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mardi 24 juin 2014

Voyages et plans pour l'été

Voilà donc la date de mon prochain voyage arriver à grand pas (départ le 29 juin) sans que je n'aie eu la chance de parler de mon voyage extraordinaire de l'an passé en Islande et en Norvège. Comme d'habitude, j'ai beaucoup de retard. Ça ne fait pas un an que j'ai terminé mon blogue sur mon voyage en Écosse, alors que j'en suis revenue depuis plus de quatre ans maintenant. Toujours est-il que j'ai encore l'intention d'en parler, mais je ne sais pas encore quand ni où. Ferais-je un nouveau blogue comme pour l'Écosse, ou en parlerais-je ici ? Qu'en pensez-vous ? Vaut-il mieux un blogue multi-destinations ou un blogue par destination ? Devrais-je créer un blogue pour tous mes voyages, comme je l'ai fait pour mes lectures ? C'est une question que je me pose sans cesse, et je n'arrive jamais aux mêmes conclusions.
 
C'est toutefois d'un autre voyage que je voulais parler. Cet été, je partirai pour plus longtemps que je ne suis jamais partie, et aussi plus loin que jamais. C'est un voyage prévu depuis pas moins de trois ans, une période si longue que je me demandais s'il allait jamais se réaliser. Mais voilà que je le réalise enfin : dans cinq jours, je serai à Hawaï, et dans dix, en Nouvelle-Zélande !
 
Pour Hawaï, nous resterons sur l'île d'Oahu, à Waikiki. Rien de bien exotique, mais ce n'est en fait qu'un arrêt pratique pour couper en deux l'interminable vol vers Auckland en Nouvelle-Zélande. J'aurais bien davantage rêvé de Maui, de Kauai, de Big Island et de Lanakai, mais la courte période de temps que nous passerons là-bas et notre budget ne nous permettent pas de faire autrement. Nous avons tout de même prévu sortir de Waikiki et d'Honolulu pour visiter le reste de l'île.
 
Le 4 juillet, nous nous envolerons vers la Nouvelle-Zélande, où nous avons loué un mini-campeur pour une période de dix-neuf jours. Je ne pense pas que ce sera suffisant pour faire tout ce que nous voulons faire, mais je compte sur le fait que ce sera la période hivernale pour éviter les foules et ainsi accélérer nos déplacements. Toutefois, les journées étant courtes (la période de clarté ne se situera qu'entre 7h30 le matin et 5h30 le soir environ), nous serons sans doute obligées de raccourcir nos déplacements. Enfin, nous verrons bien, ce sera une vraie aventure puisque ces jours-là sont très peu planifiés.
 
Le 25 juillet, nous prendrons de nouveau l'avion, cette fois-ci pour les îles Cook. Je suis très enthousiaste à propos de cette partie du voyage, car Rarotonga est une petite île du Pacifique Sud encore assez peu visitée et authentique. Encore une fois, impossible de visiter les autres îles de l'archipel pour des questions de temps et d'argent. Nous avons loué un petit bungalow pour une semaine à un prix modique. Encore une fois, nous avons très peu planifié, mais nous espérons qu'il nous restera assez d'argent pour suivre des cours de voile et assez d'énergie pour faire la randonnée qui traverse l'île de Rarotonga en compagnie d'un guide naturaliste/guérisseur. J'ai très hâte !
Nous serons de retour au pays le 31 juillet et à la maison en soirée le 1er août. Je redonnerai donc des nouvelles dans un peu plus d'un mois. En attendant, passez un très bel été !

Bilan de ma première année en enseignement.

Voilà ma première année complète en enseignement terminée. Une année avec des hauts et des bas, mais surtout une année riche en expériences.
 
Même si je n'ai pas eu de contrat pour toute l'année comme je m'y attendais, j'ai eu la chance de remplir toutes sortes de petits contrats qui m'ont apporté une expérience et une polyvalence inestimables.
 
J'ai débuté l'année avec un remplacement en orthopédagogie à 100%. J'ai fait de l'aide en lecture, en écriture et en mathématique pour tous les élèves de 4e, 5e et 6e année d'une grande école primaire. Une expérience que j'ai adorée et qui m'a confirmé que c'était bel et bien ce que je voulais faire dans la vie. Malheureusement, le contrat n'était que d'une durée de deux mois, l'enseignante revenant d'un congé de maternité à la fin octobre.
 
Les mois de novembre, décembre et janvier ont donc été beaucoup moins remplis. J'ai tout de même eu un contrat de francisation pour deux élèves Tunisiens arrivant à la même école où j'ai travaillé.
 
J'ai aussi décroché un contrat à la leçon au début novembre qui était en fait multitâches : un peu de francisation, un peu d'aide en lecture en première année et de l'aide en résolution de problèmes pour tous les groupes de l'école, de la première à la sixième année. Ce contrat a été le seul élément stable dans cette année scolaire, puisqu'il s'est étendu jusqu'à la fin du mois de mai.
 
Au travers de cela, j'ai fait un peu de suppléance par-ci, par-là, sans que jamais cela ne devienne mon activité principale (et heureusement, car je déteste cela).
 
Au mois de février, j'ai décroché un autre contrat de francisation pour les élèves autochtones d'une troisième école. Avec mon autre contrat, cela m'a fait travailler à temps plein pendant plus de deux mois. J'ai aussi adoré cette expérience, qui m'a obligée à faire preuve de créativité. Le matériel de francisation est très rare, et les élèves que j'avais parlaient pour la plupart très bien le français. Comme il n'y a aucun programme à suivre pour la francisation, cela m'a laissé énormément de liberté, mais aussi bien des incertitudes quant à ce qu'il valait mieux faire.
 
Le mois de juin a été très tranquille pour moi, mes contrats ayant tous pris fin. Encore une fois, j'ai fait un peu de suppléance, mais pas beaucoup. J'ai surtout fait de l'aide aux devoirs pour l'enfant d'une collègue de travail et mis de l'ordre dans la quantité phénoménale de matériel scolaire que j'ai construit/créé/acheté pendant l'année.
 
Depuis le 20 juin, je suis donc officiellement en vacances. Des vacances qui ne seront pas très reposantes, car, encore une fois, je vais trotter à l'extérieur du pays pour une bonne partie de l'été...

vendredi 25 avril 2014

Stage IV et suppléance

Le 19 août 2012, c'était déjà le temps pour moi de terminer mes bagages pour déménager à Sept-Îles pour commencer mon stage IV ainsi que ma nouvelle vie.
 
Ce stage de quatre mois en orthopédagogie a été déterminant dans ma vie. Même s'il a été très éprouvant pour moi émotionnellement, il m'a confirmé que j'aimais bel et bien l'orthopédagogie bien plus que les classes d'adaptation scolaire. J'ai traversé de nombreuses épreuves durant lesquelles j'ai énormément mis ma compétence en doute. De plus, mon associée ne me rassurait pas beaucoup. C'est parfois elle qui me faisait (non méchamment, je le précise) douter encore plus.
 
J'ai aussi eu des moments de gloire, notamment avec un petit garçon de deuxième année qui ne reconnaissait toujours pas ses chiffres et qui lisait avec énormément de difficulté. Ce petit a débloqué en grande partie grâce à mon travail.
 
Malheureusement, les difficultés ont pris plus d'importance pour moi que mes victoires. J'avais (et j'ai toujours) une énorme difficulté à gérer les groupes, qu'ils soient petits ou grands. J'avais aussi beaucoup de difficultés à diviser mon attention entre les élèves. Je me donnais entièrement à un élève, et pendant ce temps, les autres avaient tendance à perdre leur temps jusqu'à ce que je leur vienne en aide.
 
Je suis ressortie de mon stage pleine de doutes, mais avec la ferme intention de revenir à Sept-Îles pour le reste de l'année. J'avais bon espoir de devenir titulaire d'une classe à ratio réduit, puisque j'étais la seule diplômée qualifiée en ville pour le faire.
 
Finalement, je ne l'ai pas eu. À ma place, l'école a choisi un général d'armée (au figuré, bien sûr) non qualifié. Il faut dire que la classe était très difficile. Avec le recul, je comprends qu'ils ont pris la bonne décision, mais cela a été très difficile à admettre. Je pensais tellement l'avoir que je pensais que j'allais éviter l'étape obligée de la suppléance.
 
Finalement, je n'ai pas eu le choix. Encore là, j'ai eu de gros moments de doute et de découragement, tellement je n'ai aucun talent avec les grands groupes. Tout le monde me répétait que c'est normal en suppléance et que c'est dur, mais ils n'avaient aucune idée à quel point je perdais le contrôle avec mes groupes. Même le téléphone me confirmait mon manque de talent : il sonnait de moins en moins, alors que celui d'autres suppléantes de ma connaissance sonnait de plus en plus. Comment ne pas se décourager dans ces temps-là ?
 
Une chance que mon téléphone a sonné. Cela m'a pratiquement sauvée d'un abandon de carrière. Une école m'a appelée. Ils rajoutaient des heures en orthopédagogie pour le préscolaire et la troisième année et voulaient que ce soit moi qui le fasse. Cela m'a enfin donné la chance de me faire valoir. Les enseignants ont vu que derrière la fille qui manque de confiance et qui désorganise les classes se cache une personne qui peut aider des enfants à débloquer. J'ai entre autres eu une nouvelle victoire avec un élève un peu spécial qui n'apprenait pas à dénombrer, ni à reconnaître les chiffres.
 
J'ai aussi eu la chance de faire la connaissance d'une enseignante extraordinaire (aujourd'hui conseillère pédagogique) qui croit énormément en moi et qui vante mon potentiel auprès de tout le monde, même des directions d'école. Cette personne, ainsi qu'une autre enseignante que j'avais rencontré durant mon stage et qui se trouvait à la même école que moi après les Fêtes, ont été mes anges gardiens. Je leur en suis énormément reconnaissante.

jeudi 9 août 2012

Logement à Sept-Îles

Vous vous demandez peut-être pourquoi je vais habiter dans la maison de la mère d'une collègue de travail plutôt que de louer un appartement ou une chambre.
C'est qu'avec le Plan Nord et tous les travailleurs qui n'habitent Sept-Îles que la semaine, il y a une véritable pénurie de logement à Sept-Îles. De plus, les rares appartements ou chambres à louer disponibles le sont à des prix faramineux.
Puisque la plupart des travailleurs qui habitent Sept-Îles la semaine travaillent pour des compagnies de construction qui leur paie le logement, les propriétaires ont tendance à augmenter leurs prix de façon disproportionnée pour faire plus de profit.
Par conséquent, la plupart des chambres à louer que j'ai vues étaient soit très loin de Sept-Îles, soit extrêmement cher. Des chambres à 200$ la semaine, ce n'est pas une pauvre étudiante sans emploi qui peut se payer cela...
Le prix des logements a bien failli me faire regretter mon choix d'aller faire mon stage à Sept-Îles. Heureusement que la mère de ma collègue Bianca y demeure ! En plus, cela semble lui faire vraiment plaisir d'avoir de la compagnie. Je vous le dis, j'étais due pour partir là-bas !

mercredi 8 août 2012

Une visite à Sept-Îles

Au début du mois de juin, j'ai pris congé de mon travail pour aller à Sept-Îles. Je voulais rencontrer mon enseignante associée avant la fin de l'année scolaire et aussi visiter la maison dans laquelle je vais vivre pour les prochains mois.
Nous sommes donc parties en road trip mère-fille. Nous avons pris la traverse Matane-Baie-Comeau, puis nous avons roulé tranquillement vers Sept-Îles. Nous sommes arrivées à Baie-Comeau vers 5h30, mais nous n'avions pas encore faim. Nous avons donc roulé jusqu'à Baie-Trinité où nous sommes arrêtées chez Ti-Bert pour souper. Lors de notre voyage sur la Côte-Nord en 2007, nous y étions arrêtés, et nous avions bien apprécié la nourriture simple de ce petit restaurant de camionneur.
Après souper, nous avons repris la route et apprécié les paysages de la Côte-Nord. Le soleil s'est couché alors que nous étions à Gallix, c'était merveilleux. Et puis la lune ! Elle était immense et droit devant nous !
Arrivées à Sept-Îles, nous sommes allées au Couche-Tard nous chercher de quoi déjeuner le lendemain matin. Nous en avons profité pour demander les indications pour se rendre à mon école où j'avais rendez-vous avec mon enseignante associée à 10h le lendemain matin. Nous sommes allées voir où se trouvait l'école avant d'aller nous coucher dans un motel très bas de gamme. Les murs sont en carton et le plancher n'est même pas au niveau. Heureusement, on ne peut rien reprocher au nettoyage qui était impeccable.  
Le lendemain, je me suis levée tôt et je me suis préparée à la rencontre. L'école m'a fait impression dès que j'y suis entrée. L'école Camille-Marcoux est une école à aire ouverte dont les plafonds sont très hauts, un peu comme dans une polyvalente. Les enseignantes semblent généralement jeunes et motivées et le directeur, sympathique. Quant à mon enseignante associée, je me suis immédiatement bien entendu avec elle.
Comme c'est la première fois qu'elle reçoit une stagiaire, elle a un stress de performance qui me plaît parce que je sais qu'elle se préoccupera plus de mon bien-être que quelqu'un qui reçoit une ou deux stagiaires à toutes les années. Nous avons échangé sur l'école, sur le métier et sur nos attentes respectives. Elle m'a aussi fait visiter l'école et présentée à quelques élèves et professeurs. L'école m'est apparue comme un véritable labyrinthe ! Même si c'est à aire ouverte, pour se rendre au local d'orthopédagogie, il faut passer par de nombreuses portes. J'ai eu l'impression de tourner en rond jusqu'à entrer dans le local au beau milieu de l'école !
Je suis ressortie enchantée de ma visite ! Après cela, je suis retournée rejoindre maman au motel, puis nous sommes sorties nous chercher à dîner.
L'après-midi, nous sommes allées visiter la maison où je vais habiter, qui est en fait celle de la mère d'une ancienne collègue de travail. Elle tient une garderie et a deux chambres libres au sous-sol. La chambre est correct, sans plus. J'ai cependant adoré la salle de bains que j'utiliserai presque exclusivement. La dame me préparera tous mes repas, idée que j'aime bien parce que je serai très occupée mais qui me déplaît aussi un peu parce que je ne pourrai pas surveiller mon alimentation à ma guise.
Toutefois, la dame est très sympathique et rien ne semble être un problème pour elle ! Ça me fera sans doute beaucoup de bien d'avoir une telle personne dans ma vie !
Maman et moi avons ensuite parcouru la ville en voiture jusqu'à l'heure du souper. Nous avons soupé à la Cage au Sports de la marina de Sept-îles, car mon amie Michèle y travaille. Celle-ci nous a installées à l'étage, d'où la vue est magnifique. J'ai dégusté des burritos avec une bonne Corona. La vie était belle ! J'étais enfin certaine d'avoir fait le bon choix !

Mon stage IV

Vous savez déjà que j'effectuerai mon quatrième et dernier stage à Sept-Îles. Plus précisément, ça sera à l'école primaire Camille-Marcoux, en orthopédagogie finalement !

Je suis entrée dans ce baccalauréat en me voyant exercer en tant qu'orthopédagogue enseignante, mais le sort s'est acharné sur moi en me donnant des stages dans tous les domaines sauf dans celui que je pense vouloir exercer. D'abord un stage dans une classe spéciale pour troubles envahissants du développement, puis un stage au secondaire à la formation aux métiers semi-spécialisés, et finalement un stage dans une classe spéciale constituée d'enfants avec des troubles d'apprentissages de natures différentes. Sans compter le stage que j'ai abandonné, avec des troubles graves du comportement. En fait, pour mon stage III, je devais être initialement en orthopégagogie, mais mon associée est tombée enceinte avant le début du stage. L'université m'a alors placée avec des troubles graves du comportement, la clientèle qui m'intéresse le moins et qui me fait le plus peur. Finalement, j'ai dû abandonner (même si cela me faisait plaisir, ce n'était pas par choix que j'ai abandonné ce stage) pour me retrouver dans une nouvelle classe spéciale.

C'est d'ailleurs en grande partie parce que je n'obtenais pas les stages de mon choix que j'ai décidé d'aller à Sept-Îles. J'ai même inscrit sur la feuille d'inscription au stage que si l'agente de stage ne me trouvait pas de place en orthopédagogie à Sept-Îles, qu'elle devait me place n'importe où sur le territoire, même sur la Basse-Côte-Nord ou aux Îles-de-la-Madeleine s'il le fallait. Manière un peu brusque mais nécessaire de la réveiller et de la convaincre que c'est vraiment ce que je désire...

Imaginez. Avec le baccalauréat que j'ai, j'ai à peu près 80% de chances d'exercer en orthopédagogie. Si je n'avais pas eu ce stage, je n'aurais eu aucune idée de ce qu'il fallait faire. Terrible. Monter des dossiers, supporter les autres enseignantes, travailler le développement de la lecture... Ce sont toutes de terribles lacunes que j'ai encore alors que mes collègues de l'université ont déjà leur diplôme en main. Je suis immensément soulagée d'avoir le stage que j'ai, d'autant plus que mon enseignante associée m'est très sympathique.

Je ne pensais pas dire cela en parlant de mon stage 4, que j'appréhende depuis le début de mon baccalauréat, mais j'ai HÂTE !

Départ de Telus

Après près de cinq ans (4 ans et 10 mois pour être exacte), j'ai enfin quitté mon emploi chez Telus afin de partir à Sept-Îles pour mon dernier stage.

Contrairement à la dernière fois où j'étais supposée partir et où j'avais pleuré toutes les larmes de mon corps tout au long de ma dernière journée, je n'ai ressenti aucune peine. Pas de pleurs, tout au plus une boule dans la gorge. Pour moi, ça, c'est un exploit. Je suis tellement sensible que j'ai pleuré à la fin de tous mes stages, qu'ils soient courts ou longs.

Je pense que cela signifie qu'il était vraiment temps que je quitte Telus et que je passe à autre chose. Tous les clients m'énervaient, parce que je savais par coeur ce qu'ils allaient me dire ou me demander juste d'après le ton de leurs premiers mots. Dire qu'avant de travailler là, j'étais la personne la personne la plus patiente au monde !

C'était devenu une routine terrible, moi qui pourtant aime bien la routine. De plus, tout avait changé : je n'avais plus le nombre de jours que je voulais travailler, je ne travaillais plus dans le même bureau, mes amis étaient presque tous partis... Bref, il n'y avait plus grand chose pour me retenir là, si ce n'est la sécurité d'avoir un chèque de paie à toutes les deux semaines.

Maintenant, j'angoisse, parce que je sais que je n'aurai pas un chèque de paie pour un minimum de cinq mois, mais au moins je relaxe à la maison et je me prépare tranquillement à quitter Rimouski. Je vois mes amis, je prépare mes boîtes et je prépare des activités de conscience phonologique pour bien débuter mon stage. Le stress de devoir me lever très tôt presque tous les matins pour endurer (c'est bien le mot) 700 clients me racontant la même chose est parti. Et ça fait du bien. Une fois la boule dans la gorge partie et embarquée dans ma voiture, j'avais presque le goût de chanter.

En fait, si ce n'était pas de mon tout dernier appel, mon bonheur serait complet...

Depuis tout le temps que je travaillais au centre d'appel, je me demandais avec curiosité quel serait mon dernier appel... Comme plusieurs, je m'imaginais envoyer au diable mon dernier client, sans vraiment croire que je le ferais. Quand même, dire le fond de sa pensée à son tout dernier client, alors que l'on a plus rien à craindre, c'est quand même tentant...

Mais même si je l'avais voulu, je n'aurais pas pu... Mon dernier appel a été celui d'une femme en deuil me demandant le numéro... d'un salon funéraire. Plutôt glauque comme dernier appel ! Étant tout de même superstitieuse, je me suis demandé avec angoisse si cela n'était pas un signe annonciateur d'un avenir noir. Au moins, le salon funéraire n'était pas à Sept-Îles.

Maintenant, je me dis que cela voulait peut-être dire que ma carrière chez Telus est bel et bien terminée, morte et enterrée ! J'aime mieux cette supposition.

De toute façon, le passé est le passé, et maintenant je peux me tourner vers l'avenir. Un avenir angoissant mais combien prometteur !

mardi 31 juillet 2012

Mise en forme et perte de poids

Je ne pense pas avoir déjà parlé de mes difficultés à contrôler mon poids sur ce blogue. Si j'ai décidé d'en parler aujourd'hui, c'est parce que pour la première fois de ma vie, j'ai réussi à perdre plus de dix livres.

Depuis toujours, j'ai un surplus de poids. Bon, il est pas énorme, mais assez gros pour être embarassant. J'ai longtemps essayé d'éviter les régimes et les pilules miracles, mais j'ai cédé en mai dernier. Mais avant de vous parler de quoi il s'agit, laissez-moi vous mettre en contexte.

Jusqu'à aujourd'hui, mon meilleur espoir de perte de poids a été les deux ans où j'ai fait de la compétition en badminton, soit en 2005 et 2006. Je m'entraînais intensivement un minimum de six heures par semaine, allant parfois jusqu'à 12 heures, non seulement au badminton, mais aussi en salle et en éducation physique. Parallèlement à cela, j'ai été voir une nutritionniste qui m'a donné de nombreux conseils en matière d'alimentation. J'ai donc suivi le guide alimentaire canadien et me suis entraînée régulièrement pendant deux ans, tout cela pour une mince perte de dix livres. Autant le dire, j'étais découragée, même si j'étais fière d'avoir réussi à perdre du poids pour la première fois depuis toujours.

Par la suite, j'ai terminé mon cégep et j'ai déménagé à Québec pour mes études en psychologie où je n'avais ni le temps, ni la volonté de m'entraîner, puisque je ne connaissais plus personne qui soit ni trop fort, ni trop faible pour jouer régulièrement au badminton contre moi. J'étais tellement triste de ne plus pouvoir jouer, vous n'avez pas idée ! J'en suis toujours peinée aujourd'hui, d'ailleurs. Cette année-là, j'ai marché autant que je pouvais, mais je n'en avais que rarement le temps tellement mes études étaient exigeantes. J'ai cependant réussi à continuer à m'alimenter correctement.

Puis, j'ai abandonné mes études de psychologie et je suis revenue chez mes parents. La bonne bouffe de ma maman m'avait tellement manqué que j'ai tranquillement commencé à ne plus faire attention, jusqu'à retomber dans mes vieilles habitudes. Heureusement que j'étais en année sabbatique à ce moment-là, car au moins j'ai pu continuer à marcher régulièrement. Jusque-là, donc, les dégâts n'étaient pas trop étendus.

Mais l'année suivante, je suis entrée chez Telus et j'ai commencé mon baccalauréat en adaptation scolaire. Là, j'ai été quatre ans de temps à devoir jongler avec le temps. Céduler les travaux d'équipe, me rendre au travail, donner mes quarts de travail trop nombreux, courir entre le travail et l'université, faire mes travaux... J'en avais juste trop sur les bras et je m'en suis remise au café et aux pâtisseries pour  tenir le coup. Cela a été mon coup de grâce. J'ai commencé à mal m'alimenter et je ne m'entraînais presque plus.

Cet hiver, en terminant mon stage, je pesais 187 lbs (par rapport à 148 à la fin de mes deux années de badminton). J'avais donc pris prêt de quarante livres petit à petit, sans que j'en prenne connaissance. Je commençais à avoir de sérieuses difficultés à m'acheter jeans, la graisse se stockant toute dans mes fesses et dans mes cuisses. J'étais déprimée et fatiguée. J'approchais dangereusement du 190 lbs, et donc du 200 lbs, ce qui dans ma tête était le point de non retour. J'ai donc relevé mes manches, et début mars j'ai recommencé à marcher régulièrement et longtemps. J'ai perdu un premier dix livres au bout de deux mois, mais j'ai été plusieurs semaines à ne plus perdre de poids après cela. J'avais déjà atteint un plateau que je n'étais pas capable de surpasser et je commençais à me décourager.

C'est alors que j'ai eu mon rendez-vous annuel avec mon médecin. Je lui ai parlé de ma volonté de perdre du poids et de ma difficulté à y parvenir. C'est alors qu'il m'a proposé de l'aide. Il m'a prescrit Xenical, un médicament dont l'action empêche le gras ingéré de se stocker dans le corps. En gros, toutes les matières grasses que tu ingères passent directement dans les toilettes. Combiné à une diète légère et à un entraînement d'environ une heure par jour, il me permettrait d'atteindre un poids de 150 lbs en neuf mois si je le prenais tel que prescrit.

Comme je suis consciente que ces médicaments peuvent créer un effet rebond quand on cesse leur utilisation, j'ai longuement hésité avant de la prendre, d'autant plus que ces pilules coûtent très cher et que je savais que je ne serais plus très riche dans quelques mois. Finalement, mon découragement et les encouragements de ma mère ont eu raison de moi.

J'ai rapidement perdu une dizaine de livres supplémentaires grâce à ces pilules. Elles étaient très efficaces, mais elles me donnaient mal au ventre à tous les jours et je sentais de grandes pertes d'énergie malgré les multivitamines et minéraux que j'ingérais pour combler les pertes causées par Xenical. Je commençais déjà à me douter que je n'avais pas pris la bonne décision quand j'ai commencé à avoir de la difficulté à me procurer de nouvelles gélules. Dans toutes les pharmacies, la réponse était la même : à cours de stock pour une durée indéterminée. Un pharmacien m'a même dit : « mais ce médicament est interdit au Canada ! » avant de se rappeler qu'il y en avait une nouvelle version moins forte, c'est-à-dire celle que j'avais. Néanmoins, c'est la goutte qui a fait déborder le vase. J'ai décidé d'en arrêter l'utilisation graduellement et de poursuivre mes efforts en matière d'exercice et d'alimentation.

Aujourd'hui, deux semaines après avoir arrêté l'utilisation de Xenical, je suis fière de vous annoncer que je n'ai toujours pas repris de poids, malgré mes appréhensions. Je n'en ai pas non plus perdu, mais j'ai espoir qu'à force de persévérance, je vais réussir à perdre la vingtaine de livres qu'il me reste à perdre pour atteindre l'objectif fixé par mon médecin. J'en suis à 167 livres, et j'espère réussir à atteindre le poids de 150 livres, voire moins. Cependant, connaissant mon corps, je refuse de me fixer une échéance. Ça prendra le temps que ça prendra, mais j'y arriverai !

Le message que j'aimerais passer à tous ceux et celles qui comme moi sont tentés d'avoir recours à des moyens faciles de perdre du poids, c'est que cela n'en vaut pas la peine. D'une part, ces méthodes, ces régimes et ces médicaments ne vous permettent pas nécessairement de prendre de saines habitudes de vie, et d'autre part elles ont souvent des effets secondaires indésirables. Mon conseil, soyez patients, et préparez vous à changer votre vie de la bonne façon, c'est-à-dire en travaillant d'abord sur votre façon de penser et ensuite en adoptant de saines habitudes de vie !

lundi 23 juillet 2012

Mon choix : Sept-Îles

En janvier, lorsque j'ai dû remplir mon formulaire de demande de stage, j'étais dans un de ces dilemmes...

Tout au long de mon baccalauréat, j'ai hésité entre deux régions, une proche de chez moi et une beaucoup plus loin. J'hésitais entre la Matapédia, où j'ai appris qu'il manque tellement de suppléantes que les concierges sont parfois pris pour remplacer les enseignantes malades, et la Côte-Nord, une région que j'adore et où je sais que le besoin se fait pressant.

Cela aurait été tellement plus facile de choisir la Matapédia : j'aime la région, j'y ai des amis, ça ne fait pas trop de route pour rejoindre ma famille et mes amis à Rimouski, et je ne serais pas complètement isolée l'hiver à cause du fleuve. J'aurais eu aussi quand même régulièrement l'occasion de faire des escapades à Québec, alors qu'en étant à Sept-Îles cela devient beaucoup plus difficile à cause des distances.

Toutefois, ma première idée c'était la Côte-Nord et je refusais d'en démordre. J'avais même envie d'aller à Havre St-Pierre, une petite ville pour laquelle j'ai eu un coup de foudre quand j'y suis allée en 2007. Mais là, ça commençait à être loin ! Mon choix s'est donc finalement porté sur Sept-Îles, une ville plus proche et aussi plus grosse, plus semblable à Rimouski en termes de services offerts.

Croyez-moi ou non, à ce moment-là, je n'avais même pas pensé au Plan Nord. Peu après avoir pris ma décision, j'ai appris que la ville de Sept-Îles projetait de construire deux nouvelles écoles primaires dans les années à venir ! Déjà que les enseignantes en adaptation scolaire sont une denrée rare sur la Côte-Nord, j'ose croire que je n'aurai pas trop de mal à me trouver un emploi rapidement après mon stage si je décide d'y rester.

Mais qui dit ville en expansion, dit aussi manque de logement et prix exorbitants... Mais cela, c'est une autre histoire...

Pourquoi faire mon dernier stage à l'extérieur ?

Depuis le début de mes études en adaptation scolaire, j'ai en tête l'idée d'aller faire mon dernier stage à l'extérieur de la ville, et ce, pour plusieurs raisons.
D'abord, pour l'exotisme de la chose. Quand j'ai eu le guide des cours de mon baccalauréat et que j'ai découvert que j'avais la possibilité de faire mes stages aussi loin que sur la Basse-Côte-Nord, je me suis dit que cela me ferait une belle expérience que d'aller travailler dans une région reculée. Je n'étais pas certaine du réalisme de la chose, mais bon je n'en étais qu'aux débuts de mon parcours et cela ne fait jamais de mal de rêver !
J'ai aussi eu envie de partir pour obtenir un emploi plus rapidement en terminant mes études. Comme l'université qui offre le cours en adaptation scolaire est située dans ma ville, de nombreuses finissantes décident de rester en ville après leurs quatre années d'université, soit parce qu'elles n'ont pas envie de retourner dans leur région d'origine ou parce qu'elles se sont fait un chum à Rimouski. Cela a pour effet d'engorger le marché ici. Alors qu'un peu partout au Québec, l'offre ne suffit pas à la demande d'enseignantes en adaptation scolaire et sociale, à la Commission scolaire des Phares, il y a beaucoup plus d'offres que de postes à combler.
Puisque je n'ai pas réellement d'attaches à Rimouski, si ce n'est mes parents et mon frère, je me suis dit, pourquoi n'irais-je pas dans ces régions où les enseignantes manquent cruellement ?
En plus, en obtenant un poste rapidement à la sortie de mes études, je m'évite en partie le cauchemar des finissantes en éducation. Et j'ai nommé la suppléance. Bien entendu, je suis consciente que la suppléance apporte une expérience inestimable et que c'est payant. De plus, j'avoue que je ne serais pas fâchée d'en faire quelques mois avant d'obtenir un remplacement ou un poste. Mais je ne veux pas non plus en faire pendant des années, comme les filles qui restent à Rimouski doivent le faire. Souvent, elles ont si peu de suppléances et de remplacements qu'elles doivent se trouver un emploi à temps partiel pour survivre. Résultat : elles ne sont pas disponibles lorsqu'elles reçoivent finalement un appel.
Cependant, comme je préfère être certaine de pouvoir vivre dans une autre région que la mienne pour y faire ma vie, je me suis dit que faire un stage de quatre mois me donnerait de la latitude. En plus de me permettre de me faire connaître dans ma nouvelle région, j'aurai toujours la possibilité de retourner dans le Bas-Saint-Laurent si j'en ressens le besoin.
L'ensemble de ces facteurs m'ont amené à la conclusion que mon idée de départ de faire mon dernier stage à l'extérieur était la bonne. Restait encore à choisir où j'allais le faire...

lundi 16 juillet 2012

Hommage à mes grands-parents décédés

Si j'ai peu écrit sur ce blog au cours des dernières années, c'est bien sûr en grande partie parce que j'étais occupée, il y avait aussi sans doute un peu de désintérêt pour le blogging, mais c'est aussi parce que je traversais une période difficile sur laquelle je n'avais pas nécessairement envie de m'épancher.

Si je n'ai toujours pas envie de discuter de tout cela, j'éprouve aujourd'hui le besoin de parler de deux personnes que j'ai perdues qui étaient de véritables soleils dans ma vie, c'est-à-dire le père de mon père et la mère de ma mère.

Grand-papa est celui qui est disparu en premier, le 25 novembre 2009. Comme il vivait loin, je ne le voyais pas souvent et je ne peux pas dire que je le connaissais très bien. Je peux néanmoins dire qu'il était un modèle d'optimisme et de volonté. Grand-papa était une personne passionnée, un véritable amant de la vie. Toute sa vie, il a gardé la forme. Jusqu'à son cancer, il faisait beaucoup de vélo et de ski alpin. Il a même fait le tour du Lac Saint-Jean a vélo en deux jours à 76 ans (il me semble que c'était 76 ans).

Il s'est remis d'un cancer à 80 ans grâce à sa volonté hors du commun et son optimisme sans bornes. Tout au long de sa maladie, il disait, « vous allez voir, vous allez me revoir faire du vélo avant que je meure ! ». Personne n'osait y croire, mais lui y croyait réellement. J'ignore s'il a refait du vélo, mais en tout cas, il a guérit son cancer et s'est remis à la marche.

Finalement, ce n'est pas le cancer, mais la fibrose qui a eu raison de lui. Ayant travaillé à l'Alcan pendant de nombreuses années alors que les conditions de travail n'y étaient pas à leur meilleur, c'est presque un miracle qu'il ait vécu si longtemps. D'ailleurs, à ses funérailles, il n'y avait pas d'anciens collègues de travail, et ce n'est certainement pas parce que grand-papa n'était pas apprécié autour de lui. C'est parce que ses collègues étaient tous déjà décédés, et la plupart de maladies respiratoires comme lui.

J'ai aussi perdu mamy (je sais, je fais une faute, mais j'ai toujours écrit mamy de cette façon et c'est une façon pour moi de la distinguer des autres mamies !) le 1er octobre 2010. Son décès a été précipité, seulement deux mois après que nous ayons appris qu'elle avait le cancer et qu'il n'y avait plus rien à faire.

J'étais beaucoup plus proche de mamy que je ne l'étais de grand-papa, puisqu'elle demeurait elle aussi à Rimouski et que je la voyais à toutes les semaines. La voir dépérir chaque jour a été pour moi l'une des épreuves les plus difficiles que j'ai traversé, car je ne reconnaissais plus la femme si douce, si aimante qu'elle avait toujours été.

Plusieurs personnes ont toujours dit que mamy était un ange, et c'est aussi comme cela que je me la représente. Jamais on entendait la moindre plainte sortir de sa bouche, même si sa vie n'était pas facile à tous les jours. Elle supportait tout avec le plus grand héroïsme, et avec la plus grande discrétion.

Elle avait aussi un don que peu de personnes possèdent. Elle écoutait. Elle écoutait vraiment ce que l'on disait, et même si elle n'essayait pas nécessairement de nous réconforter, le seul fait de se savoir écouté nous apportait la plus grande consolation qui soit.

Mamy avait aussi le don de raconter les histoires de son temps. Elle en parlait avec la plus grande passion, la nostalgie plein les yeux. Quand elle nous racontait sa jeunesse, nous nous sentions transportés dans son temps et nous avions l'impression de vivre ce qu'elle avait vécu à sa place. On lui a toujours dit qu'elle devrait écrire l'histoire de sa vie, et la publier, mais elle prétendait ne pas pouvoir transposer à l'écrit ce qu'elle racontait à l'oral. Je regrette tellement de ne pas avoir eu le temps ! Aujourd'hui, le détail des histoires qu'elle me racontait m'échappent contre ma volonté, et je ne serais plus capable de rendre cet hommage à mamy que j'ai toujours voulu lui faire.

J'espère que cet hommage lui rend tout le mérite qu'on lui doit.

mardi 15 mai 2012

Marre des préjugés sur les étudiants !

Il faut absolument que je le dise : J'en ai complètement marre des préjugés sur les étudiants !Depuis l'annonce du gouvernement Charest sur la hausse des frais de scolarité, les oreilles me frisent fréquemment. Les étudiants n'ont qu'à arrêter de boire de la bière et du café, ils n'ont qu'à ne pas s'acheter de cellulaire et d'ordinateur portable, ils n'ont qu'à ne pas s'acheter de voiture neuve, à ne pas se promener en char, à ne pas partir dans le sud à toutes les années...
Et bien, je suis étudiante et je dois plaider coupable à toutes ces accusations, mis à part celle sur la bière (si je bois l'équivalent d'une caisse de douze bières par année, c'est beaucoup pour moi !). Mais avant de me juger, considérez ceci.
D'abord sachez que je viens d'une famille de la classe moyenne, qui n'a jamais eu droit aux prêts et bourses. Pourtant, mes parents n'ont jamais contribué à payer mes frais de scolarité parce qu'ils ne pouvaient pas se le permettre. Avec l'augmentation des frais de scolarité, ils ne pourraient pas plus m'aider.
J'ai un très bon emploi, il est vrai. Depuis cinq ans maintenant, je travaille de 24 à 40 heures par semaine en même temps que j'étudie, pour pouvoir payer l'université, mais aussi tout le reste.
Pour pouvoir voyager (ce qui est ma plus grande passion), pour pouvoir payer ma voiture neuve, pour pouvoir me payer quelques balades en auto et pour payer mon café et mon ordinateur portable, j'ai pris la décision de rester chez mes parents, même si j'ai 25 ans et que ça fait longtemps que je rêve d'avoir mon chez moi. J'ai pris cette décision parce que je ne suis pas prête à mettre une croix sur mes voyages et sur ma voiture. C'est un CHOIX que j'ai fait. Il va sans dire que si j'étais en appartement, même en travaillant 24 à 40 heures par semaine je ne pourrais pas me permettre tout cela. Et je n'aurais pas droit aux prêts et bourses pour autant.
Quant à mon super cellulaire intelligent, il ne m'a rien coûté. Et je ne paie que 15 $ par mois parce que je l'ai grâce à un programme spécial pour les employés de Telus.
Vous croyez donc que ceux qui sont forcés de rester en appartement, ceux qui vivent des maigres prêts et bourses du gouvernement vont pouvoir absorber la hausse ? Moi je ne crois pas. Et je ne crois pas que ce soit une majorité qui va dans le sud toutes les années. Il faut faire attention à ne pas généraliser et à ne pas juger avant de connaître la personne.
Le meilleur exemple vient d'une fille qui travaille avec moi. Tout ce qu'elle sait de moi, c'est qu'en 2010 je suis allée en Europe, qu'en 2011 je suis allée en Afrique et que je reviens de Jamaïque. Forcément, elle est jalouse. Une fille très gentille, avec qui je me suis toujours bien entendue. Un jour, je suis dans la salle de pause, cachée dans le coin des ordinateurs. Elle ainsi qu'une autre employée entrent dans la salle de pause et discutent du sujet de l'heure, la grève étudiante. Et à ma plus grande surprise je l'entends dire : « Franchement ! Faites-moi pas croire que les étudiants ne peuvent pas subir cette augmentation des frais de scolarité, ils sont tous des bébés gâtés qui s'en vont dans le sud à toutes les années ! ». Je crois qu'elle a résumé la pensée de plusieurs. Pourtant, je suis certaine que la seule étudiante qu'elle connaisse et qu'elle ait pris en considération, c'est moi. Et elle ne sait pas que je reste toujours chez mes parents, que je mets une grosse part de chaque paie pour mes voyages, faisant ainsi de nombreux sacrifices, et que mon voyage en Afrique ne m'a rien coûté parce que nous avons entièrement ramassé le prix du voyage en commandites, bourses et ventes diverses ! 40 000 dollars pour huit personnes, que nous avons ramassé sou après sou, patiemment, y mettant de nombreuses heures. Le message que j'aurais voulu lui faire, c'est que dans la vie, on peut réaliser nos rêves, à condition d'y mettre les efforts nécessaires. Si tu t'assois sur tes lauriers en attendant qu'un miracle arrive, c'est normal que tu sois amère comme ça. Si je réussis à voyager, ce n'est pas une question de chance, c'est une question de sacrifices. Alors plutôt que de faire de la surgénéralisation et de me juger sans me connaître, commence donc à économiser toi aussi pour réaliser tes rêves !

Abandon d'un stage et reprise

Justement, quand je disais que rien n'arrive pour rien...
Le stage que j'ai dû abandonner pour des raisons personnelles à la fin de l'été 2010 ne me plaisait pas du tout. J'avais rencontré l'enseignante en juin et elle m'avait inspiré confiance, mais la clientèle de sa classe me faisait énormément peur. C'était une classe d'enfants en troubles graves de comportement. J'avais vu les élèves aussi, qui ne m'avaient pas semblé si pire que cela, mais quand elle m'avait fait visiter les locaux où elle était parfois forcée de les confiner, j'avais un peu perdu la tête. Le plâtre sur les murs était tout défait, et rien n'était laissé à la portée des enfants, de façon à ce qu'ils ne puissent pas se blesser.
Douce et sensible comme je suis, je savais que ce stage risquait de virer en catastrophe. La gestion de classe et la gestion des comportements sont déjà mes gros points faibles. Mon côté rationnel me disait que ce serait la meilleure façon pour moi d'apprendre, mais j'avais tellement peur !
Finalement, les événements qui m'ont forcée à quitter mon stage se sont produits et je me suis dit que j'étais vraiment trop dans une période d'hypersensibilité pour me « frotter » à des troubles graves du comportement. Par conséquent, j'ai eu droit à un mois supplémentaire de vacances pour me remettre sur pied, et aussi pour dire adieu à ma mamy chérie qui s'est soudainement mise à dépérir.
Quand j'ai connu mon milieu de stage pour mon stage trois à l'hiver dernier, j'ai été complètement découragée. Depuis mon tout premier stage que je demande à être placée en dénombrement flottant. Le stage un est dans une classe spéciale, le stage 2 au secondaire, on me place d'abord en dénombrement flottant pour le stage trois mais l'enseignante tombe enceinte, puis on me place dans une classe spéciale pour les troubles graves du comportement ! J'abandonne, et on me replace... encore dans une classe spéciale ! Le comble ! En plus, c'est encore à Mont-Joli, à trente minutes de route. Je rencontre l'enseignante et ses élèves... et ça ne clique pas du tout, mais pas du tout ! Le temps des fêtes passe, et je stresse, appréhendant le pire. Le stage commence et tout va mal. Je suis tellement intimidée par mon enseignante associée que je n'arrive pas à bien communiquer avec elle. Je ne sais pas à quoi elle s'attend de moi, et elle ne me dit rien si je ne lui pose pas de questions. Puis arrive finalement la mi-stage, avec l'évaluation formative qui l'accompagne. J'ai ENFIN l'occasion de savoir ce qu'elle pense de moi ! Cette évaluation a été un coup dur pour moi, parce que mon associée m'a évaluée très sévèrement. Mais je me suis resaisie et j'ai foncé, parce que je savais finalement qu'elle s'attendait à ce que je prenne beaucoup plus de place dans la classe. Finalement, la deuxième partie du stage s'est super bien passée. J'ai fait de gros progrès et j'ai réussi à me faire beaucoup mieux apprécier de mon associée. Elle et son éducatrice m'ont même invitée à dîner lors de mon avant-dernière journée de stage (c'était aussi ma fête) et elles m'ont donné un certificat cadeau pour la librairie. Je ne soupçonnais même pas que mon associée avait deviné ma passion pour la lecture ! C'est qu'elle me connaissait et m'appréciait beaucoup plus que je ne le pensais...
Finalement, je n'ai pas complètement coupé le cordon avec mon milieu de stage, puisque je m'y rends encore au minimum un après-midi par semaine pour donner un coup de main et voir les élèves que j'adore. Je compte d'ailleurs vous reparler de la classe bientôt. Mais là, je m'égare...
Tout ce que je voulais dire, c'est que finalement, tout s'est passé pour le mieux. J'ai abandonné un stage qui m'aurait sans doute détruite pour un presque aussi difficile mais qui m'a fait grandir et qui m'a donné énormément de confiance en moi. Avec le recul, je pense que je n'étais tout simplement pas prête à faire mon stage III en 2010. Tout est bien qui finit bien !

Le sixième sens, vous y croyez ou non ?

Si vous m'aviez parlé du sixième sens il y a cinq ou six ans, je vous aurais probablement ri au nez. Je n'y croyais pas, j'étais beaucoup trop rationnelle pour cela. Puis, il s'est passé des choses dans ma vie qui ont tout remis en question.
Question de respect, je taierai les événements en question. Je vous dirai seulement que ce sont des événements assez dramatiques qui m'ont complètement bouleversée. Dans les deux cas, j'ai été saisie brusquement d'une grosse crise de larmes, incontrôlable et inexplicable, quelques temps avant le drame. Les gens qui étaient autour de moi les deux fois où cela s'est produit m'ont demandé ce qui se passait et pourquoi je pleurais. Je ne savais que répondre. Je ne savais pas ce qui n'allait pas bien, mais ça n'allait pas bien du tout.
La première fois que cela m'est arrivé, j'étais à un mariage, au milieu de gens heureux et qui s'amusaient. Des gens m'ont invitée à danser et j'ai éclaté en sanglots brusquement, sans aucun préavis. La crise de larmes a duré une bonne partie de la soirée
La deuxième fois, ça s'est passé à l'été 2010, le jour où je devais quitter mon emploi à Telus. J'avais donné ma démission pour ne plus avoir d'emploi au moment de débuter mon troisième stage. Il ne me restait plus qu'à travailler ma dernière journée. Mais avant même de commencer ma dernière journée, j'ai été prise de sanglots incontrôlables. J'étais pourtant heureuse d'être enfin débarassée de Telus, mais je ne savais pas trop pourquoi, je sentais que je ne prenais pas la bonne décision. J'ai été complètement incapable d'arrêter de pleurer de la journée. J'ai dû me débrancher au moins 25 fois parce que je ne pouvais plus m'arrêter. Le reste du temps, j'avais une toute petite voix à laquelle je m'efforçais de donner plus d'assurance. La chance a mis sur mon chemin deux petites perles de femmes sur mon chemin ce matin-là. J'ai discuté avec elles de mon dilemme et elles m'ont fait réaliser que finalement, je n'étais peut-être pas si obligée de quitter mon emploi. J'ai donc pillé sur mon orgueil et je suis entrée dans le bureau de mon superviseur pour lui demander s'il était possible de revenir sur ma décision. Il m'a dit qu'il voulait me garder, mais qu'il n'était pas certain que ce serait accepté car cela créerait un précédent. Finalement, j'ai su la semaine suivante que j'étais réengagée, et ce, sans perdre mon ancienneté et mes privilèges.
Je me suis mise à me sentir beaucoup mieux, tout à coup. On dirait que je me sentais soulagée, même si j'étais toujours aussi agacée par certains aspects de mon emploi.
Quelques semaines plus tard, l'un des événements les plus horribles de ma vie s'est produit. À cause de l'événement en question, j'ai été un peu forcée d'abandonner mon stage pour rester avec ma famille et m'occuper de certaines choses. Comme c'est le stage qui m'avait fait prendre la décision d'abandonner mon emploi, je me suis dis que j'avais sans doute eu un pressentiment. Qu'en pensez-vous ? En plus, à la fin de cet été-là, mon emploi a été tout ce qui m'a permis de garder ma santé mentale.
Depuis ce temps, je me dis que le sixième sens existe peut-être réellement. Il nous aide à prendre les bonnes décisions. Comme dit l'adage, rien n'arrive pour rien. Et j'y crois de plus en plus.

lundi 23 avril 2012

Mes cours universitaires sont terminés !

Ça fait si longtemps que je n'ai pas écrit sur ce blog que je doute qu'il y ait encore des personnes qui prennent la peine de venir le visiter. J'ai quand même envie de le reprendre, ne serait-ce que pour moi-même !

À cette heure où les filles de ma cohorte terminent avec stupeur leur baccalauréat (quatre ans d'études, c'est long, alors le terminer est difficile à réaliser, sans aucun doute), je reprends mon blog pour vous annoncer avec un retard certain que depuis décembre dernier, j'ai terminé tous mes cours universitaires. Par contre, contrairement à mes collègues, je ne termine pas mon baccalauréat. Il me reste en effet un stage à l'automne prochain, pour une raison dont je reviendrai sans doute parler prochainement.

J'ai toujours été persuadée que je serais malheureuse le jour où je n'aurais plus de cours. À mon grand étonnement, je ne ressens absolument aucun manque jusqu'à maintenant. Peut-être qu'avec mes quatre années d'études en adaptation scolaire et sociale, j'en ai finalement eu assez. Mes cours étaient si répétitifs et s'entrecoupaient tellement que la plupart du temps, je ne pouvais que m'ennuyer. Le comble, c'est que je croulais quand même toujours sous les travaux, des travaux tous aussi répétitifs et ennuyeux. À cette période de l'année où habituellement je suis submergée par les travaux de fin de session et par l'étude pour mes examens finaux, force est de constater que je suis bel et bien heureuse d'avoir terminé les cours. J'ai trouvé d'autres façons de combler ma curiosité insatiable, notamment par Internet et par les livres. L'autoformation, il n'y a rien de mieux. On étudie ce qui nous intéresse et non pas ce que l'on doit apprendre, on va au rythme que l'on veut et on n'a pas de compte à rendre. La belle vie, quoi !

Actuellement, je continue beaucoup de m'autoformer dans le domaine de l'éducation, car je ne passerai pas mon entrevue de la commission scolaire avant minimum décembre prochain. En attendant, je dois veiller à ne pas perdre mes acquis et à me tenir au courant des derniers développement dans le domaine de l'éducation et plus particulièrement de l'adaptation scolaire. Je bâtis tranquillement mon portfolio professionnel et je me monte du matériel scolaire. J'en achète un peu aussi, histoire d'avoir de quoi bien débuter ma carrière. Et je lis beaucoup de littérature jeunesse. Car il est clair que la littérature jeunesse prendra beaucoup de place dans mon enseignement futur.

Malheureusement, le plus souvent, le temps me manque pour mener à bien mes projets ! Parce que même lorsque je ne vais pas à l'université, je suis débordée par le travail, mes nombreux loisirs et projets. Cela explique sans aucun doute mon inconstance à la barre de ce blog ! J'ose tout de même espérer qu'à partir de ce jour et au moins jusqu'à l'automne prochain (vous saurez pourquoi éventuellement), j'arriverai à poster des billets un peu plus régulièrement. Mon objectif (en espérant qu'il soit réaliste) : environ 5 billets par mois.

Je serais heureuse de retrouver mes lecteurs, mais si ce n'est pas le cas, ce n'est pas grave : je suis déjà heureuse d'avoir renoué avec mon blogue et avec l'écriture (en dehors de mes critiques de livres sur Les lectures d'Isabelle bien entendu).

À bientôt j'espère !

jeudi 8 septembre 2011

Bedroom make over

Et puisque je parle de changements, je vais vous parler de ceux que j'ai fait dans ma chambre à coucher au printemps dernier. Ça faisait bien 14 ans que j'avais les mêmes couleurs et le même couvre-lit. Et même si les couleurs étaient toujours à mon goût, j'avais besoin de changement et d'un peu plus de sérénité.
Ainsi, même si ma chambre assure toujours la double fonctionnalité de chambre et de bureau, je me sens beaucoup plus détendue maintenant lorsque j'y suis. Et c'est important, car c'est quand même là que je passe la majorité de mon temps. Plus de jaune maïs et d'orange brûlé qui étaient tout sauf reposant ! À la place, du vert, des plantes et des éléments déco couleur brun foncé. J'aime !
Le résultat en photos :

Le lit et mes nouvelles étagères

Le coin bureau, quand même moins encombré qu'avant !


Le coin garde-robe, avec mon nouveau miroir et mon nouveau bambou !

À noter que j'ai maintenant une poubelle verte qui s'agence avec mon décor, et un beau masque africain sur le mur de ma porte (de l'autre côté de la commode ci-dessus).
Le désavantage de ce nouveau décor, c'est que j'y ai dépensé beaucoup, beaucoup de sous. L'avantage, par contre, c'est que j'ai enfin envie de garder ma chambre propre et bien à l'ordre !

Shopping addict

Ceux et celles qui me connaissent savent que je n'ai rien, mais alors rien d'une shopping addict (à part pour les livres, cela va sans dire). Oh que non ! Moi, passer mon temps à flâner dans les magasins, quand il y a tant de choses à faire, quand il fait si beau dehors ? Jamais !
Pourtant, à un moment donné, on a plus le choix. Il faut bien s'acheter du nouveau linge quand tout ce que tu possèdes a soit un trou ou une/plusieurs tâches (car voyez-vous je suis plutôt maladroite, alors mes vêtements ne font en général pas très long feu).
C'est ainsi qu'hier j'ai décidé qu'il était grand temps que je me botte les fesses, d'autant plus que j'avais deux cartes cadeau de 50$ au carrefour Rimouski. Et là j'ai dépensé plus que jamais ! Bien plus que mes 100 $ en fait.
J'ai acheté : deux paires de bottines, une paire de soulier, une paire de bas, un collier, quatre tops et une veste ! Avouez que c'est beaucoup pour une seule journée ! Mais pour une fois, tout allait si bien ! Tout ce que j'essayais me faisait bien, ce qui ne m'arrive pour ainsi dire absolument jamais.
De retour à la maison, force est de constater que même si pour moi, magasiner des vêtements est un véritable supplice, porter de nouveaux vêtements est super flatteur pour l'estime de soi. Je me rends compte que je devrais faire des folies un peu plus souvent. Je me sens belle pour la première fois depuis un bon bout de temps. Il suffit que quelqu'un me botte les fesses pour que je me décide à me bouger !

lundi 22 août 2011

Hommage à Croûton

L'une des seules fois ou Croûton est resté tranquille avant
de sauter sur Kit Cat !
Il y a quatre ans, ma famille et moi-même avons acheté notre bichon frisé dans un élevage où il était le seul bichon dans une cage avec quatre pinsher nains très agités. Dans leurs cages, les chiens semblaient abandonnés à eux-même.
Lorsque nous avons acheté notre chien, celui-ci avait déjà quatre mois, et c'est quatre mois qu'il avait passés sans avoir eu quelque élevage que ce soit par rapport à la propreté. C'est aussi un mois au moins qu'il avait passé dans sa cage à se faire, j'imagine, harceler par les pinsher. Par conséquent, dans les premiers jours suivant son adoption, notre bichon était très craintif. Comme nous avons toujours donné des noms de nourriture à nos animaux, nous avons par conséquent décidé de lui donner le nom farfelu de Croûton, puisqu'il semblait sans vie, toujours à « croûter » sur le divan.
Croucrou dans un moment de «croûtage»
Croûton n'a cependant pas tardé à changer de caractère, et le voilà maintenant très agité, limite dérangeant. Nous avons tenté d'éduquer Croûton du mieux que nous pouvions, lisant des guides d'éducation pour les chiens et en suivant tous les conseils de César et de Mathieu. Cependant, malgré tous nos efforts, Croûton continuait toujours à japper sans arrêt, plus par nervosité et par crainte que par agressivité. Sans compter que malgré tous les trucs que nous avions essayé, il n'était toujours pas propre.
Croûton et son bon ami Brutus, lui aussi maintenant
décédé...
Puis, ces derniers temps, nous nous sommes mis à découvrir du sang dans son urine. Nous devions le sortir à toute heure du jour et de la nuit pour ne pas qu'il s'échappe partout. Mais malgré cela, la maison au complet commençait à sentir le pipi. Il était temps de recourir à la dernière des solutions : l'euthanasie. Jamais nous n'aurions cru en arriver à cette extrémité, mais vraiment, nous croulions tous de fatigue à force de ne pas dormir la nuit depuis quatre ans. La maison empestait et les planchers sont devenus tout noirs, complètement détruits par l'urine. Nous n'avions plus le choix. Malgré tous les bons moments que nous avons passé avec Croûton, nous l'avons fait euthanasier il y a deux semaines. Il nous manque énormément, et son absence est plus qu'évidente dans la maison. Malgré tous ses petits défauts, Croûton était le chien le plus adorable qui soit. Il a toujours conservé l'âme d'un chiot. Il était très enjoué, et surtout très affectueux. C'était aussi un chien a qui nous pouvions facilement apprendre des trucs. En effet, il aurait fait n'importe quoi pour un « p'tit bacon » ou même pour un bout de carotte, aliment qu'il affectionnait particulièrement !

Croûton pouvait se coucher n'importe où,
même sur le tuyau de l'aspirateur !
J'en ai passé, de beaux moments avec mon Croûton, et il me manque énormément. Mais je suis quand même convaincue qu'après tout, nous avons pris la bonne décision.

Presque un an que je n'ai pas écrit...

Je ne peux tout simplement pas croire que ça fait maintenant presque un an que je n'ai rien écrit sur ce blogue... Je ne suis définitivement pas bien bonne pour tenir mes résolutions !
Cependant, avec tout ce qui se passe dans ma vie (projets, boulot, université, travaux, voyages, etc.), ce n'est pas trop étonnant que je n'arrive plus à tenir le rythme. Surtout que j'ai plusieurs autres blogues à alimenter ainsi que de nombreux correspondants auxquels j'ai été incapable d'écrire une ligne depuis plus d'un an...
Pourtant, ce blog continue d'être mon plus populaire, celui qui a reçu le plus de visites. Et c'est aussi celui qui finalement, me permet de faire un compte rendu des événements marquants de ma vie, de m'exprimer librement sans que je sois limitée à un seul et unique sujet.
C'est pour toutes ces raisons que j'ai résolu de maintenir ce blog en vie, même si je n'ai sans doute plus aucun lecteur régulier ! Il se peut que je continue d'écrire de façon très irrégulière, mais je continuerai d'y écrire de temps à autres. Voilà, c'est dit !
Toutefois, pour sauver beaucoup un peu de temps, j'ai pris la décision difficile d'arrêter de tout traduire. Ça demande énormément d'énergie, et puis il y a Google qui se fera un plaisir de traduire tous mes écrits si nécessaire...
Je pense qu'en arrêtant de traduire chaque billet, je me donne des chances de venir écrire plus régulièrement, puisque ce sera fait de façon beaucoup plus rapide.

dimanche 20 juin 2010

Voyage au Togo

La chance semble tourner en ma faveur, puisqu'en plus du merveilleux voyage que je viens de faire à Londres, Paris et en Écosse, je pars l'été prochain pour un stage d'enseignement d'un mois au Togo !
Pour moi qui ai toujours rêvé de participer à un projet d'aide humanitaire, c'est l'occasion inespérée ! Ce sera aussi l'occasion de réaliser un rêve d'enfance: aller en Afrique. Bien sûr, ce n'est pas en Tanzanie ou au Kenya pour faire un safari photo, mais il n'en demeure pas moins que j'aurai mis le pied en sol Africain avant de le mettre en Amérique du Sud, ce qui est plutôt inattendu !
Notre stage se déroulera donc dans les environs de la ville de Kara au nord du pays en mai 2011. Déjà moins d'un an avant le départ ! Si notre groupe arrive à amasser suffisament d'argent, nous aurons aussi l'occasion de faire de courts voyages les fins de semaine et de visiter le pays.
Pour l'instant, je n'ai pas plus de détails, mais lorsque je les aurai, je vous tiendrai informés.
J'ai très hâte d'y aller, mais j'ai aussi très peur ! Et vous, le feriez vous ?