fais une petite demi-heure. Mais l'histoire se répète: Le deux, ça ne me tente pas, et le 3 juin, je décide que je vais commencer en juillet.
June 1st comes... Full of good intentions, I do my half an hour. But the story repeats itself: On June 2nd, I take a break and on June 3rd, I decide that I will begin on July 1st.
En juillet, même histoire ! Il ne me restera plus qu'un mois, mais c'est pas grave, j'en ferai une heure par jour à partir du premier août.
In July, the same story ! I will only have one month left, but it's ok, I'll do an hour each day in August.
Premier août... Vous l'avez deviné. J'ai fait ma petite heure de français... Puis j'ai abandonné pour le reste de mes vacances.
On August first... You guessed. I do my little french hour... And I abandon for the rest of my summer holiday.
Donc en tout durant l'été j'ai fait: 2h30 de français.
All in all, this summer I've been doing 2 hours and a half of french.
Arrive la rentrée. Toutes les filles paniquent: «J'ai pas fait de français de l'été. J'ai peur, c'est sûr que je vais couler... Je vais travailler entre chaque cours et tous les soirs».
University's first day arrives. All girls are panicking: « I didn't do any french this summer. I'm afraid I will fail... I'll work between each courses and all evenings».
Et bien cette fois-ci, on a pas eu le choix. On fait VRAIMENT du français chaque fois qu'on le peut. MAIS... Comme il n'y a rien de parfait dans la vie, on a d'autres travaux à faire au travers, on a notre emploi et on se rend compte que plus on fait de français, plus on trouve qu'il y a de nouvelles choses à travailler et qu'on est encore bien loin de maîtriser la langue parfaitement. On a un long bout de chemin à faire encore !
Well, this time, we didn't have any choice. We REALLY did french each time it was possible. BUT... As nothing is perfect in this world, we have other homework to do, we have our jobs and we realize we're still far from having a perfect french. We still have a long way to go !
Alors la question est la suivante: Serons-nous prête à temps pour l'épreuve tant redoutée ? Je n'en suis pas certaine.
So my question is the following: Will we be ready in time for this scary exam ? I'm not so sure.
Je n'ai pas pu m'empêcher de vous faire remarquer ma stupidité. Je suis là à me plaindre du manque de temps pour tout faire mes travaux. Présentement, j'aurais du temps pour en faire, du français. Mais je suis là depuis près d'une heure à vous raconter que je n'ai pas de temps. Ce que je suis illogique !
I couldn't resist showing you how stupid I can be. I'm here complaining about me missing time to do my work. Right now, I would have some time to work on my french. But I've been here typing this post for almost an hour telling you how much I miss time. I'm so unlogical !
Je ferais mieux de retourner au travail !
I guess I should go back to work now !

mardi 1 septembre 2009

Ça y est, c'est la fin... / There we go, it's the end...

Et oui, c'est DÉJÀ la fin. Quatre mois qui sont passés à la vitesse de l'éclair. Souvenez vous, au début de l'été j'avais plein d'objectifs en tête pour l'été à venir tout en sachant que je n'en ferais pas le 1/3. J'ai eu raison.
This is ALREADY the end. Four months gone by too quickly. Remember, at the beginning of my holiday I had many objectives in mind, and I already knew I wouldn't realize the 1/3 of it. I was right.
Tous les étés, c'est pareil: je fais plein de plans, et il y en a 1/3 que je fais, 1/3 qui ne fonctionne pas et 1/3 que j'ai pas le temps de faire.
Every summer is the same thing: I make plans, and there's 1/3 that I realize, 1/3 that doesn't work out and 1/3 I don't have the time to do.
Au moins, cet été, il y a deux choses dont je suis fière: j'ai réussi à faire un gros voyage sur deux (Toronto&Niagara Falls) et j'ai réussi à écrire de façon beaucoup plus régulière à mes correspondants.
At least, this summer there are two things I am really proud of: I made a big trip to Toronto and Niagara Falls and I suceeded at writting to my penpals on a regular basis.
Et il y a une chose que je regrette par-dessus tout, c'est de ne pas avoir fait plus d'exercice. Moi qui voulait me remettre en forme, je n'ai réussi qu'à le devenir encore moins et à engraisser.
And there's one thing I regret over all, it's that I didn't make more exercice. I had planned to get back to my old shape and all I did was to become even less in shape and take weight.
Ma mère vient tout juste d'acheter un tapis roulant. Je vais essayer d'en faire un peu chaque soir en espérant tenir le coup. Mais j'en doute.
My mother just bought a conveyor belt. I will try to do a little of it every evening, hoping that I will hold on. But I doubt.
Je vais revenir à mon horaire infernal cours, stage et travail. Ça commence raide: demain j'ai 9h de cours et je termine à 22h30, jeudi j'ai un cours en avant midi et je travail jusqu'à 23h en soirée et je recommence le travail le lendemain à 6h. Enfin, je travaille samedi, dimanche et lundi à 6h15.
I will get back to my infernal schedule: courses, teaching practice and work. It begins abruptely: tomorrow I have 9 hours of courses and I end at 10:30 PM, Thursday I have a course in the morning and I work until 11 in the evening and I go back to work at 6 the next morning. Finally I work Saturday, Sunday and Monday at 6:15.
Et vous ? Comment s'est passé votre été ? Avez vous réalisé vos buts ? Vous sentez vous d'attaque pour la rentrée ?
What about you? How was your summer ? Did you realize your goals ? Do you feel ready to go back to school ?

mercredi 27 mai 2009

Stage / Teaching Practice: Je suis soulagée !

Pour mon stage aussi je suis très contente de ma note ! Avec tous les commentaires négatifs que j'avais eu de mon enseignante-associée, je ne croyais pas avoir une aussi bonne note que B+ ! Me voilà très, très soulagée !
For my teaching practice too I am very happy with my mark ! With all the negative comments I have had from my associate teacher, I would never have thought I'd get such a great note (B+) ! I am so relieved !

Maths: Je n'y crois pas !

Je n'y crois tout simplement pas ! J'ai eu ma note en maths, le cours que tout le monde pensait couler, et qu'effectivement presque tout le monde a coulé ! La moyenne est de 38%, et je passe avec B-, soit une note quelque part entre 76% et 80% !!! Jamais, oh grand jamais, je n'aurais osé espérer une telle note ! Je plains toutes les filles qui vont devoir reprendre ce cours affreux !
I just don't believe it ! I've had my mark in maths, the course everybody thought they would fail, and the course that most people failed too ! The average is 38 % and I pass with B-, which means a mark somewhere between 76% and 80% !!! I would never, never have even hoped for such a mark ! I am sad for all the girls who will have to do that awful course again !

mercredi 29 avril 2009

Fini !!!!! / Over !!!!!

J'ai officieusement terminé ma première année de Bac à l'UQAR !!!

I am unofficially done with my first year at the UQAR!

Une année qui s'est terminée en queue de poisson avec un examen complètement infaisable. J'avais beaucoup travaillé pour cet examen, mais, même si j'y avais mis vingt heures de plus, je n'aurais pas eu meilleur résultat. Je me console en me disant que moi, au moins, je ne trouvais pas cela dur au point d'en pleurer... Plusieurs filles ont dit avoir eu le goût de pleurer, et quelques-unes n'ont même pas pu se retenir.

A year that ended badly with an ununderstandable exam. I had studied a lot for that exam, but even if I had put twenty more hours on it, I wouldn't have had a best result. At least I didn't feel like crying... A lot of girl told me they felt like crying, and some of them couldn't help but cry.

Quant à moi, je ne sais pas à quoi m'attendre. Je n'ai pas eu le temps de compléter l'examen, comme toutes les filles et j'ai sans doute fait beaucoup d'erreurs de calcul en essayant d'aller trop vite, mais je sens que je me suis mieux débrouillée que plusieurs.

As for me, I don't know what to expect. I didn't have time to finnish the exam as every girl and I'm sure I did a lot of mistakes in my calculs trying to go too quickly, but I think I did better then most of the girls.

Il y a une fille dans mon bac... Elle a le sens de l'humour hyper développé. Quand elle a quitté la classe, elle a dit: «À l'année prochaine, M. X !».

There's a girl in my program... She has such a developped humor. When she quitted the class, she said: «See you next year, Mr. X !»

Même si on avait pas la tête aux vacances après cet examen-là, ni la tête à fêter, on est toutes allées dîner au St-Hubert. Et ça nous a remonté le moral !

Even though we didn't feel we were on summer holiday after that exam, we all went to the St-Hubert for lunch. We all felt better after !

Maintenant, il ne reste plus qu'à aller porter mon rapport de stage demain et à aller à la rencontre pour l'examen de français vendredi matin. Après exit université ! Du moins jusqu'à l'examen de français... Qui va peut-être être plus tard finalement. Il paraît que ce que j'ai vu pour le 22 mai pourrait être un autre examen de français pour d'autres personnes finalement... Espérons-le !

Now, I only have to give my teaching practice report tomorrow and to go to the meeting for the french exam Friday morning. After that, exit the university ! At least until the french exam... Who's perhaps going to be later after all. It looks like it's an another french exam for other people on May 22nd... Let's hope that's true !

En terminant, je me souhaite des bonnes vacances !! Haha Et à tous ceux et celles qui viennent également de tomber en vacances !


Lastly, I am wishing myself a good summer holiday !!! Hehe And also to everyone who also just began their summer holidays !

lundi 9 mars 2009

Sénégal

Ça se peut que j'aie l'occasion de partir six semaines au Sénégal dans deux ou trois ans pour y faire un stage d'enseignement !!!! J'ai pas le temps d'en dire plus, une autre fois peut-être !
I could go to Senegal for six weeks in two or three years to teach !!! I don't have time to tell you more right now, another time may be !

lundi 9 février 2009

Cours confrontant / Confronting course

Ce matin, j'ai eu un cours très confrontant pour moi. Un cours qui m'a laissée très songeuse.
This morning, I've had a very confronting course. A course that made me think a lot.
Il portait principalement sur l'estime de soi et de son importance sur la réussite scolaire, mais aussi sociale.
It was mainly on self esteem and its importance on school and social success.
Il parlait de cette attitude qu'ont certains gens d'agir en victime quand ils ne réussissent pas (moi).
It was on this attitude some people have to act like victims when they don't succeed (me).
Il parlait des gens qui se mettent la tête dans le sable, qui ne veulent pas surmonter leurs défauts parce que c'est trop difficile (moi).
It was speaking of these people who don't want to face the truth, who don't want to pass over their difficulties because it is too difficult (me).
Il parlait des gens qui ne se sentent pas appréciés, qui ont toujours l'impression que les gens les jugent négativement (c'était totalement moi avant, et encore un peu aujourd'hui). Eh bien, ces gens ont cette impression-là, parce que c'est précisément ce qu'ils dégagent, un manque de confiance et d'estime de soi fondamental.
It was on these people who never feel appreciated, who always think people judge them negatively (it used to be totally me, and still a little bit nowadays). These people have this impression because it's what they show, their low self esteem and their lack of confidence.
Je me suis tellement reconnue là-dedans, c'est incroyable. Mon manque de confiance en moi ne m'a jamais empêchée de réussir à l'école. Là où il m'a fait du tort, c'est au niveau social. Je suis tellement timide, gênée et j'ai tellement peur de me tromper que je stagne à tous les points de vue. Je ne vais nulle part.
I saw myself in that course, it was unbelievable. My lack of confidence never prevented me from having success at school. Where it has been negative, it's in the social skills. I'm so shy and I'm so afraid to make mistakes that I feel I always stay to the same point.
Pourtant, je sais que je suis bonne. En fait, j'ai tellement toujours été bonne partout que, paradoxalement, c'est pour ça que je n'ai pas confiance en moi. J'ai tellement de me tromper, de faire des erreurs. J'ai l'impression que cela me tuerait. J'imagine que c'est parce que je n'ai jamais expérimenté l'échec.
It's not that I don't know that I'm good, though. The truth is that I've always been so good in all I did, that oddly, it's the reason why I miss so much confidence. I'm so afraid to be mistaken, to make mistakes. I feel like it would kill me. I imagine that it is because I have never experimented failure.
Ce n'est pas normal, de ne pas avoir expérimenté l'échec à 21 ans, bon Dieu ! Autre paradoxe: mon échec, c'est que je n'en ai jamais vécu.
It's not usual to wonder what it is when you're 21 years old ! That's a paradox: my failure is not having experimented what it is.
On dit qu'on apprend de ses échecs: effectivement, j'en ai marre d'essayer d'être parfaite partout et de ne pas être capable de m'amuser comme n'importe qui d'autre.
We usually hear that we learn from our mistakes: that's a fact, I'm tired of always do everything to be perfect. I want to be able to have fun like most people.
Aussitôt que quelqu'un est mieux que moi dans un domaine ou dans un autre, je me sens affreusement gênée ! C'est ridicule, et je le sais, mais on dirait que mon corps refuse de faire ce que mon cerveau lui dicte. Comment surmonter cela ?
As soon as someone is better then I at something, I feel ridiculous ! That's ridiculous, I know, but it looks like my body doesn't want to follow my thoughts. How to pass over it ?
Mon enseignante a conclu le cours en disant que nous devons cesser d'agir en victimes, que nous devons toujours nous demander ce que nous, nous pouvons faire pour améliorer les choses. J'ai les réponses, mais je n'ai pas les outils qu'il me faut pour les mettre en application.
My teacher has concluded the course saying that we have to stop acting like victims, that we always have to ask ourselves what we can do to make things better. I have the answers, what I need are the skills to apply them.
C'est pourquoi je pense qu'il est grand temps que je fasse une psychothérapie. Ça ne peut être que bénéfique, à la fois pour moi et pour les futurs élèves qui seront dans ma classe, ou que j'aurai à suivre en orthopédagogie.
That's why I came to the conclusion that I really need a psychotherapy. It can only be good, both for myself and for my future students in orthopedagogy.

jeudi 29 janvier 2009

Cours / Courses

Les cours que je suis à l'UQAR cette session-ci sont en majorité très intéressants, surtout si je les compare à ceux de la session dernière:
The courses I have this session at l'UQAR are in majority much more interesting then those I've had last session.
Lundi:
Gestion de la classe et intervention adaptée auprès des élèves présentant une déficience intellectuelle.
Monday: Class management and adapted intervention for students with mental retardation.
Mardi:
Évaluation des compétences et Stage I: Familiarisation et intégration théorie-pratique.
Tuesday:
Skills evaluation and Teaching Practice I: Familiarization and integration theory-practice.
Mercredi: Mathématiques savoirs essentiels.
Wesdnesday: Mathematics: essential knowledges.
Jeudi and Friday:
Stage à l'Aquarelle auprès d'élèves autistes et d'une petite fille présentant une déficience intellectuelle.
Teaching practice with autist students and a little girl with mental retardation.
Mes deux cours favoris sont les deux cours du lundi. Il se peut que j'en parle beaucoup si je trouve du temps. C'est vraiment très très intéressant.
My favorite courses are the two courses I have on Mondays. It's possible that I talk a lot about it if I find some time. It's very, very interesting.