mardi 25 mars 2014

Camping au Mont St-Pierre

Toujours à l'été 2012, une amie du travail et moi avions décidé de partir en camping aussitôt que nous aurions trois jours de congé en commun. C'est arrivé quelque part à la fin de juin. Nous avions décidé de partir pour la région de Kamouraska, mais à la dernière minute, nous avons dû changer de plan en raison des prévisions météo qui s'annonçaient catastrophiques à cet endroit. Nous avons donc décider de mettre le cap sur l'est plutôt que l'ouest, enfin de nous rendre à l'endroit du Québec où les probabilités de pluie étaient le plus faible, c'est-à-dire en Gaspésie.
 
Nous avons opté pour un camping que j'affectionne particulièrement, celui du Mont-St-Pierre, dans une forêt au pied de la montagne et le long d'une rivière. La pluie torrentielle nous a suivi tout au long de notre route, et nous nous croisions les doigts pour qu'elle arrête avant notre arrivée.
 
Nous sommes arrêtées à Ste-Anne-des-Monts nous acheté des t-bones de bœuf gaspésien, toujours en espérant que le temps nous permettrait au minimum de sortir mon barbecue de camping. Et bien, ce fut presque un miracle, la pluie qui pourtant s'abattait avec force depuis deux heures s'est arrêtée et nous avons pu piquer ma tente (sur un sol très mouillé, tout de même) et sortir le barbecue pour se cuire nos steaks.
 
Pour rajouter à notre bonheur de nous retrouver dans la nature, on nous avait donné un terrain le long de la rivière, il n'y avait presque personne sur le camping et une maman orignal et son bébé nous ont fait la faveur de leur présence ! Malheureusement, le soleil se couchait et nous n'osions pas prendre de photos de peur que le flash fasse peur à la maman qui aurait pu nous charger...
 
Quand même, c'était vraiment rêvé comme début de fin de semaine ! Et nous prévoyions déjà nous rendre au Mont-Jacques Cartier le lendemain, afin d'aller voir les caribous au sommet...

jeudi 20 mars 2014

Mon «bal» de finissantes au Sea Shack de Ste-Anne-des-Monts !

Retour à l'été 2012. Deux ans après mon vrai premier voyage en Écosse, un an après mon voyage d'un mois au Togo en Afrique de l'Ouest. Cette année, pour diverses raisons, j'ai dû me contenter d'une semaine en Jamaïque, semaine qui n'a malheureusement pas su combler mes attentes. Je suis donc en manque de voyages et d'aventures. Je me rappelle m'être dit que plutôt que de faire un grand voyage loin, j'allais faire plusieurs petits voyages moins loin.
 
Cela avait commencé début juin avec ma première visite de ma future ville, Sept-Îles. Une fin de semaine plus tard, c'était mon bal de finissantes de mon programme en enseignement en adaptation scolaire et sociale. Même si je n'avais pas alors encore tout à fait terminé mes études (il me restait mon stage IV à faire), les filles m'avaient invité à en faire partie, puisque j'avais fait toutes mes études en même temps qu'elles.
 
L'entrée du Sea Shack
La fin de semaine a commencé en force le vendredi après-midi à Cap-Chat, où quelques-unes des filles de notre groupe s'étaient inscrites à d'arbre-en-arbre. J'ai combattu ma peur des hauteurs et ai même affronté la tyrolienne finale qui me faisait mourir de peur. En effet, pendant le parcours, je m'étais rendue compte que les tyroliennes ne m'aimaient pas du tout... Une fois partie, je n'arrivais pas à me tenir droite, et plusieurs fois, je suis rentrée de plein fouet sur le côté. Pire, une fois, je me suis arrêtée en plein milieu du câble et j'ai du me tirer à la force de mes bras durant de nombreux mètres. Une expérience effrayante quand comme moi on a peur des hauteurs.
 
Bref, même si j'ai plusieurs fois manqué céder à la panique, ayant même souvent le cœur au bord des lèvres et les larmes au bord des yeux, j'ai été extrêmement fière de moi par après. Quelle magnifique façon de débuter cette fin de semaine !
 
En route vers le Sea Shack, nous avons fait nos provisions à Ste-Anne-des-Monts. Puis, nous nous sommes installées dans un des deux chalets et nous nous sommes cuisiné du spaghetti. Cette soirée a été plutôt arrosée, plusieurs groupes étant présents à ce moment. Il y avait un magnifique feu sur le bord de la plage.
Des filles du groupe dans le chalet
 
 
Le lendemain, nous avions notre activité principale de la fin de semaine. J'avais choisi, malgré mes craintes, le canyonning. Premier défi, rentrer dans le swim-suit. Fiou ! Cela nous a toutes fait rire. Deuxième défi : marcher jusqu'à la rivière, un bon deux cents mètres plus loin, alors que mon corps enflait à cause de la pression causée par la combinaison. Vous ai-je déjà dit que j'ai une très mauvaise circulation du sang ? Voilà, maintenant, c'est fait. Ça faisait mal !!!! Heureusement, la douleur s'est calmée lorsque nous sommes entrées dans la rivière, toujours glaciale en ce début du mois de juin. Finalement, troisième défi : ne pas perdre mes souliers. GRRRR... J'avais acheté des souliers exprès pour cela, mais de très faible qualité. Ce qui fait que j'ai passé le trois quart de mon temps à tenter d'avancer sans perdre mes chaussures... Bien entendu, j'ai fini par les perdre définitivement, et j'ai dû marcher un bon bout de temps (incluant dans la forêt et sur les roches coupantes et glissantes de la rivière...) nu pieds.
 
Pas facile, d'enfiler un swim suit...
 
Le bar en plein-air de l'auberge jeunesse
Malgré tout, j'ai adoré mon expérience et je la referais sans hésitation (mais avec les bonnes chaussures, cela va sans dire). J'ai un bon souvenir du moment où le guide nous a dit de nous coucher à plat ventre sur l'eau et d'en boire une bonne lampée. Elle était si bonne et si pure ! Qui aurait pu prédire que je répéterais l'expérience (de boire de l'eau à même le cours d'eau) à de nombreuses reprises un an plus tard en Islande ? Bon, mais ce n'est pas tout, après le canyonning, il fallait aussi enlever le swim-suit.... Ce qui a été un cauchemar étant donné que mes poignets et mes chevilles étaient exagérément enflés.
 
Coucher de soleil du deuxième soir
 
J'ai passé le reste de l'après-midi une bière à la main dans le spa, malgré la température frisquette de bord de mer que l'on a au début de juin. Puis, à un moment, il a fallu se préparer pour le souper. Je ne me rappelle plus c'était quoi, mais je me rappelle qu'il y avait trois services et que c'était délicieuse. Nous étions toutes bien habillées et nous nous sommes raconté avec beaucoup d'émotions différentes anecdotes de notre parcours universitaire. La soirée s'est bien entendu conclue de façon festive. Que de beaux souvenirs ! Il n'y a pas à dire, c'était bien mieux qu'un vulgaire bal !  

Le mystère du Vinland

Décidément, l'Office National du Film regorge de trésors! Je n'en finis plus d'en découvrir. Ma dernière découverte en date : Le mystère du Vinland, un documentaire racontant la découverte du site de l'Anse-aux-Meadows à Terre-Neuve qui pourrait être le mystérieux Vinland évoqué dans la saga d'Erik Eriksson. C'est donc un film plein de paysages nordiques à faire rêver (du Groenland entre autres) et tellement intéressant quand comme moi on s'intéresse à l'histoire des Vikings. Une chose est certaine, cela me donne envie de poursuivre ma découverte des pays explorés par les Vikings. Après la Norvège et l'Islande, le Groenland et Terre-Neuve ? Pourquoi pas ?
 
 

lundi 6 mai 2013

Prochain voyage...

Bananes de serre islandaises
Mon prochain voyage se fera dans le pays le plus nordique où poussent les bananes... l'Islande ! 
Et oui, vous avez bien lu, les islandais font pousser des bananes. Ils savent mettre à profit toute cette chaleur géothermique en chauffant des serres qui font pousser des fruits et des fleurs exotiques tels que la banane. Incroyable, non ?

J'ai l'impression que ce voyage me réserve bien des surprises...

Départ le 29 juin. J'ai siiiiii hâte !

vendredi 3 mai 2013

L'industrie du ruban rose

Ça faisait depuis sa sortie en février 2011 que je voulais regarder L'industrie du ruban rose, et maintenant, c'est chose faite !
 
Quelle claque ! J'ai toujours eu la sensation qu'il y avait quelque chose de faux, d'exagéré dans toutes ces levées de fonds pour le cancer du sein, mais j'ai tout de même été surprise de découvrir à quel point cette cause est profitable aux entreprises. Et les femmes qui en souffrent elles, en sont tout à fait conscientes et se sentent presque comme des objets de vente.
 
Ce qui m'a aussi dégoûtée, c'est de constater que tous ces millions de dollars qui sont amassés servent pour la plupart à financer des recherches pour une cure qui ont déjà été faites ailleurs. Les mêmes recherches sont souvent faites plusieurs fois parce que les compagnies ne partagent pas le résultat de leurs recherches. Encore pire, seulement 4 à 5 % de tout l'argent collecté sert à financer des recherches sur les causes et les facteurs de risque du cancer du sein. Terrible. Oui, on veut un traitement miracle, mais encore plus, on veut éviter de développer ce cancer, non ?
 
Si le sujet vous intéresse, rendez-vous sur le site de l'Office national du film. Le documentaire est disponible en téléchargement ou en location 48h pour un prix modique.

lundi 29 avril 2013

La terre de Caïn

Voici une belle trouvaille que j'ai faite (une fois de plus sur le site de l'Office national du film). Il s'agit d'un film 1949 et présentant la région de la Côte-Nord où je demeure maintenant. C'est super intéressant, et surtout curieux de voir des endroits que je connais en noir et blanc ! Un film à voir pour tous les habitants de la région !
 
 


L'école du bonheur

Dernièrement, je suis tombée par le plus grand des hasards sur un vieil article de l'Actualité datant du 1er octobre 2005 rapportant les propos d'une interview de Gregory Charles à propos de l'éducation.
 
Cette lecture m'a donné la chair de poule. Cet homme est une génie, et ses paroles portent à réfléchir. Il parle entre autres de la nécessité d'entretenir la flamme des enfants, de répondre à leurs questions au moment où elles apparaissent. Il se prononce ainsi en défaveur des programmes en éducation.

 Voici donc plusieurs extraits de cet article qui m'a marqué :

« Les enfants, à moins d'avoir un quelconque handicap intellectuel, sont instinctivement curieux.»
 
« On peut tuer l'intérêt en remplaçant l'émerveillement par la nécessité d'apprendre pour avoir un job, pour s'acheter des trucs.»
 
« Un peu plus du quart des décrocheurs ne donnent aucun signe de désintérêt six mois ou un an avant d'abandonner.»
 
« L'aboutissement de l'apprentissage est instantané. Pourquoi apprendre des choses ? Parce que ça rend heureux.»
 
« Apprendre, savoir, être capable de faire mille choses, c'est connecté à notre bonheur. Réussir, ça rend heureux.»
 
«L'école ne doit pas être un système de préparation à la vie adulte. Elle doit être- peut-être la principale- source de bonheur.»
 
« En 2e secondaire, les élèves posent des questions sur le calcul différentiel et intégral. Et se font répondre qu'ils vont voir ça au cégep. Parce que c'est dans le programme... Combien de jeunes nous échappent parce qu'on ne répond pas assez rapidement à leurs questions ?»
 
« Il faut respecter le mode d'apprentissage des gens. Nous sommes comme des "machines à boules"- c'est l'une de mes petites théories sur l'éducation! On sait quand on envoie la boule. Mais une fois qu'elle entre dans le système et touche à un coussin, on ne sait plus où elle va. Quand il y a moins d'intérêt, l'éducateur doit renvoyer la boule dans le système. »
 
«Si j'étais professeur de 6e année et que je me rendais compte en septembre que mes jeunes allument sur la géographie, il est certain que je m'étalerais pas ma matière sur neuf mois ! Je les chaufferais à bloc sur ces affaires-là, jusqu'à ce que mort s'ensuive.»
 
«En 2e secondaire, on donne un cours qui va du paléolithique à la Deuxième Guerre mondiale! Pas un seul enfant ne peut s'asseoir en septembre et dire : "C'est sûr que ce sera intéressant, on va couvrir la période qui va de l'australopithèque jusqu'à la fin du régime nazi... Plus de trois millions d'années!» Ça ne marche pas. Mais assoyez-vous avec n'importe quel groupe de jeunes et demandez-leur de choisir une année. "Donnez-moi 1412 ou 846 et on va observer ce qui se passait dans le monde sur tous les plans : la société, le militaire, la religion, les sciences, tout. » Succès assuré. »
 
«Je ne crois pas qu'on demande la bonne chose au professuer en lui disant de se spécialiser dans un domaine et de suivre le programme. On devrait plutôt lui demander d'être un catalyseur. Un prof doit être un animateur dans le sens étymologique du terme : animer, "mettre de l'âme". La façon la plus efficace de transmettre une passion pour quelque chose, de transmettre du bonheur, c'est de montrer le bonheur que ça nous procure à nous. »
 
«On fait erreur si on se dit qu'il faut faire un gros paquet avec tout le monde et viser le milieu et un peu plus en bas du milieu...»
 
«Il y a un paradoxe dans notre société : on est intéressés par la réussite et, à la fois, on se ment à ce sujet : c'est pas grave, c'est pas important. Ce qui est important, c'est de suivre son propre rythme, tout ça. On se méfie des élites. Mais dès qu'arrivent les Jeux olympiques... Grand paradoxe. » 
 
 
On ne peut pas être d'accord avec tout ce qu'il dit dans l'article (certaines de ses idées sont utopiques), mais n'empêche qu'il y a de quoi réfléchir...

vendredi 12 avril 2013

Wapikoni-Escale à Kitcisakik

Depuis que je demeure à Sept-Îles, une ville où il y a beaucoup de montagnais, je me questionne beaucoup sur ce que les gens disent à propos des autochtones. J'ai toujours dit que les gens avaient des préjugés, mais je réalise depuis que je vis ici que ce qui est dit à leur propos est en partie vrai. Mais pourquoi ? je persiste à me demander.
 
Voici un film que je viens tout juste de découvrir sur le site de l'Office National du film qui nous permet de voir les peuples autochtones de l'intérieur, d'une façon beaucoup plus humaine et réaliste que j'ai jamais vue. Ici, on entend des autochtones nous parler de leur vie, de leur façon de percevoir les blancs. C'est très intéressant, de même que l'initiative des gens de Wapikoni, une roulotte qui sillonne les réserves du Québec afin d'initier les autochtones à la réalisations de courts-métrages. Touchant.
 
 


dimanche 3 mars 2013

Miss Scotland (2)

Voici d'autres vidéos promotionnelles de l'Écosse pour cette année. Tout me manque de l'Écosse, même l'accent qu'on entend dans ces vidéos !
 
 

 
 
 
Et voici les poney des Shetland Islands, des îles du nord de l'Écosse pleines de sites préhistoriques et vikings que je rêve de découvrir un jour.
 


Miss You Scotland !

Voici une superbe vidéo qui me donne la nostalgie de l'Écosse. Je veux y retourner, et tout de suite !


jeudi 9 août 2012

Logement à Sept-Îles

Vous vous demandez peut-être pourquoi je vais habiter dans la maison de la mère d'une collègue de travail plutôt que de louer un appartement ou une chambre.
C'est qu'avec le Plan Nord et tous les travailleurs qui n'habitent Sept-Îles que la semaine, il y a une véritable pénurie de logement à Sept-Îles. De plus, les rares appartements ou chambres à louer disponibles le sont à des prix faramineux.
Puisque la plupart des travailleurs qui habitent Sept-Îles la semaine travaillent pour des compagnies de construction qui leur paie le logement, les propriétaires ont tendance à augmenter leurs prix de façon disproportionnée pour faire plus de profit.
Par conséquent, la plupart des chambres à louer que j'ai vues étaient soit très loin de Sept-Îles, soit extrêmement cher. Des chambres à 200$ la semaine, ce n'est pas une pauvre étudiante sans emploi qui peut se payer cela...
Le prix des logements a bien failli me faire regretter mon choix d'aller faire mon stage à Sept-Îles. Heureusement que la mère de ma collègue Bianca y demeure ! En plus, cela semble lui faire vraiment plaisir d'avoir de la compagnie. Je vous le dis, j'étais due pour partir là-bas !

mercredi 8 août 2012

Pointe-aux-Anglais

Il n'y a pas grand chose à dire du voyage de retour vers Rimouski, si ce n'est que nous avons fait un court arrêt à Pointe-aux-Anglais, que je considère comme la plus belle plage du Québec. J'y ai recueilli du sable comme je le fais pour toutes mes destinations voyages. Je l'ai ensuite comparé à ceux que j'ai pris en Jamaïque, en Écosse et aux Bahamas. Et bien, le sable de Pointe-aux-Anglais, Côte-Nord, n'a rien à envier à celui des autres !




Une visite à Sept-Îles

Au début du mois de juin, j'ai pris congé de mon travail pour aller à Sept-Îles. Je voulais rencontrer mon enseignante associée avant la fin de l'année scolaire et aussi visiter la maison dans laquelle je vais vivre pour les prochains mois.
Nous sommes donc parties en road trip mère-fille. Nous avons pris la traverse Matane-Baie-Comeau, puis nous avons roulé tranquillement vers Sept-Îles. Nous sommes arrivées à Baie-Comeau vers 5h30, mais nous n'avions pas encore faim. Nous avons donc roulé jusqu'à Baie-Trinité où nous sommes arrêtées chez Ti-Bert pour souper. Lors de notre voyage sur la Côte-Nord en 2007, nous y étions arrêtés, et nous avions bien apprécié la nourriture simple de ce petit restaurant de camionneur.
Après souper, nous avons repris la route et apprécié les paysages de la Côte-Nord. Le soleil s'est couché alors que nous étions à Gallix, c'était merveilleux. Et puis la lune ! Elle était immense et droit devant nous !
Arrivées à Sept-Îles, nous sommes allées au Couche-Tard nous chercher de quoi déjeuner le lendemain matin. Nous en avons profité pour demander les indications pour se rendre à mon école où j'avais rendez-vous avec mon enseignante associée à 10h le lendemain matin. Nous sommes allées voir où se trouvait l'école avant d'aller nous coucher dans un motel très bas de gamme. Les murs sont en carton et le plancher n'est même pas au niveau. Heureusement, on ne peut rien reprocher au nettoyage qui était impeccable.  
Le lendemain, je me suis levée tôt et je me suis préparée à la rencontre. L'école m'a fait impression dès que j'y suis entrée. L'école Camille-Marcoux est une école à aire ouverte dont les plafonds sont très hauts, un peu comme dans une polyvalente. Les enseignantes semblent généralement jeunes et motivées et le directeur, sympathique. Quant à mon enseignante associée, je me suis immédiatement bien entendu avec elle.
Comme c'est la première fois qu'elle reçoit une stagiaire, elle a un stress de performance qui me plaît parce que je sais qu'elle se préoccupera plus de mon bien-être que quelqu'un qui reçoit une ou deux stagiaires à toutes les années. Nous avons échangé sur l'école, sur le métier et sur nos attentes respectives. Elle m'a aussi fait visiter l'école et présentée à quelques élèves et professeurs. L'école m'est apparue comme un véritable labyrinthe ! Même si c'est à aire ouverte, pour se rendre au local d'orthopédagogie, il faut passer par de nombreuses portes. J'ai eu l'impression de tourner en rond jusqu'à entrer dans le local au beau milieu de l'école !
Je suis ressortie enchantée de ma visite ! Après cela, je suis retournée rejoindre maman au motel, puis nous sommes sorties nous chercher à dîner.
L'après-midi, nous sommes allées visiter la maison où je vais habiter, qui est en fait celle de la mère d'une ancienne collègue de travail. Elle tient une garderie et a deux chambres libres au sous-sol. La chambre est correct, sans plus. J'ai cependant adoré la salle de bains que j'utiliserai presque exclusivement. La dame me préparera tous mes repas, idée que j'aime bien parce que je serai très occupée mais qui me déplaît aussi un peu parce que je ne pourrai pas surveiller mon alimentation à ma guise.
Toutefois, la dame est très sympathique et rien ne semble être un problème pour elle ! Ça me fera sans doute beaucoup de bien d'avoir une telle personne dans ma vie !
Maman et moi avons ensuite parcouru la ville en voiture jusqu'à l'heure du souper. Nous avons soupé à la Cage au Sports de la marina de Sept-îles, car mon amie Michèle y travaille. Celle-ci nous a installées à l'étage, d'où la vue est magnifique. J'ai dégusté des burritos avec une bonne Corona. La vie était belle ! J'étais enfin certaine d'avoir fait le bon choix !

Mon stage IV

Vous savez déjà que j'effectuerai mon quatrième et dernier stage à Sept-Îles. Plus précisément, ça sera à l'école primaire Camille-Marcoux, en orthopédagogie finalement !

Je suis entrée dans ce baccalauréat en me voyant exercer en tant qu'orthopédagogue enseignante, mais le sort s'est acharné sur moi en me donnant des stages dans tous les domaines sauf dans celui que je pense vouloir exercer. D'abord un stage dans une classe spéciale pour troubles envahissants du développement, puis un stage au secondaire à la formation aux métiers semi-spécialisés, et finalement un stage dans une classe spéciale constituée d'enfants avec des troubles d'apprentissages de natures différentes. Sans compter le stage que j'ai abandonné, avec des troubles graves du comportement. En fait, pour mon stage III, je devais être initialement en orthopégagogie, mais mon associée est tombée enceinte avant le début du stage. L'université m'a alors placée avec des troubles graves du comportement, la clientèle qui m'intéresse le moins et qui me fait le plus peur. Finalement, j'ai dû abandonner (même si cela me faisait plaisir, ce n'était pas par choix que j'ai abandonné ce stage) pour me retrouver dans une nouvelle classe spéciale.

C'est d'ailleurs en grande partie parce que je n'obtenais pas les stages de mon choix que j'ai décidé d'aller à Sept-Îles. J'ai même inscrit sur la feuille d'inscription au stage que si l'agente de stage ne me trouvait pas de place en orthopédagogie à Sept-Îles, qu'elle devait me place n'importe où sur le territoire, même sur la Basse-Côte-Nord ou aux Îles-de-la-Madeleine s'il le fallait. Manière un peu brusque mais nécessaire de la réveiller et de la convaincre que c'est vraiment ce que je désire...

Imaginez. Avec le baccalauréat que j'ai, j'ai à peu près 80% de chances d'exercer en orthopédagogie. Si je n'avais pas eu ce stage, je n'aurais eu aucune idée de ce qu'il fallait faire. Terrible. Monter des dossiers, supporter les autres enseignantes, travailler le développement de la lecture... Ce sont toutes de terribles lacunes que j'ai encore alors que mes collègues de l'université ont déjà leur diplôme en main. Je suis immensément soulagée d'avoir le stage que j'ai, d'autant plus que mon enseignante associée m'est très sympathique.

Je ne pensais pas dire cela en parlant de mon stage 4, que j'appréhende depuis le début de mon baccalauréat, mais j'ai HÂTE !

Départ de Telus

Après près de cinq ans (4 ans et 10 mois pour être exacte), j'ai enfin quitté mon emploi chez Telus afin de partir à Sept-Îles pour mon dernier stage.

Contrairement à la dernière fois où j'étais supposée partir et où j'avais pleuré toutes les larmes de mon corps tout au long de ma dernière journée, je n'ai ressenti aucune peine. Pas de pleurs, tout au plus une boule dans la gorge. Pour moi, ça, c'est un exploit. Je suis tellement sensible que j'ai pleuré à la fin de tous mes stages, qu'ils soient courts ou longs.

Je pense que cela signifie qu'il était vraiment temps que je quitte Telus et que je passe à autre chose. Tous les clients m'énervaient, parce que je savais par coeur ce qu'ils allaient me dire ou me demander juste d'après le ton de leurs premiers mots. Dire qu'avant de travailler là, j'étais la personne la personne la plus patiente au monde !

C'était devenu une routine terrible, moi qui pourtant aime bien la routine. De plus, tout avait changé : je n'avais plus le nombre de jours que je voulais travailler, je ne travaillais plus dans le même bureau, mes amis étaient presque tous partis... Bref, il n'y avait plus grand chose pour me retenir là, si ce n'est la sécurité d'avoir un chèque de paie à toutes les deux semaines.

Maintenant, j'angoisse, parce que je sais que je n'aurai pas un chèque de paie pour un minimum de cinq mois, mais au moins je relaxe à la maison et je me prépare tranquillement à quitter Rimouski. Je vois mes amis, je prépare mes boîtes et je prépare des activités de conscience phonologique pour bien débuter mon stage. Le stress de devoir me lever très tôt presque tous les matins pour endurer (c'est bien le mot) 700 clients me racontant la même chose est parti. Et ça fait du bien. Une fois la boule dans la gorge partie et embarquée dans ma voiture, j'avais presque le goût de chanter.

En fait, si ce n'était pas de mon tout dernier appel, mon bonheur serait complet...

Depuis tout le temps que je travaillais au centre d'appel, je me demandais avec curiosité quel serait mon dernier appel... Comme plusieurs, je m'imaginais envoyer au diable mon dernier client, sans vraiment croire que je le ferais. Quand même, dire le fond de sa pensée à son tout dernier client, alors que l'on a plus rien à craindre, c'est quand même tentant...

Mais même si je l'avais voulu, je n'aurais pas pu... Mon dernier appel a été celui d'une femme en deuil me demandant le numéro... d'un salon funéraire. Plutôt glauque comme dernier appel ! Étant tout de même superstitieuse, je me suis demandé avec angoisse si cela n'était pas un signe annonciateur d'un avenir noir. Au moins, le salon funéraire n'était pas à Sept-Îles.

Maintenant, je me dis que cela voulait peut-être dire que ma carrière chez Telus est bel et bien terminée, morte et enterrée ! J'aime mieux cette supposition.

De toute façon, le passé est le passé, et maintenant je peux me tourner vers l'avenir. Un avenir angoissant mais combien prometteur !